{"id":3177,"date":"2017-10-12T20:43:08","date_gmt":"2017-10-12T18:43:08","guid":{"rendered":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/?p=3177"},"modified":"2024-03-20T18:33:50","modified_gmt":"2024-03-20T17:33:50","slug":"croix-solaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/2017\/10\/12\/croix-solaire\/","title":{"rendered":"La Croix de l\u2019Ann\u00e9e Solaire"},"content":{"rendered":"<h5 style=\"text-align: left;\">Sommaire du livre : La Croix de l\u2019Ann\u00e9e Solaire<br \/>\nLes sauts et les lacunes dans la chronologie historique.<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">SBN 978-3-89180-154-3.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Avec un avant-propos de Dr. Horst Friedrich.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Introduction<br \/>\nChapitre 1 : La croix : Le symbole de l\u2019Ann\u00e9e Solaire<br \/>\nChapitre 2 : Comment le zodiaque a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u<br \/>\nChapitre 3 : Le mouvement de la terre fournit la mesure du temps<br \/>\nChapitre 4 : Essai d&#8217;estimation du temps pass\u00e9<br \/>\nChapitre 5 : Le saut fatal<br \/>\nChapitre 6 : Le renversement des cieux<br \/>\nChapitre 7 : L&#8217;histoire diminue<br \/>\nChapitre 8 : Comptage du temps et d\u00e9but du calendrier<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Aper\u00e7u<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Ce livre traite des catastrophes d&#8217;\u00e9chelle mondiale qui ont influenc\u00e9 le mouvement de la Terre et modifi\u00e9 le calcul du temps. Les variations ne sont pas venues lentement ou ne sont pas pass\u00e9es inaper\u00e7ues, mais pr\u00e9sentent la forme de petits sauts de la Terre qui ont apport\u00e9 le d\u00e9sastre mondial aux civilisations et \u00e0 la nature ; ainsi l&#8217;homme a d\u00fb recommencer \u00e0 base de ruines. Le cours de notre histoire est expliqu\u00e9 comme ayant \u00e9t\u00e9 caus\u00e9 par des \u00e9v\u00e9nements catastrophiques.<br \/>\nUwe Topper met en avant les nouveaux r\u00e9sultats de ses recherches sur les sauts de pr\u00e9cession : en \u00e9valuant les enregistrements d&#8217;astronomie anciens et arabes et comment ils ont \u00e9t\u00e9 compris \u00e0 la Renaissance, il d\u00e9montre que des accidents r\u00e9p\u00e9t\u00e9s ont frapp\u00e9 la Terre depuis \u00ab les temps babyloniens \u00bb. Ceux-ci ont caus\u00e9 la destruction des civilisations et impos\u00e9 de nouveaux commencements. Ils peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s dans des enregistrements astronomiques historiques. Bien que cela soit d\u00e9j\u00e0 apparu avant.<br \/>\nDepuis les \u00e9crits de Copernic jusqu&#8217;\u00e0 Velikovsky et Christoph Marx, Uwe Topper a r\u00e9uni quelques grandes id\u00e9es catastrophiques et nous montre un tableau complet du d\u00e9veloppement des connaissances astronomiques depuis les temps m\u00e9galithiques jusqu&#8217;\u00e0 nos jours. Apr\u00e8s plus de quatre d\u00e9cennies de recherche, continue, il offre maintenant une autre perspective : les chocs de pr\u00e9cession de la Terre peuvent \u00eatre d\u00e9montr\u00e9s par des documents au cours de l&#8217;histoire depuis l&#8217;\u00e9poque des Grecs jusqu\u2018\u00e0 la Renaissance.<br \/>\nComme le livre, pour le moment, n&#8217;est vendu qu&#8217;en allemand, nous vous pr\u00e9sentons ici un r\u00e9sum\u00e9 en anglais et en fran\u00e7ais qui pr\u00e9sente les id\u00e9es principales.<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Introduction<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">La question \u00e9ternelle de toutes les recherches historiques est de savoir combien de temps s&#8217;est \u00e9coul\u00e9 depuis l&#8217;\u00e9v\u00e9nement que l&#8217;histoire nous raconte? &#8211; Quel est l\u2019\u00e2ge des artefacts que nous trouvons &#8211; Combien de temps s&#8217;est \u00e9coul\u00e9 depuis certains \u00e9pisodes qui est transmis par nos anc\u00eatres ?<br \/>\nSans un calendrier s\u00e9curis\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements, nous ne pouvons pas \u00e9crire l&#8217;histoire. \u00ab La chronologie est l&#8217;\u00e9chafaudage n\u00e9cessaire de l&#8217;historiographie et fondamentale ; les faits astronomiques sont essentiels pour ses points fixes \u00bb (Otto Neugebauer, 1975, IV, 125 &#8211; voire note 1) Fondamentalement, c&#8217;est aussi l&#8217;approche d&#8217;Isaac Newton dans ses travaux ult\u00e9rieurs de 1728 et 1736.<br \/>\nnote 1 : Les citations de sources sont toujours traduites ici \u00e0 partir de la version allemande, m\u00eame si le texte original \u00e9tait en d\u2019autres langues, car dans la plupart des cas, il \u00e9tait impossible pour le traducteur de rechercher les phrases originales. La signification, bien s\u00fbr, est toujours pr\u00e9serv\u00e9e, et la source exacte est donn\u00e9e.<br \/>\nLe livre de Topper traite des premi\u00e8res \u00e9tapes de l&#8217;astronomie et de son d\u00e9veloppement jusqu&#8217;\u00e0 la Renaissance. Copernic ainsi que la r\u00e9forme du calendrier gr\u00e9gorien jouent un r\u00f4le important dans cette exp\u00e9rience de recherche de la v\u00e9rit\u00e9. En dehors d&#8217;un nouvel aper\u00e7u de la pr\u00e9cession historique en g\u00e9n\u00e9ral, il y a des recherches \u00e9tonnantes sur la tr\u00e9pidation qui avait \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9e depuis si longtemps ou effac\u00e9e comme un non-sens ou au mieux repr\u00e9sent\u00e9e comme erreurs par des techniques d&#8217;observation incompl\u00e8tes. En fin de compte, une nouvelle image \u00e9merge qui prend en compte les trois ou quatre sauts de la Terre qui ont eu lieu au cours des deux \u00e0 trois mille derni\u00e8res ann\u00e9es de la m\u00e9moire d\u2019homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3181\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Aguas-santas-1.jpg\" alt=\"\" width=\"1349\" height=\"941\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Aguas-santas-1.jpg 1349w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Aguas-santas-1-300x209.jpg 300w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Aguas-santas-1-1024x714.jpg 1024w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Aguas-santas-1-768x536.jpg 768w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Aguas-santas-1-1140x795.jpg 1140w\" sizes=\"auto, (max-width: 1349px) 100vw, 1349px\" \/><br \/>\nFa\u00e7ade de l&#8217;\u00e9glise de Aguas Santas au Portugal<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 1 : La croix : le symbole de l\u2019Ann\u00e9e Solaire<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Pour comprendre l&#8217;\u00e9tat d&#8217;esprit que l&#8217;homme avait auparavant de la notion du temps et du mouvement c\u00e9leste, nous nous penchons sur les pratiques m\u00e9galithiques du calcul du temps et de la fabrication du calendrier qui sont d&#8217;une simplicit\u00e9 remarquable, que nous pouvons encore saisir de nos jours avec des calculs plus pouss\u00e9s. Outre toute de la sophistication de l&#8217;alignement des b\u00e2timents qui a d\u00fb \u00eatre employ\u00e9e par l&#8217;homme de bonne heure \u2013 il s\u2018agit du temps des grands monuments en pierre comme Stonehenge &#8211; nous examinons ici les mesures simples de l&#8217;ombre du soleil comme observables dans une caverne ou une cabane : \u00e0 travers un trou dans le toit, ou le mouvement de l&#8217;ombre d&#8217;un p\u00f4le vertical sur une surface plate comme, par exemple, une aire de battage agricole. En marquant les principaux \u00e9v\u00e9nements &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire le mouvement de la pointe de l&#8217;ombre dans les deux directions &#8211; l&#8217;homme a d\u00e9velopp\u00e9 un calendrier de l&#8217;ann\u00e9e, simple \u00e0 manipuler et \u00e0 m\u00e9moriser.<br \/>\nLe r\u00e9sultat fut r\u00e9sum\u00e9 par une croix r\u00e9guli\u00e8re montrant les quatre saisons de l&#8217;ann\u00e9e ainsi que les parties de jour et de nuit. Elle a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e comme symbole d\u00e9coratif de toutes sortes, ce que nous pouvons juger d\u2019apr\u00e8s des pi\u00e8ces d&#8217;art et des ornements, depuis des temps imm\u00e9moriaux.