{"id":3158,"date":"2020-12-31T17:49:25","date_gmt":"2020-12-31T16:49:25","guid":{"rendered":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/?p=3158"},"modified":"2024-02-23T18:13:12","modified_gmt":"2024-02-23T17:13:12","slug":"vitruve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/2020\/12\/31\/vitruve\/","title":{"rendered":"L&#8217;architecte litt\u00e9raire Vitruve"},"content":{"rendered":"<h5 style=\"text-align: left;\">Qui a \u00e9crit le c\u00e9l\u00e8bre livre sur l&#8217;architecture?<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00abLes dix c\u00e9l\u00e8bres livres d&#8217;architecture de l&#8217;auteur romain Vitruve, suppos\u00e9ment contemporain d&#8217;Auguste, sont lus avec plaisir encore aujourd&#8217;hui, car ils contiennent des opinions curieuses sur l&#8217;architecture des anciens Grecs et Romains. Dans mes dictionnaires, je n&#8217;ai trouv\u00e9 aucune information sur la premi\u00e8re \u00e9dition (editio princeps, incunable) du livre. Il y a une premi\u00e8re \u00e9dition illustr\u00e9e de 1511 par Fra Giovanni Giocondo (mort 1515 \u00e0 Rome), le professeur de Jules C\u00e9sar Scaliger (c&#8217;est-\u00e0-dire du p\u00e8re du c\u00e9l\u00e8bre cr\u00e9ateur de la chronologie).<br \/>\nL&#8217;ouvrage de D\u00fcrer &#8220;Instruction sur la peinture&#8221; (imprim\u00e9 1525) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 \u00abFittrufius\u00bb. Un brouillon en aurait exist\u00e9 d\u00e8s 1508. On suppose g\u00e9n\u00e9ralement que Vitruve a \u00e9t\u00e9 \u00abred\u00e9couvert\u00bb d\u00e8s le XVe si\u00e8cle. En 1521, il y a une autre \u00e9dition illustr\u00e9e de Vitruve (par Cesariano), qui aurait d\u00fb \u00eatre \u00e0 la disposition de D\u00fcrer si la chronologie de la Renaissance \u00e9tait en quelque sorte fiable (ce qui, apr\u00e8s un examen strict, n&#8217;est pas le cas). Dans le volume X de Vitruve, il y a des chapitres anecdotiques sur la construction de forteresse qui s&#8217;inscrivent davantage dans la p\u00e9riode D\u00fcrer, qui a \u00e9galement publi\u00e9 un livre sur les constructions de d\u00e9fense (1527). &#8230;<br \/>\nDans le journal de son voyage en Hollande (1520), D\u00fcrer mentionne \u00e9galement l&#8217;\u00e9crivain Vitruve lorsqu&#8217;il vit l&#8217;\u00e9glise du couronnement d&#8217;Aix-la-Chapelle (p. 72), pr\u00e9par\u00e9e pour que Charles Quint y soit bient\u00f4t couronn\u00e9 empereur. Pour cette \u00e9glise, des piliers de marbre ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s de Rome \u00e0 travers les Alpes suivant les plans de Vitruve (&#8220;&#8230; selon les \u00e9crits de Vitruve&#8221;). Aujourd&#8217;hui, les colonnes sont attribu\u00e9es \u00e0 Charlemagne, peut-\u00eatre que D\u00fcrer ne connaissait pas encore cet empereur. Mais si les plans de Vitruve \u00e9taient importants pour Charles Quint, alors Vitruve \u00e9tait son contemporain. \u00bb (Topper, Kalendersprung 2006, p. 251 f). J&#8217;\u00e9crivais cela il y a 15 ans, toujours perplexe devant les \u00e9nigmatiques anacronismes dans le livre de Vitruve.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3159\" aria-describedby=\"caption-attachment-3159\" style=\"width: 207px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3159\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Proportion-207x300.jpg\" alt=\"\" width=\"207\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Proportion-207x300.jpg 207w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Proportion.jpg 506w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3159\" class=\"wp-caption-text\">Dessin: Th\u00e9orie de la proportion de Vitruve (de Scamozzi, N\u00fcrnberg 1678) dans: Rupp 1964, p.8<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: left;\">Dans les encyclop\u00e9dies, Vitruve est parfois qualifi\u00e9 d &#8216;\u00abancien architecte et ing\u00e9nieur\u00bb, bien que l&#8217;on ne sache pas si et quand il aurait con\u00e7u ou construit un b\u00e2timent. Il est l&#8217;auteur d&#8217;un livre en dix volumes sur l&#8217;architecture, on ne sait rien de plus. C&#8217;est le seul ouvrage ancien qui ait surv\u00e9cu sur le sujet. Cependant, son latin est horrible et m\u00eame trompeur, comme en t\u00e9moignent tous les traducteurs. Il y a m\u00eame des mots d&#8217;accour de langage vulgaire, une caract\u00e9ristique typique de la Renaissance. Des illustrations peuvent \u00eatre utiles pour comprendre ce texte difficile mais il n&#8217;y en a pas. Le manuscrit le plus ancien proviendrait du IXe si\u00e8cle.<br \/>\nNous n&#8217;avons aucun indice sur la vie de Vitruve autre que ceux qui apparaissent dans son \u0153uvre elle-m\u00eame et sont donc sans valeur si un soup\u00e7on de contrefa\u00e7on est mont\u00e9. Selon la d\u00e9dicace, l&#8217;auteur doit avoir v\u00e9cu \u00e0 l&#8217;\u00e9poque d&#8217;Auguste. Quand il est mort reste inconnu.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Vue de perspective central<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Ceci est particuli\u00e8rement frappant: Vitruve sait concevoir la vue en perspective (I, 2), qu&#8217;il appelle Scenographia. Vitruve d\u00e9crit la perspective centrale en deux endroits, d&#8217;abord dans le livre I, chap. 2, encore un peu court et donc difficile \u00e0 comprendre:<br \/>\n\u00abLa vue en perspective est un dessin montrant le visage et les c\u00f4t\u00e9s en retrait, dans lequel les directions de toutes les lignes correspondent au centre d&#8217;un cercle.