{"id":3060,"date":"2001-12-31T17:38:31","date_gmt":"2001-12-31T16:38:31","guid":{"rendered":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/?p=3060"},"modified":"2024-03-29T15:59:09","modified_gmt":"2024-03-29T14:59:09","slug":"beowulf-faux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/2001\/12\/31\/beowulf-faux\/","title":{"rendered":"Le Beowulf est faux"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><a href=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/blog\/2001\/11\/01\/das-beowulf-epos-eine-faelschung\/\">Deutsch hier<\/a> | <a href=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/en\/2001\/03\/31\/beowulf-a-fake\/\">English here<\/a> | <a href=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/es\/2001\/12\/31\/beowulf\/\">Espa\u00f1ol\u00a0aqui<\/a><\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Le manuscrit de Beowulf ne date-t-il que de la fin du 17\u00e8me si\u00e8cle?<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Nous avons l\u00e0 un manuscrit conserv\u00e9 en Angleterre d\u2019une vieille \u0153uvre \u00e9pique \u00abchristianis\u00e9e\u00bb, \u00e9crite au d\u00e9but du 8\u00e8me si\u00e8cle. Pourtant le seul manuscrit existant ne remonte qu\u2019au 10\u00e8me si\u00e8cle. D\u2019apr\u00e8s le Meyers Konversationslexikon (Lexique de conversation de Meyer), [Leipzig, 4\u00e8me \u00e9d., vol. 2, p. 707, 1885], ce Beowulf serait le plus ancien grand document de la po\u00e9sie populaire allemande.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3502\" aria-describedby=\"caption-attachment-3502\" style=\"width: 516px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3502 size-full\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2001\/12\/beowulf2.png\" alt=\"\" width=\"516\" height=\"696\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2001\/12\/beowulf2.png 516w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2001\/12\/beowulf2-222x300.png 222w\" sizes=\"auto, (max-width: 516px) 100vw, 516px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3502\" class=\"wp-caption-text\">British Library Cotton MS Vitellius A XV<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: left;\">Dans les encyclop\u00e9dies plus r\u00e9centes, on emploie plut\u00f4t le d\u00e9terminatif \u00abgermanique\u00bb, voire m\u00eame celui d\u2019\u00abanglo-saxon\u00bb. L\u2019action de l\u2019\u00e9pop\u00e9e se d\u00e9roule en Scandinavie, il n\u2019y a aucun lien avec l\u2019Angleterre. Si l\u2019on en croit Felix Grenzmer (dans sa pr\u00e9face \u00e0 la traduction, 1953 Reclam), l\u2019\u00e9pop\u00e9e fut \u00e9crite dans la langue des Angles (une tribu allemande du Schleswig-Holstein), puis retranscrite en saxon occidental par un pr\u00eatre de l\u2019Eglise catholique.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">L\u2019influence latine sur ce dernier serait ind\u00e9niable. Cependant il y a des sagas qui ont \u00e9t\u00e9 incluses, que nous connaissons seulement de textes bien plus r\u00e9cents, du 12\u00e8me si\u00e8cle et des si\u00e8cles suivants. Ainsi, des fragments de l\u2019Edda islandais s\u2019y trouvent incorpor\u00e9s, alors qu\u2019ils n\u2019ont \u00e9t\u00e9 connus en Europe centrale qu\u2019\u00e0 partir du 16\u00e8me si\u00e8cle. Pour une soi-disante clarification d\u2019un entr\u2019acte dans le Beowulf, nomm\u00e9 Finnsburglied, on a publi\u00e9 au 18\u00e8me si\u00e8cle une fraction qui ne clarifie cependant rien mais repr\u00e9sente \u00e9videmment la premi\u00e8re citation du texte du Beowulf. A part le texte imprim\u00e9 on ne conna\u00eet aucun original de cette fraction d\u2019une chanson en ancien anglais.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Poursuivons notre critique d\u2019apr\u00e8s la m\u00e9thode de Joseph Aschbach et penchons-nous sur le contenu m\u00eame de l\u2019\u0153uvre. Voici un Chr\u00e9tien qui raconte des histoires pa\u00efennes au Danemark, mais qui ignore que les Danois ne connaissent pas la harpe (versets 86, 2263 etc). Il confond toute la chronologie, parle de g\u00e9ants (grecs) au verset 113, et cite des dialogues du pape Gr\u00e9goire 1er (verset 168 et suivants) dont nous savons qu\u2019ils n\u2019ont \u00e9t\u00e9 compos\u00e9s que durant la Renaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">A partir du vers 175, le po\u00e8te apprend \u00e0 son auditoire que les h\u00e9ros de son \u00e9pop\u00e9e sont pa\u00efens et qu\u2019ils m\u00e9ritent le m\u00e9pris. Sans doute le moine \u00e9tait-il