<br \/>\nUne division g\u00e9om\u00e9trique de la distance de l&#8217;ombre entre le solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 et le solstice d&#8217;hiver fournit \u00e0 l&#8217;observateur les deux importantes dates \u00e9quinoxiales, printemps et automne. Sur une p\u00e9riode plus longue, disons, de 32 ans, il deviendrait \u00e9vident que les points de retournement de l&#8217;ombre ou des marquages \u00e9quinoxiaux se sont \u00e9cart\u00e9s de huit jours et que tous les quatre ans une journ\u00e9e enti\u00e8re devrait \u00eatre ins\u00e9r\u00e9e dans le calendrier pour le garder en accord avec le mouvement du Soleil. Ce jour bissextile de l\u2019ann\u00e9e est d&#8217;une pratique tr\u00e8s ancienne, son inexactitude mineure n&#8217;est remarqu\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s de tr\u00e8s longues p\u00e9riodes en utilisant un calendrier ininterrompu, ou avec des m\u00e9thodes raffin\u00e9es de marquage de l&#8217;ombre, par exemple. dans un \u00abskaphe\u00bb courb\u00e9 (un h\u00e9misph\u00e8re creux au lieu d&#8217;\u00eatre projett\u00e9 sur un terrain plat), comme les Grecs l&#8217;utilisaient depuis l&#8217;\u00e9poque d&#8217;Anaximandre, au 6e si\u00e8cle av. J.-C. (note 2).<br \/>\nnote 2 : Toutes les dates anterieur \u00e0 1500 apr\u00e8s J.-C. donn\u00e9es dans ce livre servent comme indications du nombre d&#8217;ann\u00e9es officiellement utilis\u00e9 pour donner une id\u00e9e approximative de la localisation de la personne ou de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement dans l&#8217;historiographie traditionnelle. L&#8217;auteur a insist\u00e9 pendant deux d\u00e9cennies &#8211; tout comme certains de ses coll\u00e8gues dans ce nouveau champ de recherche \u2013 sur le fait que les dates sont vides de sens quant \u00e0 la distance r\u00e9elle du temps, comme il le montre largement dans ce livre, aussi.<br \/>\nMesurer les changements quotidiens de la hauteur du Soleil tout au long de l&#8217;ann\u00e9e a fourni \u00e0 l&#8217;homme plus qu\u2019un bon chronom\u00e9trage. La plus courte longueur de l&#8217;ombre lui donnait le moment du midi et donc la direction sud-nord. \u00c0 partir de ces marques de base, l\u2019homme apprit vite \u00e0 appr\u00e9cier l&#8217;angle de l&#8217;\u00e9cliptique (\u00e9gal \u00e0 l&#8217;angle entre le solstice et l&#8217;\u00e9quinoxe) ainsi que l&#8217;altitude g\u00e9ographique de son emplacement sur le globe (l&#8217;angle entre le p\u00f4le d&#8217;ombre et le point \u00e9quinoxial) comme le faisaient les navigateurs et les constructeurs m\u00e9galithiques.<br \/>\n\u00c0 la fin de ce premier chapitre, l&#8217;auteur pointe le fait que l&#8217;homme primitif \u00e9tait capable d&#8217;appr\u00e9hender la forme et la taille approximative du globe sur lequel il circulait puisque les routes maritimes nord-sud lui permettaient de se rendre compte des distances en estimant simplement le d\u00e9placement du p\u00f4le Nord tandis qu&#8217;il se d\u00e9pla\u00e7ait des \u00eeles Lofoten en Norv\u00e8ge jusqu&#8217;aux \u00eeles Canaries au-del\u00e0 de la c\u00f4te d\u2018Afrique, une distance qui s&#8217;\u00e9tire sur presque un quart du globe. Ces routes maritimes sont document\u00e9es par l&#8217;\u00e9pigraphie rupestre tout au long de cette c\u00f4te maritime, les gravures sur pierres montrent des techniques semblables et ont des symboles et expressions identiques. L&#8217;auteur affirme \u00e9galement que ces marins audacieux pourraient d\u00e9duire de la diff\u00e9rence de la rotation annuelle du Soleil entre les r\u00e9gions polaires et \u00e9quinoxiales que la Terre flottait dans l&#8217;immense ciel tel un bateau sur l&#8217;oc\u00e9an tandis que le Soleil et les \u00e9toiles ne bougeaient pas.<br \/>\nAvec ces exp\u00e9riences et les cons\u00e9quences qui en d\u00e9coulaient ils pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent les avanc\u00e9es astronomiques grecques et arabes. Il faudra attendre Copernic pour propager ces id\u00e9es-l\u00e0 plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Agneau de Dieu en Wilsnack (Brandenburg) avec la croix solaire<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3183\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Lamm-Gottes-Wilsnack.jpg\" alt=\"\" width=\"1232\" height=\"840\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Lamm-Gottes-Wilsnack.jpg 1232w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Lamm-Gottes-Wilsnack-300x205.jpg 300w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Lamm-Gottes-Wilsnack-1024x698.jpg 1024w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Lamm-Gottes-Wilsnack-768x524.jpg 768w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Lamm-Gottes-Wilsnack-1140x777.jpg 1140w\" sizes=\"auto, (max-width: 1232px) 100vw, 1232px\" \/><\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 2 : Comment le zodiaque a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Pour se rep\u00e9rer dans le temps et l&#8217;espace, l&#8217;homme primitif a d\u00fb relever un important d\u00e9fi, celui de la divise et de l&#8217;aperception sch\u00e9matis\u00e9e d&#8217;innombrables \u00e9toiles. Ainsi, le chemin du soleil par rapport au ciel nocturne lui donna un sch\u00e9ma pour m\u00e9moriser: le zodiaque primordial. Parmi cet \u00e9ventail de signes le Capricorne et le Lion sont les premi\u00e8res constellations \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9, chacune d&#8217;entre elles couvrant presque l\u00e0 moiti\u00e9 du ciel si bien qu&#8217;elles devinrent synonymes d&#8217;hiver et d&#8217;\u00e9t\u00e9. De ces premiers signes, il restent d&#8217;innombrables repr\u00e9sentations ; nous voyons le plus souvent les deux figures li\u00e9es : le Lion et le Capricorne, la petite ch\u00e8vre prot\u00e9g\u00e9e par le lion. Le Soleil au z\u00e9nith du milieu de l&#8217;hiver est vu dans le n\u0153ud (un amas stellaire) qui forme la queue du Capricorne ; et le Soleil de la mi-\u00e9t\u00e9 au point oppos\u00e9 \u00e0 \u00e9gale distance entre Spica \u00ab l&#8217;\u00c9pi de la Vierge \u00bb et R\u00e9gulus \u00ab Basilic \u00bb (\u03b1 Leonis). \u00c9videmment, on ne peut voir le soleil dans cette position singuli\u00e8re pendant la journ\u00e9e, mais on peut voir le Soleil aux deux extr\u00e9mit\u00e9s de l&#8217;animal cosmique \u00e0 l&#8217;aube ainsi que le derri\u00e8re de celui-ci dans la soir\u00e9e. Cela donna ainsi l&#8217;expression commune \u00ab Soleil en Capricorne \u00bb de quand on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 sa position au milieu de l&#8217;hiver au z\u00e9nith ou \u00ab Soleil en Lion \u00bb pour sa position estivale. De cette fa\u00e7on, les embl\u00e8mes du zodiaque ont \u00e9t\u00e9 invent\u00e9s, d\u00e9crivant la rotation du Soleil \u00e0 travers l&#8217;\u00e9cliptique.<br \/>\nNous savons que la position exacte du solstice n&#8217;est pas pour toujours immuable, mais se d\u00e9place doucement (ou brusquement \u00e0 certains moments) en raison de la pr\u00e9cession ; c\u2019est-\u00e0-dire la variation de l&#8217;axe de la Terre sur son chemin autour du Soleil. Aux temps m\u00e9galithique la position centrale du Soleil au milieu de l&#8217;hiver a boug\u00e9 vers un deuxi\u00e8me amas d&#8217;\u00e9toiles, un autre n\u0153ud dans le corps du Capricorne, tandis que le solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 se rapprochait de R\u00e9gulus (\u03b1 Leonis).