\u00bb (cit\u00e9 de Reber p. 23)<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Puis plus en d\u00e9tail au Chap. VII, dans l&#8217;avant-propos 11:<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00abPremi\u00e8rement, quand Eschyle a mis en sc\u00e8ne ses trag\u00e9dies \u00e0 Ath\u00e8nes, Agatharch a fait une sc\u00e8ne et a laiss\u00e9 un trait\u00e9 dessus. Inspir\u00e9s par lui, D\u00e9mocrite et Anaxagoras ont \u00e9crit sur la m\u00eame chose, \u00e0 savoir comment les lignes divergent lorsque le centre est suppos\u00e9 \u00e0 un certain endroit &#8230;, selon les lois de la nature doit correspondre le lieu de vision et l&#8217;extension lin\u00e9aire des rayons visuels, de sorte que des images claires d&#8217;objets indistincts (c&#8217;est-\u00e0-dire distants) dans les peintures de sc\u00e8ne puissent reproduire l&#8217;apparence des b\u00e2timents sur plan et surfaces frontales que certains semblent reculer, d&#8217;autres semblent se d\u00e9tacher (cit\u00e9 de Boehm, 1969, p. 16).\u00bb<br \/>\nSi l&#8217;on regarde les mosa\u00efques romaines, on est toujours un peu surpris de constater que les artistes n&#8217;ont pas ma\u00eetris\u00e9 la perspective centrale. Au lieu de s&#8217;effiler vers l&#8217;arri\u00e8re, les lignes directrices visent un point vers le spectateur. Il ne peut \u00eatre question ici de perspective centrale. Et pourtant Vitruve l&#8217;a bien compris.<br \/>\nLa repr\u00e9sentation en perspective centrale est consid\u00e9r\u00e9e comme une innovation r\u00e9volutionnaire de la Renaissance italienne. Il appara\u00eet dans les peintures de la fin du XVe si\u00e8cle en am\u00e9lioration progressive. En g\u00e9n\u00e9ral, Brunelleschi et Alberti ont l&#8217;honneur de l&#8217;avoir d\u00e9velopp\u00e9.<br \/>\nMaintenant, nous sommes habitu\u00e9s au fait que la Renaissance et l&#8217;antiquit\u00e9 classique sont tr\u00e8s similaires et m\u00eame \u00e9gales sous certains aspects. Mais &#8211; personne n&#8217;a-t-il jamais pens\u00e9 que 1500 ans \u00e9taient saut\u00e9s ici sans liens interm\u00e9diaires? Ce n&#8217;est pas la m\u00eame chose que dans la po\u00e9sie, o\u00f9 l&#8217;on peut se rabattre sur des th\u00e8mes et des mythes anciens, m\u00eame apr\u00e8s mille ans. Les architectes doivent apprendre leur m\u00e9tier, et il y a eu beaucoup de travaux de construction en cours dans les suppos\u00e9s mille ans et plus entre les deux faits saillants de la civilisation.<br \/>\nEn ce qui concerne la valeur des 10 volumes de Vitruve &#8220;Sur l&#8217;architecture&#8221;, je suis \u00e9tonn\u00e9 de la pr\u00e9sence de ces textes jusqu&#8217;en 1700 apr\u00e8s JC. Il est \u00e9galement plac\u00e9 juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;Alberti.<br \/>\nKatharina Krause \u00e9crit sur les dessins d&#8217;architectes fran\u00e7ais vers 1700 (partie 2):<br \/>\n\u00abIls se sont donc content\u00e9s des br\u00e8ves d\u00e9clarations de deux autorit\u00e9s: Vitruve et<br \/>\nAlberti. Vitruve insiste sur trois dessins dans la planification: le plan au sol, l&#8217;\u00e9l\u00e9vation projet\u00e9e orthogonalement et la vue en perspective, qu&#8217;il appelle Ichnographia, Orthographia et Scenographia. Alberti diff\u00e9rencie le dessin de l&#8217;architecte de celui du peintre par sa plus grande rationalit\u00e9.\u00bb<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Paternit\u00e9 individuelle et plagiat<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">La vision de Vitruve sur l&#8217;antiquit\u00e9 est parfois loin de la realit\u00e9e. L&#8217;id\u00e9e \u00e9trange que le plagiat ou l&#8217;attribution injustifi\u00e9e d&#8217;un po\u00e8me ou d&#8217;une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre devraient \u00eatre punis, \u00e9tait \u00e9trang\u00e8re \u00e0 l&#8217;Antiquit\u00e9, mais a \u00e9merg\u00e9 \u00e0 la Renaissance et est devenue de plus en plus importante apr\u00e8s 1500. Avec des \u00e9pisodes bizarres, dans lesquels m\u00eame un plagiaire est ex\u00e9cut\u00e9 par le tyran ou la foule, Vitruve d\u00e9crit un comportement brutal qui \u00e9tait impensable dans les temps anciens (VII, avant-propos).<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Astronomie<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Vitruve a dit que c&#8217;\u00e9tait un miracle divin que l&#8217;angle de l&#8217;obliquit\u00e9 de la terre soit exactement de 24\u00b0 et qu&#8217;il soit donc facile \u00e0 repr\u00e9senter g\u00e9om\u00e9triquement. (Topper, Jahrkreuz, p. 45). L&#8217;expression n&#8217;est pas exactement classique. Mais il y a des signes plus tangibles de modernisation. Vitruve essaie (dans le livre IX) De reproduire des connaissances astronomiques anciennes, telles que le d\u00e9but bien connu du signe du zodiaque \u00e0 8\u00b0. Sa description du zodiaque permet de reconna\u00eetre le stade de formation des images du zodiaque, comme le montre mon livre le plus r\u00e9cent (Jahrkreuz, p. 97). \u00abLa t\u00eate et la poitrine du lion font partie de la constellation du Cancer\u00bb, tandis que \u00abla bouff\u00e9e de plis de la robe de la vierge forme les premi\u00e8res parties de la constellation de la Balance\u00bb ou \u00ables cuisses du Sagittaire appartiennent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la constellation de Capricorne\u00bb. Ces indices r\u00e9v\u00e8lent le moment o\u00f9 le zodiaque s&#8217;est form\u00e9 au d\u00e9but de la Renaissance, o\u00f9 les constellations du zodiaque, qui sont visuellement diff\u00e9rentes en taille, ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 coup\u00e9es \u00e0 la taille uniforme (des signes) de 30\u00b0 (IX, 1,5).<br \/>\nLe texte de Vitruve appara\u00eet tr\u00e8s moderne lorsqu&#8217;il d\u00e9crit (IX, 4,6) l&#8217;\u00e9toile polaire, faisant clairement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 notre Polaris actuelle, alors qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque suppos\u00e9e d&#8217;Auguste aucune \u00e9toile ne pouvait \u00eatre vue \u00e0 cet endroit.