un pur habitant des terres, car pour lui la travers\u00e9e entre le sud de la Su\u00e8de et la p\u00e9ninsule du J\u00fctland dure exactement 24 heures, ce qui est une dur\u00e9e bien trop longue. Nulle part on ne parle de vents contraires. Bref, la machination se trouve ainsi d\u00e9voil\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Un certain Alfred Tamerl qui, une ann\u00e9e apr\u00e8s moi, a \u00e9tudi\u00e9 le d\u00e9voilement de la falsification de \u00abHrothsvith de Gandersheim\u00bb, via la technique de Joseph Aschbach mentionn\u00e9e plus haut, a maintenant trouv\u00e9 les circonstances plus exactes de la r\u00e9alisation de ce faux (Zeitenspr\u00fcnge 3, 2001):<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Beowulf, pr\u00e9tendument \u00e9crit au d\u00e9but du 8\u00e8me si\u00e8cle, n\u2019a \u00e9t\u00e9, jusqu\u2019\u00e0 sa publication en 1815 par le Danois Thorkelin, nulle part cit\u00e9 ni imit\u00e9. La plus grande \u0153uvre \u00e9pique en vieil anglais \u2013 qu\u2019on est all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 comparer \u00e0 l\u2019Iliade de Hom\u00e8re (Tamerl en donne des d\u00e9tails pr\u00e9cis), aurait pour ainsi dire dormi en tant qu\u2019unique manuscrit sur une quelconque \u00e9tag\u00e8re. Thorkelin aurait recopi\u00e9, 25 ans auparavant, ce manuscrit que des connaisseurs anglais lui auraient apport\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Pourquoi a-t-il h\u00e9sit\u00e9 si longtemps? Est-ce que les Anglais (\u00e0 cette \u00e9poque vivait d\u00e9j\u00e0 Herder) n\u2019auraient pas eu le plus grand int\u00e9r\u00eat de publier eux-m\u00eames ce pr\u00e9cieux texte, au lieu d\u2019attendre pendant 25 ans qu\u2019un \u00e9tranger ne vienne r\u00e9aliser ce projet? Tamerl en est surpris lui-m\u00eame, et pour cause, tandis que moi, je reconnais le proc\u00e9d\u00e9 de falsification justement \u00e0 cette fa\u00e7on de faire \u00e9diter un texte par un \u00e9tranger r\u00e9put\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Cette d\u00e9marche est plus que typique. Pour vous donner un exemple datant de notre \u00e9poque : des Am\u00e9ricains ont r\u00e9cemment introduit un casque d\u2019or falsifi\u00e9, venant de quelque califat andalou, dans une exposition \u00e0 Grenade (Espagne), pour le faire valoir ensuite en Am\u00e9rique comme un objet antique v\u00e9ritable, apr\u00e8s que la publication fut faite dans leur catalogue officiel par des experts espagnols qui ne l\u2019ont pas refus\u00e9, ni demasqu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Tamerl a fait d\u2019autres constatations: dans le manuscrit que nous \u00e9voquions, il y a des mots ray\u00e9s, et autres singuli\u00e8res corrections du texte, ce qui a men\u00e9 un chercheur moderne, l\u2019Am\u00e9ricain Kevin S. Kiernan (1993), utilisant des moyens \u00e9lectroniques, \u00e0 la conclusion que celui qui a r\u00e9dig\u00e9 le manuscrit avait \u00e9t\u00e9 le po\u00e8te en personne. Autrement dit, c\u2019\u00e9tait son exemplaire de r\u00e9daction, et les nombreuses corrections proviendraient de sa propre main. C\u2019est ce que nous savons d\u00e9j\u00e0 des Humanistes de toutes les couleurs. Pourtant les gens du Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res ne furent pas les meilleurs, mais ils se donnaient au moins plus de peine en utilisant des rasoirs, et aussi des acides, ou en laissant des traces pour faire croire \u00e0 de l\u2019usure (la plupart des manuscrits donnent l\u2019impression de n\u2019avoir jamais \u00e9t\u00e9 mis compuls\u00e9s par personne). Et ils avaient soin d\u2019\u00e9tablir des corr\u00e9lations avec d\u2019autres textes (comme dans le cas du fragment du Finnsburg).<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">De plus, selon une habitude bien ancr\u00e9e, le fraudeur a introduit les pages de parchemin dans un ancien codex, \u00e9galement falsifi\u00e9, mais qui avait \u00e9t\u00e9 reconnu authentique. Tamerl a pu montrer que ceux qui ont initialement vu et comment\u00e9 ce codex ne savaient rien d\u2019un Beowulf, alors qu\u2019ils avaient not\u00e9 d\u2019autres textes plus courts et moins importants dans leurs \u00e9crits. Il ressortait ainsi clairement de cette recherche approfondie de Tamerl que Franciscus Junius (1589-1677) avait d\u00fb \u00eatre le falsificateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 publier des \u00e9tudes linguistiques de l\u2019ancien anglais, avec dictionnaires et examens grammaticaux. En 