<br \/>\nPlus tard, pour plus de commodit\u00e9, les deux \u00e9normes constellations ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9es, chacune d\u00e9laissant quelques \u00e9toiles aux animaux interm\u00e9diaires cr\u00e9es r\u00e9cemment : Taureau et Scorpion. Ils balisent ainsi la position du Soleil au z\u00e9nith aux \u00e9quinoxes de printemps et d&#8217;automne. Cela pouvait facilement \u00eatre observ\u00e9 aux nuits correspondantes 6 mois plus tard, Taureau \u00e0 l&#8217;automne et Scorpion au printemps, parce que dans chaque endroit une grand \u00e9toile de couleur rouge\u00e2tre, se tient au milieu de la constellation : Aldebaran dans le Taureau et Antares dans le Scorpion. Ils marquaient ainsi l&#8217;Est et l&#8217;Ouest (du monde) qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9percut\u00e9s par un certain nombre de traditions (tels les Grecs et les \u00c9gyptiens). Dans ces temps les 4 constellations occupaient le ciel \u00e0 parts \u00e9gales. Cette croix de 4 quartiers tabl\u00e9e une roue est devenue le symbole sacr\u00e9 de l&#8217;ann\u00e9e, grav\u00e9 dans de multiples dessins sur la pierre et sur la poterie.<br \/>\nNous ne pouvons certifier l&#8217;enregistrement du changement de position exprim\u00e9 par les nouvelles constellations des astronomes des temps m\u00e9galithiques, de vu que nous ne pouvons dire si ce changement a eu lieu pendant un laps de temps prolong\u00e9 ou bien d\u00fb \u00e0 un choc soudain. S&#8217;il en est ainsi, cette variation est indication du mouvement de pr\u00e9cession. Apr\u00e8s un autre laps du temps, le zodiaque fut compos\u00e9 de 8 divisions ou signes. Ainsi, entre le Capricorne et le Taureau une nouvelle constellation, le Verseau, a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e ; puis entre le Taureau et le Lion on introduit les G\u00e9meaux tandis que la \u00ab Justitia \u00bb (qui devient la Vierge plus tard) fut plac\u00e9e apr\u00e8s le Lion, et le Sagittaire entre le Scorpion et le Capricorne. \u00c0 l&#8217;origine, les huit animaux de ce zodiaque \u00e9taient de longueur in\u00e9gale lorsque les 4 constellations anciennes formant des animaux comptaient 60\u00b0 d&#8217;espace, tandis que les 4 nouveaux signes pr\u00e9sentaient des personnes mythiques et ne couvraient que la moiti\u00e9 de cette extension (soit 30\u00b0 chacun).<br \/>\nPeu apr\u00e8s l&#8217;acceptation de ces r\u00e8gles, une catastrophe se produisit. Ensuite, la solution \u00e9tait purement math\u00e9matique, allouant 30\u00b0 \u00e0 chacune des douze constellations, cr\u00e9ant ainsi le mod\u00e8le que nous utilisons jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Avec une diff\u00e9rence importante : le milieu de chaque signe \u00e9tait toujours le point de r\u00e9f\u00e9rence, alors que de nos jours, nous utilisons le d\u00e9but de chaque signe zodiacal comme point de contr\u00f4le pour la Soleil. C&#8217;est une habitude depuis que les anciens Grecs (apr\u00e8s Eudoxos et avant Hipparque) ont adopt\u00e9 le syst\u00e8me \u00e0 leur convenance. Ce changement final est attribu\u00e9 comme n\u00e9cessaire apr\u00e8s un choc, un changement de pr\u00e9cession, comme l&#8217;ont affirm\u00e9 Newton et ses contemporains.<br \/>\nMaintenant, on pourrait supposer que le sch\u00e9ma utilis\u00e9 depuis le temps classique est aujourd&#8217;hui obsol\u00e8te de 30\u00b0 (un signe entier &#8211; \u00e0 la place du B\u00e9lier), o\u00f9 se tenait le Soleil dans le temps classique, le Soleil est maintenant entr\u00e9 dans le Verseau (en passant par le signe des Poissons sur son chemin) \u2013 et pourtant, le syst\u00e8me est rest\u00e9 tel quel, sans l&#8217;ajustement pr\u00e9cessionel n\u00e9cessaire : le B\u00e9lier degr\u00e9 z\u00e9ro est le point de r\u00e9f\u00e9rence pour l&#8217;ensemble du zodiaque. L&#8217;astronomie s&#8217;est tourn\u00e9e vers les math\u00e9matiques et a ignor\u00e9 la mythologie (\u00e0 l&#8217;exception des noms des constellations et des \u00e9toiles).<br \/>\nQuand ce nouveau sch\u00e9ma de douze signes est-il devenu universellement connu en Europe. Qui l&#8217;a pr\u00e9sent\u00e9? La r\u00e9ponse est loin d&#8217;\u00eatre facile. Les Arabes (et les Perses, d&#8217;ailleurs) en auraient \u00e9t\u00e9 les propagateurs, mais il y a une grande confusion parmi eux aussi bien que dans les \u00e9crits de la Renaissance. Abraham Ben-Ezra est l&#8217;un des astronomes pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s \u00e0 cet \u00e9gard, mais les documents \u00e0 cet effet sont rares. Comme ce r\u00e9sum\u00e9 doit laisser le lecteur \u00e9ventuel se pencher sur la discussion, je ne donnerai que quelques indices ici.<br \/>\nUne analyse critique d&#8217;un almanach arabe (celui d&#8217;Ibn Asim) en Andalousie contribue \u00e0 la compr\u00e9hension du d\u00e9veloppement mentionn\u00e9 plus haut. Selon l&#8217;histoire populaire, le calendrier Julien \u00e9tait utilis\u00e9, il y a mille ans. L&#8217;incroyable est que : l&#8217;almanach suppos\u00e9 du 11e si\u00e8cle montre le m\u00eame calibrage que le calendrier Gr\u00e9gorien apr\u00e8s 1582. Il localise les points cardinaux \u00e0 peu pr\u00e8s aux m\u00eames jours qu\u2018aujourd&#8217;hui. Pour la science traditionnelle, les dates cardinales auraient d\u00fb \u00eatre report\u00e9es de six jours en raison de la r\u00e8gle de l&#8217;ann\u00e9e bissextile inexacte du calendrier julien (en 1582, la diff\u00e9rence augment\u00e9e de dix jours, pr\u00e9cis\u00e9ment le nombre chang\u00e9 par le pape Gr\u00e9goire XIII pour conserver le d\u00e9but astronomique du printemps le 21 mars, date qui avait \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e, on le suppose, par le Concile de Nic\u00e9e). Selon le point de vue conventionnel, ce point cardinal au 11e si\u00e8cle aurait \u00e9t\u00e9 situ\u00e9 vers le 15 mars ; au 16e si\u00e8cle, c&#8217;\u00e9tait le 11, et comme la population berb\u00e8re au Maroc utilise toujours le calendrier Julien, le d\u00e9but astronomique du printemps est maintenant, le 8 mars.<br \/>\nSi les Andalous au 11e si\u00e8cle avaient accept\u00e9 de conserver les anciennes donn\u00e9es du 3e si\u00e8cle dans ce calendrier, alors l&#8217;almanach \u00e9tait inutilisable, \u00e0 coup s\u00fbr. C&#8217;est une construction impossible, d&#8217;autant plus que, pr\u00e9tendument, il y avait des astronomes tr\u00e8s capables \u00e0 l&#8217;\u00e9poque qui l&#8217;auraient d\u00e9nonc\u00e9. L&#8217;almanach doit avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9crit au 16e si\u00e8cle (ou plus tard), plut\u00f4t apr\u00e8s la r\u00e9forme gr\u00e9gorienne, ou du moins pendant sa pr\u00e9paration.<br \/>\nDe toute fa\u00e7on, quand Ibn &#8216;Asim avait \u00e9crit son almanach, il avait le calendrier gr\u00e9gorien et son \u00e9talonnage \u00e0 l&#8217;esprit. La connaissance du changement a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e par la commission du pape Gr\u00e9goire, alors que les Arabes, les Perses ou les Hindous, auraient fait des travaux pr\u00e9liminaires. Si nous regardons les textes du calendrier de la Commission de Gr\u00e9goire, nous nous rendons compte que l&#8217;information remonte \u00e0 une astronomie ant\u00e9rieure et meilleure (par exemple, les tables d&#8217;Ulugh Beg), car les Italiens \u00e9taient alors novices. Il est n\u00e9anmoins clair que la d\u00e9cision de mettre l&#8217;\u00e9quinoxe de printemps le 21 mars remonte \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Gr\u00e9goire, parce que c&#8217;\u00e9tait une simple d\u00e9cision politique relative \u00e0 la \u00absituation \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de Nic\u00e9e \u00bb. Sans ce contexte, une correction astronomique pourrait aussi bien avoir utilis\u00e9 le jour actuel (le 11i\u00e9me) ou le 25\u00e9me (conception de J\u00e9sus-Christ), correspondant \u00e0 la date \u00e0 laquelle No\u00ebl a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9 traditionnellement (ainsi que le 24i\u00e9me pour saint Jean Baptiste en Juin), ou, ce qui fut plus logique : le premier du mois, comme il avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 avant l&#8217;Antiquit\u00e9.<br \/>\nCependant, un autre point tr\u00e8s int\u00e9ressant est not\u00e9 dans cet almanach, qui pourrait concerner le saut de la pr\u00e9cession que nous supposons. Il mentionne le c\u00e9l\u00e8bre Josu\u00e9 de l&#8217;Ancien Testament et sera examin\u00e9 en temps voulu.