<br \/>\nVitruve donne un compte rendu d\u00e9taill\u00e9 des orbites des plan\u00e8tes (IX, 1) et fait des d\u00e9clarations compl\u00e8tement fausses pour Mercure et V\u00e9nus, tandis que les valeurs num\u00e9riques et les r\u00e9f\u00e9rences au mouvement r\u00e9trograde pour les trois plan\u00e8tes ext\u00e9rieures sont presque correctes. Mais un doit garder \u00e0 l&#8217;esprit qu&#8217;il devrait avoir une connaissance de l&#8217;astronomie grecque, comme celle d&#8217;Aratos ou d&#8217;Hipparque, et aurait pu copier les valeurs exactes pour V\u00e9nus et Mercure.<br \/>\nLa mention multiple du Chald\u00e9en Berosus (IX, 2,1) est probl\u00e9matique, m\u00eame si Berosos est qualifi\u00e9 d&#8217;exceptionnel par Pline (VII, 37) comme cit\u00e9 par le commentateur Reber (note p. 306). (Berosus \u00e9tait une personne de r\u00e9f\u00e9rence importante pour Trithemius et d&#8217;autres faussaires d&#8217;archives vers 1500 apr\u00e8s JC; son texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par Nanni, Annius de Viterbe.)<br \/>\nVitruve d\u00e9crit \u00e9galement l&#8217;orbite lunaire de mani\u00e8re compliqu\u00e9e et avec des valeurs num\u00e9riques incorrectes, bien que les valeurs correctes soient probablement famili\u00e8res \u00e0 tous les \u00e9crivains de l&#8217;Antiquit\u00e9 et de la Renaissance. Qu&#8217;est-ce qui a pu conduire Vitruve \u00e0 ce non-sens? Si son texte para\u00eet archa\u00efque, na\u00eff, intact de connaissance r\u00e9elle, ou si le moine qui a \u00e9crit ceci n&#8217;a pas pu trouver de meilleurs mod\u00e8les &#8211; reste insondable. Il est vrai qu&#8217;il est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 maintes reprises que des passages de texte plus volumineux dans ce chapitre en particulier sont totalement incompr\u00e9hensibles et ne peuvent \u00eatre reconstruits qu&#8217;\u00e0 l&#8217;aide d&#8217;autres textes \u00abanciens\u00bb, mais cela ne constitue pas non plus une explication suffisante.<br \/>\nEnsuite, le math\u00e9maticien Aristarque de Samos est mentionn\u00e9 deux fois (I, 1.17 et IX, 2.3), mais dans les deux cas il n&#8217;y a aucune mention de sa connaissance de la rotation de la terre autour du soleil, qui n&#8217;a \u00e9clat\u00e9 qu&#8217;\u00e0 la Renaissance. L&#8217;ouvrage \u00abSur la taille et la distance de la Terre et du Soleil\u00bb, qui lui a \u00e9t\u00e9 b\u00eatement attribu\u00e9, n&#8217;est pas mentionn\u00e9, ni aucune allusion aux vues des Arabes et \u00e0 l&#8217;h\u00e9liocentrisme naissant de Copernic. (Topper, 2016, p. 53).<br \/>\nL&#8217;intention de ressembler \u00e0 la connaissance archa\u00efque, d&#8217;autre part, ressort clairement lorsque Vitruve \u00e9crit de l &#8216;(in)visibilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9toile Canopus (IX, 5,4), \u00abdont nous ne connaissons que par les marchands, qui ont voyag\u00e9 au plus r\u00e9gions lointaines d&#8217;Egypte, qui se trouvent dans les limites extr\u00eames de la Terre\u00bb, ce qui est incorrect pour l&#8217;antiquit\u00e9 (ainsi que la p\u00e9riode arabe ult\u00e9rieure), car Canopus \u00e9tait clairement visible en Afrique du Nord d&#8217;Alexandrie \u00e0 Tingitana \u00e0 cette \u00e9poque. Il s&#8217;est \u00e9lev\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 7\u00bd degr\u00e9s au-dessus de l&#8217;horizon. Aujourd&#8217;hui, il est toujours visible comme la deuxi\u00e8me \u00e9toile fixe la plus brillante (apr\u00e8s Sirius) \u00e0 l&#8217;emplacement Canopus (les ruines d&#8217;Abukir non loin d&#8217;Alexandrie).<br \/>\nVitruve parle avec parcimonie de l&#8217;astrologie (IX, 6); il ne le mentionne que comme une science chald\u00e9enne qui aide les pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques. Je ne peux expliquer cette r\u00e9ticence qu&#8217;en supposant qu&#8217;il a \u00e9crit \u00e0 une \u00e9poque et pour un temps qui n&#8217;appr\u00e9ciaient pas les interpr\u00e9tations astrologiques judiciaires, ce qui est susceptible de s&#8217;appliquer au XVe si\u00e8cle, \u00e0 condition que nous sommes initi\u00e9s dans l&#8217;esprit de cette \u00e9poque.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">L&#8217;ing\u00e9nieur<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Dans le dernier chapitre, Vitruve con\u00e7oit des machines hydrauliques, des moulins \u00e0 eau et des roues \u00e0 godets aux balistes de guerre. Son travail pourrait \u00eatre compar\u00e9 ici au Livre de M\u00e9canique de Philon de Byzance, que je n&#8217;ai pas pu \u00e9tudier faute de litt\u00e9rature. Les travaux de D\u00fcrer et de Leonardo dans ce domaine peuvent mesurer l&#8217;ad\u00e9quation des exp\u00e9riences de Vitruve au tournant de 1500 apr\u00e8s JC. Ils sont assez similaires les uns aux autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00c0 plusieurs reprises, Albrecht D\u00fcrer pleure la perte des manuels d&#8217;art des anciens dont Pline et d&#8217;autres ont parl\u00e9. Il bl\u00e2me aussi l&#8217;\u00e9glise pour la destruction (dans son livre Lehrbuch der Malerei) et la condamne ; Il cite \u00e9galement les guerres, le d\u00e9placement de peuples ou un changement de lois et de croyances comme raisons de cette perte. Cela correspond exactement aux id\u00e9aux de la Renaissance, alors que nulle part une catastrophe n&#8217;est mentionn\u00e9e comme cause. On peut supposer que la catastrophe \u00e9tait il y a trop longtemps (plus de 150 ans) alors que le changement de foi est pleinement pr\u00e9sent au temps de D\u00fcrer.