1665, il a mis en valeur la Bible de Wulfila (ou Ulfilas) pour les sp\u00e9cialistes (c\u2019est \u00e9galement une falsification, cf. Topper 1998) et il a eu entre les mains le codex de compilation dont il a \u00e9t\u00e9 question, au moins une fois, sinon deux fois dans sa vie. Tamerl nous fait d\u2019autres r\u00e9v\u00e9lations bizarres : \u00abBeowulf est unique encore une fois par le fait que pr\u00e8s d\u2019un tiers de son vocabulaire ne se retrouve dans aucune autre \u0153uvre \u00e9crite en vieil anglais\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Nous savons cela par d\u2019autres textes de l\u2019\u00e9poque: la Bible de Wulfila en est seulement le meilleur exemple. Et d\u2019ailleurs, on trouve des quantit\u00e9s d\u2019erreurs, de fautes d\u2019orthographe et d\u2019anachronismes dans le texte de Beowulf. En passant, Tamerl nous r\u00e9v\u00e8le encore d\u2019autres falsifications \u2013 on devrait m\u00eame plut\u00f4t dire \u00abcr\u00e9ations \u00bb des gens du Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res \u2013 comme la traduction de Boethius par le \u00abRoi Alfred\u00bb, un sujet qui vaudrait \u00e0 lui seul toute une \u00e9tude. Le fragment Widsith me para\u00eet \u00e9galement suspect: un compil\u00e9 en allit\u00e9rations de plus de 100 noms de princes, de personnages et tribus qui semble concerner l\u2019histoire du 3\u00e8me au 6\u00e8me si\u00e8cle (dans un manuscrit du 10\u00e8me si\u00e8cle).<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">A la fin, Tamerl en revient \u00e0 un r\u00e9sultat conforme \u00e0 la ligne du magazine. Voici ce qu\u2019il \u00e9crit en r\u00e9sum\u00e9 : \u00abS\u2019il s\u2019agit vraiment de l\u2019exemplaire de travail du po\u00e8te, Beowulf fut cr\u00e9\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque de celui qui l\u2019a r\u00e9dig\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire au 10\u00e8me ou 11\u00e8me si\u00e8cle, de fa\u00e7on \u00e0 ce que Beowulf ait le m\u00eame \u00e2ge que les autres textes en vieil anglais qui sont contenus dans (le codex, UT) Vitellinus A XV\u00bb (p. 509). Enfin bref : \u00abDe quelle \u00e9poque date donc Beowulf?\u00bb &#8211; R\u00e9ponse : \u00abOu bien c\u2019est l\u2019\u0153uvre d\u2019un moine peu ordinaire du 11\u00e8me si\u00e8cle, comme le suppose Walter Klier dans son travail de recension (glose dans FAZ 31-03-2001, qui est \u00e0 l\u2019origine de cet article, UT) \u2013 ou alors il s\u2019agit d\u2019une production beaucoup plus r\u00e9cente\u00bb (p. 510).<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">En conclusion, je voudrais une nouvelle fois r\u00e9sumer les r\u00e9sultats de cette recherche: Le codex de compilation Vitellius A XV (appel\u00e9 aussi Codex Nowel, d\u2019apr\u00e8s le nom d\u2019un ancien propri\u00e9taire) contenait quatre courtes pi\u00e8ces en vieil anglais \u00abdu 10\u00e8me si\u00e8cle\u00bb, parmi lesquelles des fabrications \u00e9videntes d\u2019Humanistes, comme la lettre d\u2019Alexandre le Grand \u00e0 Aristote, et une l\u00e9gende de Saint Christophe.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Ce codex se trouvait dans les archives de Sir Robert Cotton. A sa mort en 1631, il fut augment\u00e9 par son biblioth\u00e9caire d\u2019une table des mati\u00e8res dans laquelle ne figurait pas le texte de Beowulf, alors que celui-ci occupait maintenant la plus grande partie du codex. Le savant Franciscus Junius qui eut en main le codex entre 1628 et 1650, en recopia le fragment de Judith, mais n\u2019a pas vu une seule trace de Beowulf. Junius mourut en 1677. De m\u00eame, le catalogue r\u00e9alis\u00e9 par Thomas Smith en 1696 ne mentionne pas encore cette \u0153uvre.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Ce n\u2019est qu\u2019en 1705 que Beowulf fut mentionn\u00e9 dans le catalogue des manuscrits en vieil anglais, r\u00e9alis\u00e9 par Humphrey Wanley, dont il parle \u00e9galement dans sa correspondance priv\u00e9e. Mais dans la liste de Richard James (avant 1731), Beowulf manque toujours. Jusqu\u2019en 1790, personne ne semble s\u2019int\u00e9resser \u00e0 cette immense \u00e9pop\u00e9e. Le codex fut pr\u00e9serv\u00e9 lors de l\u2019incendie de 1731, il n\u2019y eut que quelques pages noircies. A partir de 1837, il fut reconstitu\u00e9 par Sir Frederic Madden en utilisant les textes d\u2019autres documents. On peut donc soup\u00e7onner Madden d\u2019avoir \u00e9crit lui-m\u00eame plusieurs passages.