<br \/>\nJe vais maintenant donner une br\u00e8ve synth\u00e8se du chapitre 2 :<br \/>\nCinq changements du point de r\u00e9f\u00e9rence du zodiaque ont \u00e9t\u00e9 faits lors de son d\u00e9veloppement :<br \/>\nD&#8217;abord, l\u2019\u00e9cart de 20\u00b0 lors de l&#8217;agrandissement de l\u2019\u00e9tape initiale des deux constellations (Capricorne et Lion) \u00e0 quatre (ajout du Taureau et du Scorpion), d\u00e9j\u00e0 dans la culture m\u00e9galithique, pas bien connue mais issue du mythe;<br \/>\nL\u2019\u00e9cart suivant \u00e9tait de 15\u00b0 qui est d\u00e9duite de la g\u00e9om\u00e9trie des 8 signes;<br \/>\nPuis un autre saut de 10\u00b0 lorsque les douze signes ont \u00e9t\u00e9 introduits par les Chald\u00e9ens, vaguement reconnaissables \u00e0 partir de leurs archives;<br \/>\nEncore 15\u00b0 \u00e0 l\u2019\u00e9poque des Grecs comme cela est signal\u00e9 dans divers manuscrits;<br \/>\nEnfin, 30\u00b0, comme le montre la pr\u00e9cession mesurait depuis l&#8217;\u00e9poque de la Renaissance.<br \/>\nCe qui revient \u00e0 environ 90\u00b0 pour toute la p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">L\u00f6we Damaskus<br \/>\nLeo et Capricorne, symbole du zodiac (Damasque, Syrie)<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Chapitre 3 : Le mouvement de la Terre fournit la mesure du Temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Il existe trois mesures du temps : jour, ann\u00e9e et \u00e2ge cosmique. Cela est \u00e9vident, mais \u00e0 des cons\u00e9quences profondes pour l&#8217;historiographie. Les trois mesures ont d\u00fb \u00eatre ajust\u00e9es de temps en temps parce qu&#8217;elles sont instables, elles changent \u00e0 certains moments (catastrophes). Oui, toutes les trois : la s\u00e9quence des jours, la dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e tropicale et le nombre d&#8217;ann\u00e9es attribu\u00e9 \u00e0 1\u00b0 de pr\u00e9cession, allongement ou raccourcissement de &#8220;l&#8217;\u00e2ge&#8221;. Si nous r\u00e9\u00e9valuons le temps dans le pass\u00e9 lointain selons les crit\u00e8res d&#8217;aujourd&#8217;hui, nous obtenons des r\u00e9sultats incongrus. Cela a perturb\u00e9 de grands penseurs comme Copernic ou Isaac Newton, Alexander von Humboldt ou des arch\u00e9oastronomes modernes comme Robert B\u00f6ker et Dennis Duke. L&#8217;\u00e9cart entre les dates th\u00e9oriquement calcul\u00e9es et les enregistrements historiques devient plus important lorsqu&#8217;on remonte en arri\u00e8re dans le temps. Voici deux exemples : dans son \u00e9norme travail &#8220;Kosmos&#8221; (III, 149), Alexander von Humboldt se demande pourquoi la date de la conception de l&#8217;Almageste est de 138 ans apr\u00e8s J.-C., alors que par les calculs modernes de la position de ses \u00e9toiles, elle devrait \u00eatre de 63 apr\u00e8s J.-C. Il se rend compte qu&#8217;une application rigoureuse du crit\u00e8re actuel de pr\u00e9cession aux valeurs d&#8217;observation de Ptol\u00e9m\u00e9e conduit \u00e0 une diff\u00e9rence de 75 ans par laquelle l&#8217;Almageste devrait \u00eatre d\u00e9plac\u00e9 plus loin dans le temps. D&#8217;autres astronomes avant et apr\u00e8s lui ont conclu plus ou moins la m\u00eame chose. Robert B\u00f6ker a \u00e9crit (1952) que l&#8217;inexactitude de l&#8217;Almageste serait de 90 ans si le calcul moderne \u00e9tait appliqu\u00e9. M\u00e9thodiquement, c&#8217;est le m\u00eame r\u00e9sultat que celui de Humboldt et d&#8217;autres historiens : l&#8217;Almageste donne des dates ant\u00e9rieures \u00e0 la date propos\u00e9e.<br \/>\nEn revenant encore un peu en arri\u00e8re, la divergence devient effroyable. On conna\u00eet le disciple de Platon, Eudoxos (4e si\u00e8cle av. J.-C.), \u00e0 travers les Ph\u00e9nom\u00e8nes d&#8217;Aratus et le commentaire d&#8217;Hipparque. Tous les historiens depuis Sir Isaac Newton \u00e0 Jean Delambre et d&#8217;aujourd&#8217;hui conviennent que les positions des \u00e9toiles donn\u00e9es par Eudoxos devraient dater de plusieurs si\u00e8cles avant la date convenue pour son auteur. Newton a propos\u00e9 939 av. J.-C., mais il ne pouvait pas expliquer pourquoi l&#8217;atlas d&#8217;Eudoxos devait \u00eatre 600 ans plus vieux que la date pr\u00e9sum\u00e9e de son auteur. Eudoxos n&#8217;aurait-il pas observ\u00e9 des positions d&#8217;\u00e9toiles \u00e0 son \u00e9poque au lieu de recalculer des positions de plusieurs si\u00e8cles en arri\u00e8re? Les raisons des \u00e9carts sont les changements de la pr\u00e9cession tels que consign\u00e9s dans l&#8217;histoire de l&#8217;astronomie. Alors que la pr\u00e9cession a progress\u00e9 de 1\u00b0 en 100 ans \u00e0 l&#8217;\u00e9poque d&#8217;Hipparque et de Ptol\u00e9m\u00e9e, calcul\u00e9e sur un intervalle assez long de quelques si\u00e8cles, elle a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus rapide au temps des astronomes arabes : environ 66 ans pour un degr\u00e9. De nos jours, c&#8217;est en 72 ans que la position de l&#8217;\u00e9quinoxe se d\u00e9place de 1\u00b0. Si la derni\u00e8re velocit\u00e9e est appliqu\u00e9 \u00e0 l&#8217;ensemble de l&#8217;histoire, comme le fit par exemple Scaliger au 16e si\u00e8cle, il n&#8217;est pas \u00e9tonnant que les dates calcul\u00e9es diff\u00e8rent largement de celles qui sont apport\u00e9es par les astronomes \u00e0 leur \u00e9poque.<br \/>\nIl reste un casse-t\u00eate. Nous avons une connaissance s\u00fbre des diff\u00e9rents velocit\u00e9es de pr\u00e9cession \u00e0 certains moments, mais nous ne connaissons pas les moments du changement. Il y a un cha\u00eenon manquant! Le changement a \u00e9t\u00e9 abrupt; aucune valeur interm\u00e9diaire n&#8217;est connue. Cela peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 par les \u00e9crits de certains Arabes, en particulier Al-Battany, ou Thabit, l&#8217;astronome Sabaeen : Il a demand\u00e9 \u00e0 son coll\u00e8gue Ishaq Ibn Hunayn de lui fournir des dates entre son \u00e9poque et l&#8217;Almagest de Ptol\u00e9m\u00e9e. La lettre (conserv\u00e9e par Ibn Yunus) qui a \u00e9t\u00e9 un sujet de discussion pour Jean Delambre au d\u00e9but du 19e si\u00e8cle, ainsi que pour plusieurs chercheurs du 20e si\u00e8cle (par exemple Morelon), est analys\u00e9e ici encore. Le changement brutal de la velocit\u00e9e de pr\u00e9cession ne s&#8217;explique pas par le mod\u00e8le traditionnel utilis\u00e9 aujourd\u2018hui.<br \/>\nVoici un autre exemple avec des r\u00e9sultats similaires : L&#8217;inclinaison de la Terre par rapport \u00e0 son plan orbital, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;angle epsilon, diminue r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 notre \u00e9poque, tombant en dessous de 23,5\u00b0. Depuis le 18e si\u00e8cle, certains des meilleurs astronomes d&#8217;Europe ont essay\u00e9 d&#8217;\u00e9tablir la relation exacte entre epsilon et le temps en utilisant les observations des derni\u00e8res d\u00e9cennies et en projetant ainsi des valeurs globales pendant les si\u00e8cles pass\u00e9s. Vers 1800, cet effort s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 efficace, l&#8217;angle de changement d&#8217;epsilon a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 et pr\u00e9cis\u00e9 plus tard. Les dates diff\u00e9rentes d&#8217;epsilon transmises historiquement n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 prises en compte ou consid\u00e9r\u00e9es comme erron\u00e9es.<br \/>\nL\u2018angle d&#8217;epsilon a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9e depuis la pr\u00e9histoire avec exactitude, car il est tr\u00e8s simple \u00e0 obtenir \u00e0 partir de la distance de l&#8217;ombre du Soleil entre les solstices (comme le montre le ch. 1). De plus, nous avons des enregistrements de ces mesures depuis les temps grecs classiques jusqu&#8217;\u00e0 nos jours. Il reste de grandes zones d&#8217;ombre entre les observations romaines et arabes ainsi que de celles de la Renaissance mais en g\u00e9n\u00e9ral les valeurs en vigueur indiquent qu&#8217;epsilon a diminu\u00e9 de fa\u00e7on stable.