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Tradition<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Vitruve lui-m\u00eame donne un catalogue tr\u00e8s imaginatif de la litt\u00e9rature grecque pr\u00e9parant son \u0153uvre (VII pr\u00e9face 11-14), dont il ne reste rien. Le texte vitruvien peut \u00eatre bas\u00e9 sur des parties d&#8217;une \u0153uvre grecque inconnue, qui, cependant, n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9e par son traducteur en raison d&#8217;un manque de comp\u00e9tences linguistiques. Si c&#8217;est byzantin, ce ne serait pas un cas particulier pour la r\u00e9cup\u00e9ration des connaissances anciennes dans la Renaissance italienne mais plut\u00f4t commun.<br \/>\nPour le temps de Vitruve, en revanche, c&#8217;est obscure: \u00abNous ne savons rien sur la r\u00e9ception du texte de Vitruve dans l&#8217;antiquit\u00e9\u00bb. (Kruft 2)<br \/>\nOn dit souvent qu&#8217;Isidore de S\u00e9ville (VIe si\u00e8cle) a cit\u00e9 Vitruve, mais c&#8217;est insoutenable. Ce n&#8217;est ni correct pour une citation directe ni pour un usage analogue.<br \/>\nOn dit que Vitruve a \u00e9t\u00e9 de nouveau transmis sous les Carolingiens. La mani\u00e8re dont nous devrions penser \u00e0 ces textes et dates nous a \u00e9t\u00e9 clairement expliqu\u00e9e par Illig: ce sont tous des faux plus tard.<br \/>\nBocaccio et Petrarca sont connus comme connaisseurs du texte de Vitruve, mais cela est d\u00fb au changement des dates italiennes, car les deux sont contemporains de Dante vers 1500 (voir mes remarques l\u00e0-bas), ils pouvaient donc d\u00e9j\u00e0 conna\u00eetre les premi\u00e8res \u00e9ditions de Vitruve.<br \/>\n\u00c0 la fin du XVe si\u00e8cle, il y aurait eu des traductions de l&#8217;\u0153uvre de Vitruve dans Volgare, une seule \u00e9dition est connue: celle de Francesco di Giorgio des ann\u00e9es 1470. La premi\u00e8re \u00e9dition latine imprim\u00e9e \u00abprobablement\u00bb parut \u00e0 Rome en 1486, avec un texte de Frontin sur les conduites d&#8217;eau de la ville de Rome ci-joint. Il y a des r\u00e9impressions de ceux-ci \u00e0 Venise en 1495 et \u00e0 Florence en 1496. Frontinus (environ 100 CE) est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;auteur du Stratagema (les mati\u00e8res de guerre), un manuscrit qui aurait \u00e9t\u00e9 \u00abred\u00e9couvert\u00bb mais est probablement l&#8217;\u0153uvre du aux humanistes aussi.<br \/>\nLe trait\u00e9 sur l&#8217;architecture d&#8217;Alberti a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1485; dans certaines parties, il suit le mod\u00e8le du texte de Vitruve. Il est compr\u00e9hensible que ces deux \u0153uvres soient si souvent cit\u00e9es c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te; le Vitruve est apparu vers 1486.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Soup\u00e7on<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">M\u00eame si ces pens\u00e9es montraient que Vitruve \u00e9tait probablement \u00e9crit \u00e0 la Renaissance italienne, il n&#8217;y avait toujours aucune r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&#8217;auteur. Le pasteur et chronologue Hermann Detering a donn\u00e9 un indice clair ici. Dans mon compte-rendu de son livre \u00abFalsche Zeugen\u00bb (2013), j&#8217;ai \u00e9crit:<br \/>\n\u00abDetering a d\u00e9couvert un secret en r\u00e9v\u00e9lant provisoirement qui a probablement \u00e9crit Bellum Gallicum de C\u00e9sar, et probablement aussi les Dix livres sur l&#8217;architecture de Vitruve (p. 151): un certain Fra Giocondo de V\u00e9rone, selon Vasari n\u00e9 l\u00e0-bas en 1435 ou peu apr\u00e8s qui a travaill\u00e9 comme architecte Jean Joyeux \u00e0 Paris vers 1500.<br \/>\nFra Giocondo \u00e9tait un fr\u00e8re, dont l&#8217;ordre est inconnu. Il a \u00e9galement \u00e9crit le 10e volume des lettres de Pline le Jeune \u00e0 l&#8217;empereur Trajan, qui diff\u00e8re grandement des neuf volumes pr\u00e9c\u00e9dents. Apr\u00e8s avoir re\u00e7u l&#8217;indication de Detering, nous devons maintenant v\u00e9rifier le &#8216;dr\u00f4le de fr\u00e8re&#8217; (Fra Giocondo), car lui seul a vu l&#8217;original pr\u00e9sum\u00e9 des lettres de Plini (p. 80).\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00c0 ce moment-l\u00e0, je ne pouvais pas suivre l&#8217;indice Fra Giocondo, maintenant je cherche Wikip\u00e9dia et d&#8217;autres encyclop\u00e9dies:<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Giovanni Giocondo<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Fra Giovanni Giocondo (\u00e9galement Giovanni da Verona; n\u00e9 en 1433 \u00e0 V\u00e9rone; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1515 \u00e0 Rome) \u00e9tait un dominicain italien, plus tard un franciscain, un humaniste et antiquaire ainsi qu&#8217;un architecte et th\u00e9oricien de l&#8217;architecture.<br \/>\nFra Giocondo semble avoir consacr\u00e9 la premi\u00e8re moiti\u00e9 de sa vie principalement aux \u00e9tudes humanistes, qu&#8217;il combine avec l&#8217;\u00e9tude de l&#8217;architecture ancienne. Pendant ce temps, il a enseign\u00e9 \u00e0 Jules C\u00e9sar Scaliger &#8230; en grec et en latin. Bien qu&#8217;il f\u00fbt membre d&#8217;un ordre, il passa la majeure partie de sa vie \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du monast\u00e8re. \u00c0 Rome et dans d\u2019autres villes d\u2019Italie, Fra Giocondo a recueilli plus de 2000 inscriptions et les d\u00e9di\u00e9es \u00e0 Lorenzo de\u2019Medici; un exemplaire se trouve \u00e0 la Biblioteca Magliabecchiana \u00e0 Florence. Pendant son s\u00e9jour en France, il a trouv\u00e9 un manuscrit de la Guerre des Gaules de C\u00e9sar, qui a \u00e9t\u00e9 imprim\u00e9 avec son commentaire par Alde \u00e0 Venise. Il fit imprimer pour la premi\u00e8re fois d&#8217;autres auteurs, dont De re rustica de Columella.