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">En 1790, le Danois Thorkelin aurait re\u00e7u le codex du libraire anglais Richard Price de Londres. Il en fit deux copies, et publia le tout en 1815 pour la premi\u00e8re fois. Il contient encore un grand nombre d\u2019erreurs, comme le montre la traduction latine de Thorkelin. Mais il est clair que lui-m\u00eame ne peut pas \u00eatre le falsificateur. Les nombreuses fautes dans le texte, concernant la langue et le contenu, furent expliqu\u00e9es par John M. Kemble (1833) par des m\u00e9prises des copistes du Moyen-Age. Mais ce n\u2019est pas ce qui ressort des \u00e9tudes de Kiernan qui r\u00e9fute cette explication. Le manuscrit est de la main m\u00eame du po\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Maintenant on peut facilement comprendre tout le reste: Le manuscrit fut r\u00e9alis\u00e9 au 17\u00e8me si\u00e8cle \u2013 apparemment par Junius qui \u00e9tait le seul auteur \u00e0 son \u00e9poque capable d\u2019ex\u00e9cuter un tel travail. Bien s\u00fbr, il ne se vanta pas lui-m\u00eame de la d\u00e9couverte d\u2019une telle po\u00e9sie tout \u00e0 fait unique, mais laissa le soin \u00e0 une autre \u00e9poque apr\u00e8s la sienne de la d\u00e9clarer authentique. Avec la perte progressive du savoir, et l\u2019impertinence grandissante des falsificateurs due \u00e0 l\u2019esprit romantique apr\u00e8s 1800, il devint possible de faire publier cette \u00e9pop\u00e9e (qui fut int\u00e9gr\u00e9e apr\u00e8s la mort de Junius dans le codex, sans qu\u2019elle f\u00fbt mentionn\u00e9e dans la table des mati\u00e8res!) par un Danois, en tant que document authentique d\u2019une grande et v\u00e9ritable \u00e9pop\u00e9e en vieil anglais.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">On trouvera simplement dommage que Tamerl, malgr\u00e9 une bonne pr\u00e9paration de son \u00e9tude, n\u2019ait pas su lui-m\u00eame arriver \u00e0 cette conclusion logique.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Litt\u00e9rature<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Farrer, J. A. (1907): Literarische F\u00e4lschungen [Falsifications litt\u00e9raires]. (traduit de l&#8217;anglais, Leipzig)<br \/>\nKiernan, Kevin S. (1996): Beowulf and the Beowulf Manuscript (University of Michigan Press, USA)<br \/>\nKlier, Walter. Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). 31 Mars 2001.<br \/>\nTamerl, Alfred (1999): Hrotsvith von Gandersheim. Eine Entmystifizierung [Hr. de G., une d\u00e9mystification] (Mantis Verl, Gr\u00e4felfing)<br \/>\n(2001): Beowulf &#8211; das \u00e4lteste germanische Heldenepos? [B., la plus ancienne \u00e9pop\u00e9e germanique?] (Zeitenspr\u00fcnge 3\/2001, S. 493-512, Gr\u00e4felfing)<br \/>\nTopper, Uwe (1998) : Die Gro\u00dfe Aktion (T\u00fcbingen)<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">A propos du titre : le mot Beowulf ne d\u00e9rive pas de B\u00e4r = ours mais de beo = abeille, et le Beowulf est un ours parce qu\u2019il cherche les abeilles pour leur miel.<br \/>\nTraduit de l&#8217;allemand par Karin Wagner, corrig\u00e9 par Fran\u00e7ois de Sarre<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Uwe Topper, Berlin \u00b7 2001<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/blog\/2001\/11\/01\/das-beowulf-epos-eine-faelschung\/\">Version complette en Allemand<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Beowulf est un vieux manuscrit anglais, conserv\u00e9 en Angleterre et suppos\u00e9 remonter au VIIIe si\u00e8cle. Mais maintenant, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un faux.<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":3064,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[12,27,19],"tags":[],"class_list":["post-3060","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-articles","category-falsification","category-moyen-age"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2001\/12\/beowulf1.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3060","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3060"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3060\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3550,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3060\/revisions\/3550"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3064"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3060"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3060"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3060"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}