<br \/>\nPtol\u00e9m\u00e9e a fix\u00e9 la valeur d&#8217;epsilon dans diff\u00e9rents cas dans son l&#8217;Almagest (par exemple, I, 12) comme 23\u00b051&#8217;20&#8221;. Il a d\u00e9clar\u00e9 que sa capacit\u00e9 pour obtenir cette valeur comprend une marge d&#8217;erreur de 2,5 minutes d&#8217;arc, mais pas plus. En ce qui nous concerne, cela est suffisant, car epsilon a diminu\u00e9 depuis lors d&#8217;environ dix fois cette valeur. Des auteurs ant\u00e9rieurs comme Eratosthene, Hipparque, Pline et Vitruve, ont utilis\u00e9 24\u00b0 comme une bonne valeur dans leurs calculs, ce qui est proche de la valeur de Ptol\u00e9m\u00e9e. Tous \u00e9taient convaincus que c&#8217;\u00e9tait correct pour leur \u00e9poque. Les astronomes arabes se montraient d&#8217;accord avec cela, m\u00eame si, par observation, ils avaient obtenu une valeur diff\u00e9rente pour leur propre \u00e9poque, qui variait autour de 23\u00b035&#8242;. Aujourd&#8217;hui, la valeur est de 23\u00b026&#8217;24&#8221;.<br \/>\nL&#8217;arch\u00e9ologue Edmund Buchner, qui a mis \u00e0 jour, pendant plusieurs ann\u00e9es jusqu&#8217;en 1982, le cadran solaire de l&#8217;empereur Auguste \u00e0 Rome, a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que la valeur de calcul moderne d&#8217;epsilon pour cette \u00e9poque, il y a 2000 ans, aurait \u00e9t\u00e9 de 23\u00b041&#8242;, ce qui ne co\u00efncide pas avec la valeur d\u00e9ductible du cadran solaire mais est de 11&#8242; moins. Pourtant, la valeur &#8220;fausse&#8221; d&#8217;Auguste inh\u00e9rente au cadran solaire en marbre doit refl\u00e9ter le r\u00e9sultat scientifique de l&#8217;\u00e9poque, dit-il, car sinon, toutes les autres mesures de cette oeuvre ing\u00e9nieuse ne correspondraient pas les unes aux autres. Il n&#8217;est pas loin de lire une valeur pr\u00e9cise d&#8217;epsilon dans un si grand monument (30 m de haut), &#8221; 23\u00b050&#8242; (ou mieux 52&#8242;)&#8221; Buchner dit que c\u2019est parce que les incisions dans le pavage avaient \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9es seulement apr\u00e8s l&#8217;\u00e9rection de l&#8217;ob\u00e9lisque et apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es d&#8217;observation. EIles refl\u00e8tent des mesures exactes et sont en accord avec la valeur que Ptol\u00e9m\u00e9e a trouv\u00e9e environ 150 ans plus tard.<br \/>\nLa contradiction se r\u00e9p\u00e8te : les dates qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es il y a des si\u00e8cles, et les donn\u00e9es des monuments classiques et pr\u00e9historiques ne correspondent pas \u00e0 celles qui ont \u00e9t\u00e9 recalcul\u00e9es par des techniques modernes pour ces m\u00eames objets. Elles divergent tr\u00e8s nettement, et plus les dates remontent dans le temps, plus prononc\u00e9 est la diff\u00e9rence entre les deux, c&#8217;est-\u00e0-dire entre l&#8217;observation r\u00e9elle de ce temps et le r\u00e9-calcul fond\u00e9 sur les observations actuelles.<br \/>\nPrenons un troisi\u00e8me exemple. Encore une fois, nous consid\u00e9rons le ph\u00e9nom\u00e8ne de pr\u00e9cession par lequel, \u00e0 terme, de nouvelles constellations s&#8217;\u00e9l\u00e8vent au-dessus de l&#8217;horizon, comme Dante avait not\u00e9 dans sa Divina Commedia. L&#8217;axe de la Terre pointe vers un endroit diff\u00e9rent dans le ciel au cours des si\u00e8cles. Notre \u00e9toile Polaris est un objet \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Ainsi, toute indication de la position du p\u00f4le Nord dans le ciel peut \u00eatre utilis\u00e9 comme une mesure ferme pour la datation d&#8217;objets ou d&#8217;\u00e9crits anciens. Et ici nous rencontrons le m\u00eame type de contradiction.<br \/>\nOn dit que les Ph\u00e9niciens ont utilis\u00e9 la constellation Draco comme indicateur du temps. Une tradition in\u00e9branlable affirme que leur \u00e9toile Polaire \u00e9tait Thuban (Alpha Draconis). Joseph Scaliger (1583) a transmis ceci, ce qui est maintenu jusqu&#8217;\u00e0 aujourd&#8217;hui. Par le r\u00e9tro-calcul, Thuban aurait \u00e9t\u00e9 pr\u00e8s du p\u00f4le autour de 2800 av. J.-C.. Scaliger pensait ainsi mais nous avons un v\u00e9ritable probl\u00e8me avec la date puisque les arch\u00e9ologues modernes n&#8217;admettent pas que cela remontait si loin pour les Ph\u00e9niciens. Nous voudrions plut\u00f4t enlever 2000 ans et situer les Ph\u00e9niciens pr\u00e8s de 1000 av. J.-C.. Thuban se serait alors \u00e9loign\u00e9 de la position comme indicateur du Nord depuis tr\u00e8s longtemps. En tant que peuple maritime, les Ph\u00e9niciens auraient utilis\u00e9 une \u00e9toile diff\u00e9rente, le cas \u00e9ch\u00e9ant. M\u00eame Homere (dans l&#8217;Odyss\u00e9e) savait que c&#8217;\u00e9tait plut\u00f4t Kochab qui se tenait pr\u00e8s du p\u00f4le \u00e0 son \u00e9poque, raison suffisante, pour l&#8217;appeler Phoenike (dit Ideler). Afin de sauver Thuban en tant qu&#8217;\u00e9toile polaire son utilisation a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e dans l&#8217;Empire \u00e9gyptien antique, sans aucun indice de sa v\u00e9racit\u00e9, et seulement parce qu\u2019elles sont cens\u00e9es avoir le m\u00eame \u00e2ge.<br \/>\nPlus nous nous rapprochons de la pr\u00e9histoire, plus grande est la diff\u00e9rence entre les estimations factuelles et virtuelles de la quantit\u00e9 de temps \u00e9coul\u00e9e. Sur les monuments m\u00e9galithiques, cela peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9 avec un certain ent\u00eatement. Leurs dates doivent souvent \u00eatre r\u00e9ajust\u00e9es lorsque les dates astronomiques sont prises en compte. Dans tous les cas, les restes d&#8217;un pass\u00e9 inconnu sont \u00e9valu\u00e9s plus anciens qu&#8217;ils ne l&#8217;\u00e9taient avant d&#8217;appliquer l&#8217;\u00e9quation alg\u00e9braique.<br \/>\nDepuis 1999 et plus pr\u00e9cis\u00e9ment, en 2006, l\u2018auteur a propos\u00e9 le sc\u00e9nario suivant en tant qu&#8217;explication : plusieurs interruptions du mouvement s\u00e9culaire de la pr\u00e9cession ont frapp\u00e9 la Terre de mani\u00e8re que nos re-calculations qui n&#8217;utilisent que des observations actuellles et consid\u00e8rent les anciennes observations comme erron\u00e9es doivent \u00eatre incorrectes. Comme ces \u00ab sauts \u00bb de la Terre sont facilement reconnaissables dans des anciennes observations de la pr\u00e9cession, je les ai baptis\u00e9s des \u00ab sauts de pr\u00e9cession \u00bb. Leur nombre factuel et leur ampleur sont encore inconnus et peuvent rester ainsi pour le moment, de m\u00eame que les tenant et les aboutissants de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Pourtant, la supposition des sauts r\u00e9sout le probl\u00e8me, et il y a des indications \u00e0 sa probabilit\u00e9. Apr\u00e8s un saut de la Terre, la pr\u00e9cession se d\u00e9place avec une vitesse l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente comme nous renseignent les enregistrements astronomiques anciens. Tant que les historiens appliquent une vitesse de pr\u00e9cession stables et immuables \u00e0 tous les r\u00e9tro calculs, le r\u00e9sultat sera faux si des changements de vitesse de pr\u00e9cession ont eu lieu comme propos\u00e9 ici, d&#8217;autant plus si ces chocs \u00e9tirent la dur\u00e9e du temps, mais aussi laissent des blancs dans notre escale chronologique. Le comportement chaotique des plan\u00e8tes comme la Terre exclut des r\u00e9tro calculations strictement math\u00e9matiques, et la m\u00e9thode d&#8217;\u00e9talonnage telle qu&#8217;elle est utilis\u00e9e dans les examens physiques comme la datation par le radiocarbone.<br \/>\nLa chronologie historique telle qu&#8217;elle est \u00e9tablie par les humanistes et les historiens de la Renaissance comporte une mauvaise base. Elle a \u00e9t\u00e9 concoct\u00e9e sur des calculs de pr\u00e9cession d&#8217;un genre tr\u00e8s rudimentaire. Par cons\u00e9quent, il n&#8217;est pas logique de compter sur eux en ajustant les dates trouv\u00e9es autrement.