<br \/>\nEntre 1506 et 1508, Giocondo cr\u00e9a la cour allemande de Venise, qui fut peinte par Titien et Giorgione.<br \/>\nEn 1511, Giocondo publia son propre trait\u00e9 d&#8217;architecture en dix volumes, qui pourrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une am\u00e9lioration ou une explication du livre du m\u00eame nom de Vitruve.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">En France, Giocondo a d\u00e9couvert un manuscrit de Pline le Jeune contenant sa correspondance avec Trajan. Giocondo l&#8217;a publi\u00e9 \u00e0 Paris, o\u00f9 il est toujours consid\u00e9r\u00e9 comme autenthique \u00e0 ce jour. La version italienne a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e \u00e0 Bologne (1498). Les lettres de Pline \u00e0 Trajan n&#8217;ont de valeur que pour la th\u00e9ologie chr\u00e9tienne (voir Detering cit\u00e9 ci-dessus).<br \/>\nGiocondo a \u00e9galement trouv\u00e9 les Commentaires de C\u00e9sar sur la Guerre des Gaules et les a publi\u00e9s.<br \/>\nBaldauf avait comment\u00e9 cela, m\u00eame s&#8217;il n&#8217;avait pas mention\u00e9 Giocondo (puisque toutes les d\u00e9couvertes des textes classiques \u00e9taient toujours attribu\u00e9es \u00e0 Bracciolini).<br \/>\nLe &#8216;livre de jardin&#8217; de Columella que je viens de mentionner est, du moins d&#8217;un point de vue astronomique, totalement sans valeur et en aucun cas antique.<br \/>\nEt enfin: Vitruve ne conna\u00eet pas encore la chronologie qui se dessinait \u00e0 cette \u00e9poque. Bien s\u00fbr: Scaliger (senior) \u00e9tait l&#8217;\u00e9l\u00e8ve de Giocondo. Il met mille ans entre l&#8217;apog\u00e9e grecque (disons Platon) et Hom\u00e8re (aujourd&#8217;hui, trois si\u00e8cles sont suppos\u00e9s suffisants).<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Puisque je soup\u00e7onne maintenant que les deux livres du m\u00eame nom, Dix Volumes sur l&#8217;Architecture, tous deux publi\u00e9s par Giocondo, ne sont en fait qu&#8217;un seul, \u00e0 savoir le premier en 1486 encore assez rat\u00e9, puis am\u00e9lior\u00e9 et abondamment illustr\u00e9 en 1511 avec toutes les comp\u00e9tences acquises entretemps, je recherche maintenant sur Internet l&#8217;\u0153uvre originale de Giocondo afin de pouvoir la comparer avec la version originale (de Vitruve). Je ne trouve aucun indice. Sauf pour cela:<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La porte de l&#8217;art num\u00e9rique &#8211; ici l&#8217;auteur Zindel 2017 &#8211;<br \/>\nd\u00e9crit d&#8217;abord le suppos\u00e9 ancien architecte Vitruve, puis ajoute:<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00ab\u00c0 la fin de sa vie, Fra Giovanni Giocondo (vers 1435 &#8211; 1515) a utilis\u00e9 toutes ses comp\u00e9tences pour expliquer le texte difficile accessible et inad\u00e9quat de Vitruve de mani\u00e8re compr\u00e9hensible. Fra Giocondo est un ing\u00e9nieur bien connu, conna\u00eet les aspects techniques et scientifiques \u00e9crits des anciens, est un philologue plus comp\u00e9tent et un excellent connaisseur des ruines et de leurs inscriptions. Il essaie de rendre le De architectura libri decem de Vitruve compr\u00e9hensible pour les scientifiques comme pour les praticiens, \u00e0 la fin il ajoute \u00e9galement un dictionnaire important. En comparaison aux trois \u00e9ditions pr\u00e9c\u00e9dentes de Vitruve (1486, 1496 et 1497), Fra Giocondo offre un texte grandement am\u00e9lior\u00e9 avec 136 gravures sur bois, les illustrations originales ayant \u00e9t\u00e9 perdues. Ses interpr\u00e9tations du style dorique, que Vitruve n&#8217;avait pas d\u00e9crites en d\u00e9tail et qui apparaissent rarement dans les b\u00e2timents anciens, ont \u00e9t\u00e9 repris par presque tous ses successeurs tels que Diego de Sagredo, Serlio, Philandrier, Vignola ou Palladio.\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La solution serait la suivante: Fra Giocondo n&#8217;a pas n\u00e9cessairement \u00e9t\u00e9 l&#8217;inventeur ou le faussaire de Vitruve, il peut \u00e9galement avoir trait\u00e9 les textes disponibles en 1511 (par exemple soign\u00e9s par Giovanni Sulpicio de Veroli, Venise 1495 et Florence 1496; voir Kruft p 72 f).<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Bibliographies<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Detering<\/strong>, Hermann (2011): Falsche Zeugen (Aschaffenburg)<br \/>\n<strong>Illig<\/strong>, Heribert (1996): Das erfundene Mittelalter (D\u00fcsseldorf)<br \/>\n<strong>Krause<\/strong>, Katharina (1990): Zeichnungen franz\u00f6sischer Architekten um 1700 (Teil 2: Zeitschrift f\u00fcr Kunstgeschichte 53, S. 66-72<br \/>\n<strong>Kruft<\/strong>, Hanno-Walter (2013): Geschichte der Architekturtheorie, Von der Antike bis zur Gegenwart, 6. Aufl. online https:\/\/doi.org\/10.17104\/9783406703522-69 (Beck, M\u00fcnchen)<br \/>\n<strong>Reber<\/strong>, Franz (1908): Zehn B\u00fccher \u00fcber Architektur (Berlin; Nachdruck Matrix 2004)<br \/>\n<strong>Rupp<\/strong>, Erwin (1964): Bautechnik im Altertum (M\u00fcnchen)<br \/>\n<strong>Topper<\/strong>, Uwe (2916): Das Jahrkreuz (T\u00fcbingen)<br \/>\n(2013): Compte-rendu de Detering, Falsche Zeugen (ici en anglais)<br \/>\n<strong>Zindel<\/strong> (2017) in: Die digitale Kunstpforte (internet) Stichwort Vitruv \u2013 Giocondo Fra<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Uwe Topper, Berlin, Dec. 2020<\/p>\n<figure id=\"attachment_3160\" aria-describedby=\"caption-attachment-3160\" style=\"width: 