<br \/>\nNotre mod\u00e8le de sauts et de tr\u00e9pidations que la Terre a subis de temps en temps est le suivant : il y a une ann\u00e9e fixe, l&#8217;ann\u00e9e sid\u00e9rale, qui ne change pas pendant une longue p\u00e9riode de temps. Elle dure environ 9 minutes de plus que l&#8217;ann\u00e9e civile habituelle de 365 jours. Et il y a l&#8217;ann\u00e9e tropicale qui indique les saisons, compt\u00e9es \u00e0 partir d&#8217;un \u00e9quinoxe de printemps au suivant. Elle est actuellement en moyenne environ 11 minutes plus courte que l&#8217;ann\u00e9e civile, mais a eu des dur\u00e9es diff\u00e9rentes \u00e0 travers les \u00e2ges en raison des sauts occasionnels. Nous ne savons pas ce qui provoque de tels chocs, nous ne pouvons que d\u00e9duire leur occurrence \u00e0 partir d&#8217;enregistrements comme un calendrier couramment utilis\u00e9 et des mesures astronomiques dans l&#8217;Antiquit\u00e9 et \u00e0 l&#8217;\u00e9poque arabe. Apr\u00e8s un choc (ou un saut), certains jours de cette ann\u00e9e particuli\u00e8re sont manquants, et la dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e tropicale ainsi que la vitesse de la pr\u00e9cession est diff\u00e9rente. Pire encore: la Terre a besoin de quelques ann\u00e9es &#8211; disons d\u2019une g\u00e9n\u00e9ration &#8211; pour se stabiliser \u00e0 nouveau. Le mouvement irr\u00e9gulier apr\u00e8s les sauts s&#8217;appelle &#8220;tr\u00e9pidation&#8221; et a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 et mesur\u00e9 par les Grecs et plus tard par les astronomes arabes.<br \/>\nBien s\u00fbr, un saut d\u00e9clenchera une perturbation puissante sur terre avec la capacit\u00e9 \u00e0 an\u00e9antir une partie de tous les \u00eatres vivants et la civilisation de toute l&#8217;humanit\u00e9, bref : une catastrophe. Comme je ne peux pas souligner la cause d&#8217;un tel saut, mais je dois laisser cela \u00e0 une investigation plus approfondie, je ne r\u00e9p\u00e9terai que ce que j&#8217;ai propos\u00e9 depuis plus d&#8217;une d\u00e9cennie (apr\u00e8s des conf\u00e9rences dont le contenu a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9 dans le livre &#8220;Kalendersprung&#8221;, en 2006) : c&#8217;est la Soleil qui secoue les plan\u00e8tes et exerce un ph\u00e9nom\u00e8ne d&#8217;attraction pour elles y compris la Terre. De mes premi\u00e8res conjectures (1977) d&#8217;un fort impact par un bolide dans l&#8217;Oc\u00e9an Atlantique (\u00e0 titre d&#8217;exemple), je devais me retirer. De tels impacts se produisent et causent de grands d\u00e9g\u00e2ts, mais ils sont plut\u00f4t le r\u00e9sultat d&#8217;un saut de l&#8217;ensemble du Syst\u00e8me plan\u00e9taire par lequel des particules plus petites comme les ast\u00e9ro\u00efdes s&#8217;\u00e9garent et peuvent heurter la Terre. Ils n&#8217;ont pas assez de force pour d\u00e9placer la Terre de la mani\u00e8re qui est projet\u00e9e ici : se retourner et revenir dans une position l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente avec une vitesse diff\u00e9rente.<br \/>\nPar un saut, comme propos\u00e9 ici, l&#8217;inclinaison de la Terre par rapport \u00e0 son plan orbital ne change pas essentiellement. L&#8217;angle epsilon reste (\u00e0 quelques secondes d&#8217;arc pr\u00e8s) tel qu&#8217;il \u00e9tait avant le saut, le Nord sur terre reste le Nord, la rotation reste inchang\u00e9e. Seule sa position en ce qui concerne le centre de la pr\u00e9cession avance l\u00e9g\u00e8rement mais sensiblement. Par cela, un certain nombre de jours (disons une semaine) sont saut\u00e9s, la saison de cette ann\u00e9e commence quelques jours plus t\u00f4t. Le temps pr\u00e9cessionnel observ\u00e9 comme position du Soleil par rapport aux \u00e9toiles est raccourci.<br \/>\nLe saut qui peut \u00eatre remarqu\u00e9 plus tard sur une simple observation astronomique dure seulement quelques heures ou tout au plus quelques jours ; nous ne le savons pas. \u00c0 cet \u00e9gard, les r\u00e9cits des survivants ne sont pas tous les m\u00eames. C&#8217;est une telle calamit\u00e9e qui fait \u00e9chouer les r\u00e9tro-calculs si le saut de jours n&#8217;est pas pris en compte.<br \/>\nComme le centre de la gravit\u00e9 de la Lune se trouve \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;orbite de la Terre, la Lune se d\u00e9place avec le saut et, apr\u00e8s une courte p\u00e9riode d&#8217;irr\u00e9gularit\u00e9, reprend sa course habituelle.<br \/>\nDepuis des temps imm\u00e9moriaux jusqu&#8217;\u00e0 maintenant (c&#8217;est-\u00e0-dire jusqu&#8217;\u00e0 la derni\u00e8re \u00e9ruption, il y a environ 650 ans), j&#8217;ai rep\u00e9r\u00e9 quatre saccades en tout, trois d&#8217;entre elles plus ou moins r\u00e9pertori\u00e9es, la plus ancienne devin\u00e9e dans le brouillard pr\u00e9historique. La derni\u00e8re, probablement au 14e si\u00e8cle, \u00e9tait la raison de la r\u00e9forme Gr\u00e9gorienne du calendrier Julien. Par cons\u00e9quent, j&#8217;ai examin\u00e9 le plan directeur de la R\u00e9forme du calendrier Gr\u00e9gorien, le \u00abCompendium\u00bb de Lillius. Il affirme sans doute qu&#8217;une forte irr\u00e9gularit\u00e9 du mouvement c\u00e9leste s&#8217;est produite, de sorte que le calendrier \u00e9tait inad\u00e9quat et la c\u00e9l\u00e9bration de P\u00e2ques a certainement eu lieu \u00e0 une date erron\u00e9e. Le nombre total de jours a saut\u00e9 depuis la date fix\u00e9e de P\u00e2ques qui a \u00e9t\u00e9 convenu au Conseil de Nic\u00e9e s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 dix. En 1582, le pape a ordonn\u00e9 que ce saut soit appliqu\u00e9 et \u2013 de plus \u2013 qu&#8217;une correction mineure dans la frequence de l&#8217;ann\u00e9e bissextile soit ajust\u00e9e, car l&#8217;ann\u00e9e tropicale ait chang\u00e9 un peu. Depuis lors, le calendrier fonctionne parfaitement et P\u00e2ques tombe le bon jour.<br \/>\nUn saut du syst\u00e8me plan\u00e9taire et de la Terre d\u00e9clenche des changements de grande envergure \u00e0 la surface de notre Terre par des s\u00e9ismes, des mar\u00e9es, des \u00e9ruptions de volcans, et la formation ou le naufrage d&#8217;\u00eeles et de cha\u00eenes de montagnes, etc. Jusqu&#8217;\u00e0 ce que tout se soit calm\u00e9 \u00e0 nouveau en relativement peu de temps. La Terre oscille un peu pendant des ann\u00e9es ou des d\u00e9cennies, et ce mouvement indisciplin\u00e9 \u00e9tait appel\u00e9 tr\u00e9pidation par les anciens astronomes. Ils l&#8217;ont mesur\u00e9 et ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s perturb\u00e9s. Ils ne pouvaient pas l&#8217;int\u00e9grer dans leur compr\u00e9hension du syst\u00e8me solaire. Apr\u00e8s un certain temps, la Terre est redevenue stable \u00e0 nouveau, les tr\u00e9pidations sont devenues nulles, et les astronomes de la Renaissance comme Tycho Brahe pourraient d\u00e9clarer qu&#8217;il n&#8217;y en avait pas et que cela ne s&#8217;\u00e9tait jamais produit ; les mesures ant\u00e9rieures ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant inexactes. C&#8217;est une opinion g\u00e9n\u00e9rale jusqu&#8217;\u00e0 aujourd&#8217;hui.<br \/>\nMaintenant, c&#8217;est l&#8217;un des points o\u00f9 je ne suis pas d&#8217;accord. Bien qu&#8217;il ne soit pas facile de trouver des sources authentiques avant le dernier saut, certaines cependant sont transmises de mani\u00e8re fiable, comme je le crois. Elles t\u00e9moignent d&#8217;observations et de discussions minutieuses sur les r\u00e9sultats perturbateurs, en particulier en ce qui concerne les textes arabes. Avant eux, les Grecs avaient \u00e9galement not\u00e9 ce mouvement brusque. Th\u00e9on d&#8217;Alexandrie, le math\u00e9maticien, est principalement cit\u00e9 avec des chiffres \u00e9tonnants. Un autre c\u00e9l\u00e8bre grec ayant remarqu\u00e9 et d\u00e9crit le ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9tait Callippe de Cyzique. J&#8217;interpr\u00e8te leurs dates comme projection des dates d&#8217;observation prises dans un court laps de temps apr\u00e8s un saut. Ils diff\u00e8rent un peu au fil du temps, comme on pouvait s&#8217;y attendre. La premi\u00e8re allusion \u00e0 un tel \u00e9v\u00e9nement remonte \u00e0 Herm\u00e8s Trism\u00e9giste, une figure mythique sur laquelle, n\u00e9anmoins, on se confiait dans le pass\u00e9, comme Delambre le dit avec scepticisme.<br \/>\nLes Arabes (comme Th\u0101bit ibn Qurra, Al-Battani et autres) pour leur \u00e9poque ont appel\u00e9 le mouvement indisciplin\u00e9 de la Terre iqbal et idbar (en latin accessio et recessio) et ont donn\u00e9 des mesures l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rentes. Il y a une litt\u00e9rature moderne sur ce point que j&#8217;ai \u00e9tudi\u00e9 et cit\u00e9 longuement dans le livre. \u00c0 l&#8217;\u00e9poque de Georg von Peuerbach et de Regiomontanus, la tr\u00e9pidation \u00e9tait encore observ\u00e9e, mais diminuait lentement. Quant aux tables du roi Alphonse, elles incluaient le mouvement au d\u00e9but, mais l&#8217;ont plus tard exclu. La terre est devenue stable \u00e0 nouveau.<br \/>\nLes diff\u00e9rents vitesses de pr\u00e9cession de la Terre au cours de la longue histoire de la science astronomique ont \u00e9t\u00e9 pour Copernic un des \u00e9clairs tournants &#8211; en fait son illumination de d\u00e9part &#8211; ce qui l&#8217;a amen\u00e9 \u00e0 reconsid\u00e9rer la th\u00e9orie du mouvement plan\u00e9taire. En fin de compte, c&#8217;\u00e9tait la d\u00e9couverte de la tr\u00e9pidation qui lui a donn\u00e9 l&#8217;id\u00e9e de projeter son mod\u00e8le h\u00e9liocentrique de l&#8217;univers. Si la pr\u00e9cession peut changer et m\u00eame trembler de temps en temps, ce n&#8217;est pas tout le ciel avec la Soleil et les \u00e9toiles qui secouent, mais la Terre qui subit un tel mouvement. En fait, comme il le d\u00e9clare dans son introduction, il a seulement r\u00e9p\u00e9t\u00e9 ce que certains \u00e9crivains grecs, latins et arabes avaient propos\u00e9 avant lui.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Polarstern Rom<br \/>\nLe mouvement pr\u00e9cessionale de l&#8217;\u00e9toile Polaris (mosaique a Rome).<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 4 : Essayer de se faire une id\u00e9e du temps pass\u00e9.<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Ce qui manque d&#8217;urgence : une analyse du d\u00e9veloppement de l&#8217;historiographie. Comment s&#8217;est form\u00e9 notre chronologie, par qui et sur quelle base? \u00c0 la fin, nous nous rendons compte que c&#8217;\u00e9tait le travail des humanistes du 16e si\u00e8cle, et qu&#8217;ils devaient partir presque de z\u00e9ro, en utilisant toutes sortes de fragments et m\u00eame en inventant beaucoup. Il y a peu d&#8217;historiographes qui traitent cette question. Ils tiennent g\u00e9n\u00e9ralement pour acquis que notre chronologie, telle qu&#8217;elle est \u00e9tablie de nos jours, est plus ou moins fid\u00e8le \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 et ne peut \u00eatre mise en doute que dans les \u00e9poques pr\u00e9historiques et les premiers temps historiques dans des parenth\u00e8ses mineures. Parmi les rares qui ont plong\u00e9 dans cette question \u00e9pineuse &#8211; \u00e0 part le nouveau mouvement de la critique chronologique que je propage dans mes livres \u2013 il y a l&#8217;\u00e9minent \u00e9rudit Anthony Grafton (Princeton) qui a ouvert les yeux aux acad\u00e9miciens comment les dates furent cr\u00e9\u00e9es dans la Renaissance. Afin d&#8217;illustrer les m\u00e9thodes du 16e et 17e si\u00e8cles en construisant une chronologie acceptable, je cite quelques passages du livre d&#8217;Isaac Newton modifiant la chronologie ancienne (1728) qui, en quelque sorte, sert de mod\u00e8le \u00e0 la pens\u00e9e habituelle d&#8217;\u00e9tablir l&#8217;\u00e2ge des \u00e9v\u00e9nements historiques par calcul de pr\u00e9cession. Il \u00e9tait cens\u00e9 \u00eatre l&#8217;un des hommes les plus savants de son temps et dans cette affaire, mais ne comprenait pas la fragilit\u00e9 de son syst\u00e8me pour \u00e9tablir des dates historiques. Ce qui manquait, c&#8217;\u00e9tait une inspection approfondie des sources qu&#8217;il utilisait pour son but, comme l&#8217;a \u00e9crit Voltaire. Newton consid\u00e9rait une figure mythique comme Cheiron le grec et consid\u00e9rait ses indications quant aux dates pr\u00e9cessionnaires comme assez solides pour \u00e9tablir une chronologie qui prouvait la sup\u00e9riorit\u00e9 des dates bibliques. Une autre source pour Newton \u00e9tait Sanchoniathon et son \u00ab Histoire ph\u00e9nicienne \u00bb, un roman que nous appelons aujourd&#8217;hui fictif. Comment bien fond\u00e9s sont les r\u00e9sultats modernes du d\u00e9chiffrage des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques? Peut-on faire confiance aux archives astronomiques babyloniennes utilis\u00e9es par les savants modernes? Bien que Kugler ait domin\u00e9 les scientifiques chald\u00e9ens, il y a des chercheurs comme Neugebauer ou David Dicks qui critiquent s\u00e9v\u00e8rement cette consid\u00e9ration na\u00efve. Les tables cun\u00e9iformes ne transmettent pas d&#8217;observations r\u00e9elles, mais des proc\u00e9dures math\u00e9matiques qui ne peuvent \u00eatre localis\u00e9es en temps r\u00e9el. En outre, la cha\u00eene de transmission aux Grecs n&#8217;est pas claire. Pourtant, Ptol\u00e9m\u00e9e a bas\u00e9 sa chronologie sur un roi chald\u00e9en peu connu appel\u00e9 Nabonassar et a fix\u00e9 sa date \u00e0 888 ans avant lui, qui se lirait aujourd&#8217;hui comme 747 av. J.-C., encore pris comme ancre chronologique jusqu&#8217;\u00e0 maintenant. Dans la chronologie \u00e9gyptienne, le probl\u00e8me est encore plus grand. Alors que le d\u00e9but du calendrier \u00e9gyptien &#8211; la pr\u00e9tendue \u00ab date la plus ancienne de l&#8217;histoire du monde \u00bb &#8211; avait d&#8217;abord \u00e9t\u00e9 fix\u00e9 au 5e mill\u00e9naire av. J.-C. (\u00c9d. Meyer 1904) el est maintenant vu au troisi\u00e8me, il est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 pour appartenir \u00e0 une date plus jeune, 1460 ann\u00e9es en moins. Le coupable est le calcul de Sothic qui ne permet que des sauts de cette taille. Neugebauer a montr\u00e9 que le cycle de Sothic comptant de Censorinus n&#8217;a pas de base factuelle ni de documents fiables. L&#8217;ann\u00e9e \u00e9gyptienne est li\u00e9e aux inondations du Nil et non aux \u00e9toiles. L&#8217;astronomie dans la vall\u00e9e du Nil \u00e9tait s\u00fbrement tr\u00e8s avanc\u00e9e, mais nous n&#8217;avons pas d&#8217;enregistrements hi\u00e9roglyphiques \u00e0 cet effet. Les peintures d&#8217;un zodiaque \u00e0 Dendera et \u00e0 Esna ne peuvent pas \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es comme des horoscopes (comme cela avait \u00e9t\u00e9 essay\u00e9) car nous ne connaissons m\u00eame pas les signes ou les lettres pour les plan\u00e8tes. Sauf pour les signes zodiacaux typiques de type romain, tous les autres glyphes \u00e9gyptiens pour les \u00e9toiles ou les constellations sont particuliers et seulement partiellement d\u00e9chiffr\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 maintenant. L&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une catastrophe qui a balay\u00e9 les habitants et leur connaissance semble la r\u00e9ponse la plus simple pour r\u00e9soudre l&#8217;\u00e9nigme parce que personne ne pouvait lire les hi\u00e9roglyphes au temps de la Renaissance jusqu&#8217;\u00e0 la red\u00e9couverte de leur signification apr\u00e8s la campagne d&#8217;\u00c9gypte de Napoleon.<br \/>\nKepler se servait d\u2019une supernova pour surmonter le dogme rigoureux de la foi chr\u00e9tienne affirmant que la cr\u00e9ation divine avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 accomplie une fois et que de nouveaux \u00e9l\u00e9ments celestes ne pouvaient \u00eatre ajout\u00e9s. En ce qui concerne la naissance du Christ, Kepler a eu recours \u00e0 un tel \u00e9v\u00e9nement. Il a reli\u00e9 la supernova observ\u00e9e, en 1604, \u00e0 Prague \u00e0 une conjonction de Jupiter et de Saturne qui s&#8217;est produite l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente et a conclu que cet \u00e9v\u00e9nement pourrait \u00eatre utilis\u00e9 pour dater l&#8217;\u00e9toile de Bethl\u00e9em. Sur les sept possibilit\u00e9s math\u00e9matiques pour une conjonction des deux plan\u00e8tes dans la constellation des Poissons, il a s\u00e9lectionn\u00e9 celui qui est venu le plus pr\u00e8s du temps suppos\u00e9 de l&#8217;empereur Auguste et a ainsi fix\u00e9 la naissance du Christ \u00e0 l&#8217;an 7 avant l\u2019an 1 apr\u00e8s J.