222px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3160\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Leonardo-222x300.jpg\" alt=\"\" width=\"222\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Leonardo-222x300.jpg 222w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Leonardo.jpg 457w\" sizes=\"auto, (max-width: 222px) 100vw, 222px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3160\" class=\"wp-caption-text\">Sch\u00e9ma de proportion de la figure humaine selon Vitruve &#8211; esquisse de L\u00e9onard de Vinci, 1485\/90, Venise, Galleria dell \u2019Accademia. Auteur du photographe: Luc Viatour 2007 \/ https:\/\/Lucnix.be<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qui a \u00e9crit le c\u00e9l\u00e8bre livre sur l&#8217;architecture? \u00abLes dix c\u00e9l\u00e8bres livres d&#8217;architecture de l&#8217;auteur romain Vitruve, suppos\u00e9ment contemporain d&#8217;Auguste, sont lus avec plaisir encore aujourd&#8217;hui, car ils contiennent des opinions curieuses sur l&#8217;architecture des anciens Grecs et Romains. Dans mes dictionnaires, je n&#8217;ai trouv\u00e9 aucune information sur la premi\u00e8re \u00e9dition (editio princeps, incunable) du livre. Il y a une premi\u00e8re \u00e9dition illustr\u00e9e de 1511 par Fra Giovanni Giocondo (mort 1515 \u00e0 Rome), le professeur de Jules C\u00e9sar Scaliger (c&#8217;est-\u00e0-dire du p\u00e8re du c\u00e9l\u00e8bre cr\u00e9ateur de la chronologie). L&#8217;ouvrage de D\u00fcrer &#8220;Instruction sur la peinture&#8221; (imprim\u00e9 1525) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 \u00abFittrufius\u00bb. Un brouillon en aurait exist\u00e9 d\u00e8s 1508. On suppose g\u00e9n\u00e9ralement que Vitruve a \u00e9t\u00e9 \u00abred\u00e9couvert\u00bb d\u00e8s le XVe si\u00e8cle. En 1521, il y a une autre \u00e9dition illustr\u00e9e de Vitruve (par Cesariano), qui aurait d\u00fb \u00eatre \u00e0 la disposition de D\u00fcrer si la chronologie de la Renaissance \u00e9tait en quelque sorte fiable (ce qui, apr\u00e8s un examen strict, n&#8217;est pas le cas). Dans le volume X de Vitruve, il y a des chapitres anecdotiques sur la construction de forteresse qui s&#8217;inscrivent davantage dans la p\u00e9riode D\u00fcrer, qui a \u00e9galement publi\u00e9 un livre sur les constructions de d\u00e9fense (1527). &#8230; Dans le journal de son voyage en Hollande (1520), D\u00fcrer mentionne \u00e9galement l&#8217;\u00e9crivain Vitruve lorsqu&#8217;il vit l&#8217;\u00e9glise du couronnement d&#8217;Aix-la-Chapelle (p. 72), pr\u00e9par\u00e9e pour que Charles Quint y soit bient\u00f4t couronn\u00e9 empereur. Pour cette \u00e9glise, des piliers de marbre ont \u00e9t\u00e9 transport\u00e9s de Rome \u00e0 travers les Alpes suivant les plans de Vitruve (&#8220;&#8230; selon les \u00e9crits de Vitruve&#8221;). Aujourd&#8217;hui, les colonnes sont attribu\u00e9es \u00e0 Charlemagne, peut-\u00eatre que D\u00fcrer ne connaissait pas encore cet empereur. Mais si les plans de Vitruve \u00e9taient importants pour Charles Quint, alors Vitruve \u00e9tait son contemporain. \u00bb (Topper, Kalendersprung 2006, p. 251 f). J&#8217;\u00e9crivais cela il y a 15 ans, toujours perplexe devant les \u00e9nigmatiques anacronismes dans le livre de Vitruve. Dans les encyclop\u00e9dies, Vitruve est parfois qualifi\u00e9 d &#8216;\u00abancien architecte et ing\u00e9nieur\u00bb, bien que l&#8217;on ne sache pas si et quand il aurait con\u00e7u ou construit un b\u00e2timent. Il est l&#8217;auteur d&#8217;un livre en dix volumes sur l&#8217;architecture, on ne sait rien de plus. C&#8217;est le seul ouvrage ancien qui ait surv\u00e9cu sur le sujet. Cependant, son latin est horrible et m\u00eame trompeur, comme en t\u00e9moignent tous les traducteurs. Il y a m\u00eame des mots d&#8217;accour de langage vulgaire, une caract\u00e9ristique typique de la Renaissance. Des illustrations peuvent \u00eatre utiles pour comprendre ce texte difficile mais il n&#8217;y en a pas. Le manuscrit le plus ancien proviendrait du IXe si\u00e8cle. Nous n&#8217;avons aucun indice sur la vie de Vitruve autre que ceux qui apparaissent dans son \u0153uvre elle-m\u00eame et sont donc sans valeur si un soup\u00e7on de contrefa\u00e7on est mont\u00e9. Selon la d\u00e9dicace, l&#8217;auteur doit avoir v\u00e9cu \u00e0 l&#8217;\u00e9poque d&#8217;Auguste. Quand il est mort reste inconnu. Vue de perspective central Ceci est particuli\u00e8rement frappant: Vitruve sait concevoir la vue en perspective (I, 2), qu&#8217;il appelle Scenographia. Vitruve d\u00e9crit la perspective centrale en deux endroits, d&#8217;abord dans le livre I, chap. 2, encore un peu court et donc difficile \u00e0 comprendre: \u00abLa vue en perspective est un dessin montrant le visage et les c\u00f4t\u00e9s en retrait, dans lequel les directions de toutes les lignes correspondent au centre d&#8217;un cercle.\u00bb (cit\u00e9 de Reber p. 23) Puis plus en d\u00e9tail au Chap. VII, dans l&#8217;avant-propos 11: \u00abPremi\u00e8rement, quand Eschyle a mis en sc\u00e8ne ses trag\u00e9dies \u00e0 Ath\u00e8nes, Agatharch a fait une sc\u00e8ne et a laiss\u00e9 un trait\u00e9 dessus. Inspir\u00e9s par lui, D\u00e9mocrite et Anaxagoras ont \u00e9crit sur la m\u00eame chose, \u00e0 savoir comment les lignes divergent lorsque le centre est suppos\u00e9 \u00e0 un certain endroit &#8230;, selon les lois de la nature doit correspondre le lieu de vision et l&#8217;extension lin\u00e9aire des rayons visuels, de sorte que des images claires d&#8217;objets indistincts (c&#8217;est-\u00e0-dire distants) dans les peintures de sc\u00e8ne puissent reproduire l&#8217;apparence des b\u00e2timents sur plan et surfaces frontales que certains semblent reculer, d&#8217;autres semblent se d\u00e9tacher (cit\u00e9 de Boehm, 1969, p. 16).\u00bb Si l&#8217;on regarde les mosa\u00efques romaines, on est toujours un peu surpris de constater que les artistes n&#8217;ont pas ma\u00eetris\u00e9 la perspective centrale. Au lieu de s&#8217;effiler vers l&#8217;arri\u00e8re, les lignes directrices visent un point vers le spectateur. Il ne peut \u00eatre question ici de perspective centrale. Et pourtant Vitruve l&#8217;a bien compris. La repr\u00e9sentation en perspective centrale est consid\u00e9r\u00e9e comme une innovation r\u00e9volutionnaire de la Renaissance italienne. Il appara\u00eet dans les peintures de la fin du XVe si\u00e8cle en am\u00e9lioration progressive. En g\u00e9n\u00e9ral, Brunelleschi et Alberti ont l&#8217;honneur de l&#8217;avoir d\u00e9velopp\u00e9. Maintenant, nous sommes habitu\u00e9s au fait que la Renaissance et l&#8217;antiquit\u00e9 classique sont tr\u00e8s similaires et m\u00eame \u00e9gales sous certains aspects. Mais &#8211; personne n&#8217;a-t-il jamais pens\u00e9 que 1500 ans \u00e9taient saut\u00e9s ici sans liens interm\u00e9diaires? Ce n&#8217;est pas la m\u00eame chose que dans la po\u00e9sie, o\u00f9 l&#8217;on peut se rabattre sur des th\u00e8mes et des mythes anciens, m\u00eame apr\u00e8s mille ans. Les architectes doivent apprendre leur m\u00e9tier, et il y a eu beaucoup de travaux de construction en cours dans les suppos\u00e9s mille ans et plus entre les deux faits saillants de la civilisation. En ce qui concerne la valeur des 10 volumes de Vitruve &#8220;Sur l&#8217;architecture&#8221;, je suis \u00e9tonn\u00e9 de la pr\u00e9sence de ces textes jusqu&#8217;en 1700 apr\u00e8s JC. Il est \u00e9galement plac\u00e9 juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;Alberti. Katharina Krause \u00e9crit sur les dessins d&#8217;architectes fran\u00e7ais vers 1700 (partie 2): \u00abIls se sont donc content\u00e9s des br\u00e8ves d\u00e9clarations de deux autorit\u00e9s: Vitruve et Alberti. Vitruve insiste sur trois dessins dans la planification: le plan au sol, l&#8217;\u00e9l\u00e9vation projet\u00e9e orthogonalement et la vue en perspective, qu&#8217;il appelle Ichnographia, Orthographia et Scenographia. Alberti diff\u00e9rencie le dessin de l&#8217;architecte de celui du peintre par sa plus grande rationalit\u00e9.\u00bb Paternit\u00e9 individuelle et plagiat La vision de Vitruve sur l&#8217;antiquit\u00e9 est parfois loin de la realit\u00e9e. L&#8217;id\u00e9e \u00e9trange que le plagiat ou l&#8217;attribution injustifi\u00e9e d&#8217;un po\u00e8me ou d&#8217;une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre devraient \u00eatre punis, \u00e9tait \u00e9trang\u00e8re \u00e0 l&#8217;Antiquit\u00e9, mais a \u00e9merg\u00e9 \u00e0 la Renaissance et est devenue de plus en plus importante apr\u00e8s 1500. Avec des \u00e9pisodes bizarres, dans lesquels m\u00eame un plagiaire est ex\u00e9cut\u00e9 par le tyran ou la foule, Vitruve d\u00e9crit un comportement brutal qui \u00e9tait impensable dans les temps anciens (VII, avant-propos). Astronomie Vitruve a dit que c&#8217;\u00e9tait un miracle divin que l&#8217;angle de l&#8217;obliquit\u00e9 de la terre soit exactement de 24\u00b0 et qu&#8217;il soit donc facile \u00e0 repr\u00e9senter g\u00e9om\u00e9triquement. (Topper, Jahrkreuz, p. 45). L&#8217;expression n&#8217;est pas exactement classique. Mais il y a des signes plus tangibles de modernisation. Vitruve essaie (dans le livre IX) De reproduire des connaissances astronomiques anciennes, telles que le d\u00e9but bien connu du signe du zodiaque \u00e0 8\u00b0. Sa description du zodiaque permet de reconna\u00eetre le stade de formation des images du zodiaque, comme le montre mon livre le plus r\u00e9cent (Jahrkreuz, p. 97). \u00abLa t\u00eate et la poitrine du lion font partie de la constellation du Cancer\u00bb, tandis que \u00abla bouff\u00e9e de plis de la robe de la vierge forme les premi\u00e8res parties de la constellation de la Balance\u00bb ou \u00ables cuisses du Sagittaire appartiennent d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la constellation de Capricorne\u00bb. Ces indices r\u00e9v\u00e8lent le moment o\u00f9 le zodiaque s&#8217;est form\u00e9 au d\u00e9but de la Renaissance, o\u00f9 les constellations du zodiaque, qui sont visuellement diff\u00e9rentes en taille, ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 coup\u00e9es \u00e0 la taille uniforme (des signes) de 30\u00b0 (IX, 1,5). Le texte de Vitruve appara\u00eet tr\u00e8s moderne lorsqu&#8217;il d\u00e9crit (IX, 4,6) l&#8217;\u00e9toile polaire, faisant clairement r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 notre Polaris actuelle, alors qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque suppos\u00e9e d&#8217;Auguste aucune \u00e9toile ne pouvait \u00eatre vue \u00e0 cet endroit. Vitruve donne un compte rendu d\u00e9taill\u00e9 des orbites des plan\u00e8tes (IX, 1) et fait des d\u00e9clarations compl\u00e8tement fausses pour Mercure et V\u00e9nus, tandis que les valeurs num\u00e9riques et les r\u00e9f\u00e9rences au mouvement r\u00e9trograde pour les trois plan\u00e8tes ext\u00e9rieures sont presque correctes. Mais un doit garder \u00e0 l&#8217;esprit qu&#8217;il devrait avoir une connaissance de l&#8217;astronomie grecque, comme celle d&#8217;Aratos ou d&#8217;Hipparque, et aurait pu copier les valeurs exactes pour V\u00e9nus et Mercure. La mention multiple du Chald\u00e9en Berosus (IX, 2,1) est probl\u00e9matique, m\u00eame si Berosos est qualifi\u00e9 d&#8217;exceptionnel par Pline (VII, 37) comme cit\u00e9 par le commentateur Reber (note p. 306). (Berosus \u00e9tait une personne de r\u00e9f\u00e9rence importante pour Trithemius et d&#8217;autres faussaires d&#8217;archives vers 1500 apr\u00e8s JC; son texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par Nanni, Annius de Viterbe.) Vitruve d\u00e9crit \u00e9galement l&#8217;orbite lunaire de mani\u00e8re compliqu\u00e9e et avec des valeurs num\u00e9riques incorrectes, bien que les valeurs correctes soient probablement famili\u00e8res \u00e0 tous les \u00e9crivains de l&#8217;Antiquit\u00e9 et de la Renaissance. Qu&#8217;est-ce qui a pu conduire Vitruve \u00e0 ce non-sens? Si son texte para\u00eet archa\u00efque, na\u00eff, intact de connaissance r\u00e9elle, ou si le moine qui a \u00e9crit ceci n&#8217;a pas pu trouver de meilleurs mod\u00e8les &#8211; reste insondable. Il est vrai qu&#8217;il est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 maintes reprises que des passages de texte plus volumineux dans ce chapitre en particulier sont totalement incompr\u00e9hensibles et ne peuvent \u00eatre reconstruits qu&#8217;\u00e0 l&#8217;aide d&#8217;autres textes \u00abanciens\u00bb, mais cela ne constitue pas non plus une explication suffisante. Ensuite, le math\u00e9maticien Aristarque de Samos est mentionn\u00e9 deux fois (I, 1.17 et IX, 2.3), mais dans les deux cas il n&#8217;y a aucune mention de sa connaissance de la rotation de la terre autour du soleil, qui n&#8217;a \u00e9clat\u00e9 qu&#8217;\u00e0 la Renaissance. L&#8217;ouvrage \u00abSur la taille et la distance de la Terre et du Soleil\u00bb, qui lui a \u00e9t\u00e9 b\u00eatement attribu\u00e9, n&#8217;est pas mentionn\u00e9, ni aucune allusion aux vues des Arabes et \u00e0 l&#8217;h\u00e9liocentrisme naissant de Copernic. (Topper, 2016, p. 53). L&#8217;intention de ressembler \u00e0 la connaissance archa\u00efque, d&#8217;autre part, ressort clairement lorsque Vitruve \u00e9crit de l &#8216;(in)visibilit\u00e9 de l&#8217;\u00e9toile Canopus (IX, 5,4), \u00abdont nous ne connaissons que par les marchands, qui ont voyag\u00e9 au plus r\u00e9gions lointaines d&#8217;Egypte, qui se trouvent dans les limites extr\u00eames de la Terre\u00bb, ce qui est incorrect pour l&#8217;antiquit\u00e9 (ainsi que la p\u00e9riode arabe ult\u00e9rieure), car Canopus \u00e9tait clairement visible en Afrique du Nord d&#8217;Alexandrie \u00e0 Tingitana \u00e0 cette \u00e9poque. Il s&#8217;est \u00e9lev\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 7\u00bd degr\u00e9s au-dessus de l&#8217;horizon. Aujourd&#8217;hui, il est toujours visible comme la deuxi\u00e8me \u00e9toile fixe la plus brillante (apr\u00e8s Sirius) \u00e0 l&#8217;emplacement Canopus (les ruines d&#8217;Abukir non loin d&#8217;Alexandrie). Vitruve parle avec parcimonie de l&#8217;astrologie (IX, 6); il ne le mentionne que comme une science chald\u00e9enne qui aide les pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques. Je ne peux expliquer cette r\u00e9ticence qu&#8217;en supposant qu&#8217;il a \u00e9crit \u00e0 une \u00e9poque et pour un temps qui n&#8217;appr\u00e9ciaient pas les interpr\u00e9tations astrologiques judiciaires, ce qui est susceptible de s&#8217;appliquer au XVe si\u00e8cle, \u00e0 condition que nous sommes initi\u00e9s dans l&#8217;esprit de cette \u00e9poque. L&#8217;ing\u00e9nieur Dans le dernier chapitre, Vitruve con\u00e7oit des machines hydrauliques, des moulins \u00e0 eau et des roues \u00e0 godets aux balistes de guerre. Son travail pourrait \u00eatre compar\u00e9 ici au Livre de M\u00e9canique de Philon de Byzance, que je n&#8217;ai pas pu \u00e9tudier faute de litt\u00e9rature. Les travaux de D\u00fcrer et de Leonardo dans ce domaine peuvent mesurer l&#8217;ad\u00e9quation des exp\u00e9riences de Vitruve au tournant de 1500 apr\u00e8s JC. Ils sont assez similaires les uns aux autres. \u00c0 plusieurs reprises, Albrecht D\u00fcrer pleure la perte des manuels d&#8217;art des anciens dont Pline et d&#8217;autres ont parl\u00e9. Il bl\u00e2me aussi l&#8217;\u00e9glise pour la destruction (dans son livre Lehrbuch der Malerei) et la condamne ; Il cite \u00e9galement les guerres, le d\u00e9placement de peuples ou un changement de lois et de croyances comme raisons de cette perte. Cela correspond exactement aux id\u00e9aux de la Renaissance, alors que nulle part une catastrophe n&#8217;est mentionn\u00e9e comme cause. On peut supposer que la catastrophe \u00e9tait il y a trop longtemps (plus de 150 ans) alors que le changement de foi est pleinement pr\u00e9sent au temps de D\u00fcrer. Tradition Vitruve lui-m\u00eame donne un catalogue tr\u00e8s imaginatif de la litt\u00e9rature grecque pr\u00e9parant son \u0153uvre (VII pr\u00e9face 11-14), dont il ne reste rien. Le texte vitruvien peut \u00eatre bas\u00e9 sur des parties d&#8217;une \u0153uvre grecque inconnue, qui, cependant, n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9e par son traducteur en raison d&#8217;un manque de comp\u00e9tences linguistiques. Si c&#8217;est byzantin, ce ne serait pas un cas particulier pour&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":3160,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[17,12,15,25],"tags":[],"class_list":["post-3158","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-antiquite","category-articles","category-critique-de-livres","category-datation"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Vitruv-Leonardo.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3158"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3158\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3462,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3158\/revisions\/3462"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3160"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3158"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}