-C.. Bien que nous puissions rire de ce raccourci de Kepler, nous maintenons toujours ce point de fixation de notre chronologie sans r\u00e9fl\u00e9chir sur le non-sens de l&#8217;op\u00e9ration enti\u00e8re.<br \/>\nIl y a une date fixe similairement dans l&#8217;astronomie chinoise qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e aujourd&#8217;hui largement pour de nombreuses raisons : une Nova dans la n\u00e9buleuse de crabe, \u00e9gale \u00e0 l&#8217;ann\u00e9e 1054 apr. J.-C. (autrement c\u00e9l\u00e8bre a cause du schisme de l&#8217;\u00e9glise). Les astronomes chinois ont not\u00e9 des observations d&#8217;\u00e9toiles avec une grande pr\u00e9cision \u00e0 un dixi\u00e8me de degr\u00e9 pr\u00e8s, mais dans ce cas, une diff\u00e9rence d&#8217;environ 1,5\u00b0 doit \u00eatre excus\u00e9e. Pour retrouver l&#8217;ann\u00e9e, on doit choisir entre deux \u00e9clipses solaires, mais aucune de ces choses ne correspond vraiment, et toute l&#8217;affaire est, au plus, une histoire astrologique. L&#8217;expert Pankenier conclut que les dates d&#8217;observation jadis n&#8217;avaient pas \u00e9t\u00e9 prises au moment, mais r\u00e9tro calcul\u00e9es plus tard, et avec des erreurs. Un texte japonais remis 176 ans plus tard que le Chinois est pr\u00e9sent\u00e9 pour sauver le mythe, mais en vain parce que dans ce document, la supernova a \u00e9t\u00e9 vue peu apr\u00e8s minuit alors que le premier rapport souligne qu\u2019elle \u00e9tait visible pendant la journ\u00e9e.<br \/>\nLes tables alphonsines m\u00e9ritent une autre analyse, car elles ont \u00e9t\u00e9 importantes et largement utilis\u00e9es dans la Renaissance. Il existe deux types : les tablettes latines et les Castillanes. Les deux sont attribu\u00e9s au roi Alphonse X le Sage, avec une \u00e9poque nominale 1252 apr. J.-C., m\u00eame si on dit qu&#8217;ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits vers la fin de son r\u00e8gne vers 1270. Une recherche diligente me permet de conclure que seules les tables latines sont authentiques, le livre Castillan est un faux du 16e si\u00e8cle voire seulement du 19e si\u00e8cle. Et les tablettes latines ne remontent pas au 13e si\u00e8cle non plus, mais sont un produit de 1500, en partie \u00e9crit par un astronome au service de la reine Isabelle de Castille, en utilisant des tables anciennes de Johannes de Saxonia et d&#8217;autres. L&#8217;auteur \u00e9tait Alfonsus de Cordoba, travaillant \u00e0 S\u00e9ville et s&#8217;appelait donc Hispalense. L&#8217;attribution des tables du fabuleux roi Alphonse n&#8217;est qu&#8217;une courtoisie pour les Espagnols alors que la plupart des savants savaient que ce roi \u00e9tait une invention dans la course \u00e0 la r\u00e9putation parmi les humanistes d&#8217;Europe. Copernic utilisait les tables \u00e9lisab\u00e9thaines alors qu&#8217;il ne mentionnait pas les pr\u00e9tendues tables alphonsines.<br \/>\nDans l&#8217;astrologie andalouse, comme l&#8217;aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit le roi Alphonse, l&#8217;\u00e9cart est \u00e9galement \u00e9vident. La source pour son \u00ab Livre des Croix \u00bb est un suppos\u00e9 texte latin tardif des Wisigoths (du 5e au 8e si\u00e8cle), h\u00e9las, une traduction en arabe de celui-ci mis en versets autour de 800, dont il ne reste qu&#8217;un petit po\u00e8me du 15e si\u00e8cle, et un texte plus moderne du 11e si\u00e8cle, manquant \u00e9galement. Ce que nous avons vraiment \u00e0 port\u00e9e de main, c&#8217;est la traduction Alphonsine et une retraduction du Castillan en Arabe au 15e si\u00e8cle, enfin un texte d&#8217;Al-Baqqar utilisant ces fragments. L&#8217;\u00e9cart d&#8217;un millier d&#8217;ann\u00e9es entre les Wisigoths et Al-Baqqar pourrait \u00eatre combl\u00e9 par un autre astrologue qui avait \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 par Al-Makkari. Tout ce patchwork est possible en raison de recherches modernes faites par certains des meilleurs orientalistes existants (cit\u00e9s dans le livre). Le fil est tr\u00e8s mince et se brise au moindre contact : le \u00ab Livre des Croix \u00bb date plut\u00f4t de la Renaissance et utilise des po\u00e8mes arabes contemporains.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Alfonso Widder<br \/>\nThe Ram (Aries) in the book on astronomy of Alfonso the Wise (Castilia, Spain)<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 5 : Le saut fatal<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">En ce qui concerne l&#8217;histoire de l&#8217;\u00e9criture, une question importante se pose : comment se fait-il que les hi\u00e9roglyphes \u00e9gyptiens ou les caract\u00e8res cun\u00e9iformes babyloniens aient \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9s et aient d\u00fb \u00eatre d\u00e9chiffr\u00e9s au 19e si\u00e8cle par les savants europ\u00e9ens ? Pourquoi les Grecs n&#8217;avaient-ils pas compos\u00e9 des dictionnaires d&#8217;\u00c9gyptien alors qu&#8217;ils \u00e9taient responsables de la pr\u00e9tendue immense biblioth\u00e8que d&#8217;Alexandrie ?<br \/>\nAutre question : les Iraniens ont cess\u00e9 d&#8217;\u00e9crire en caract\u00e8res cun\u00e9iformes au 1er si\u00e8cle avant J.-C. et ont recommenc\u00e9, cette fois en lettres arabes, sept cents ans plus tard. Comment ont-ils conserv\u00e9 leurs cultures litt\u00e9raires dans l&#8217;intervalle ? Et ainsi de suite &#8211; un grand nombre de questions peuvent \u00eatre pos\u00e9es, les r\u00e9ponses manquent.<br \/>\nIl y\u2019a un vide enorme dans l&#8217;histoire de la transmission des connaissances et de la diffusion des techniques de communication, il nous faut une histoire de l&#8217;historiographie. De plus, la fa\u00e7on dont notre chronologie a \u00e9t\u00e9 construite nous fait d\u00e9faut. Et enfin une \u00e9tude \u00e9cologique de l&#8217;histoire de l&#8217;humanit\u00e9 n&#8217;en est encore qu&#8217;au d\u00e9but. Les vrais grands \u00e9v\u00e9nements &#8211; catastrophes exo-terrestres qui ont d\u00e9truit des civilisations enti\u00e8res et fait dispara\u00eetre des \u00eatres vivants de certaines parties du monde, ont chang\u00e9 les c\u00f4tes et les \u00eeles, les cha\u00eenes de montagnes et les rivi\u00e8res &#8211; sont encore \u00e0 rechercher en g\u00e9n\u00e9ral (comme je l&#8217;ai faite dans la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique, il y a 40 ans).<br \/>\nJe consid\u00e8re ces \u00e9v\u00e9nements cataclysmiques comme des faits, importants pour notre compr\u00e9hension de ce qui s&#8217;est pass\u00e9 entre l&#8217;\u00e9poque romaine et la Renaissance, pour donner un exemple. Les \u00ab \u00e2ges sombres \u00bb doivent \u00eatre remplis de lumi\u00e8re ou \u00eatre effac\u00e9s de nos livres d&#8217;histoire. En expliquant comment ces interruptions dans l&#8217;\u00e9volution des civilisations ont pris forme, on ne doit pas penser \u00e0 la g\u00e9ophysique seulement. Dans l&#8217;\u00e9tat actuel de mes recherches, c&#8217;est le Soleil qui subit des sauts et avec lui tout le syst\u00e8me plan\u00e9taire, y compris la Terre. Je dois laisser cette recherche aux astronomes et aux g\u00e9ophysiciens comp\u00e9tents. Ma t\u00e2che consiste \u00e0 \u00e9valuer ces quelques allusions importantes dans notre tradition et dans l&#8217;histoire qui souscrit \u00e0 la ligne g\u00e9n\u00e9rale des recherches que j&#8217;ai faite depuis tant d&#8217;ann\u00e9es.<br \/>\nLe saut de la Terre perceptible de temps en temps &#8211; peut-\u00eatre trois ou quatre fois au cours des deux ou trois mill\u00e9naires pass\u00e9s &#8211; la d\u00e9place dans la m\u00eame direction que la d\u00e9rive pr\u00e9cessionnelle habituelle. Le saut provoque quelque temps une pr\u00e9cession acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, laisse la Terre basculer un peu, avant que celle-ci retrouve sa stabilit\u00e9 \u00e0 nouveau. La premi\u00e8re chose que remarquent les astronomes d&#8217;aujourd&#8217;hui est la diff\u00e9rence de la position du Soleil (ce qui signifie : la Terre) par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9quinoxe. La date cruciale du calendrier est atteinte un peu plus t\u00f4t apr\u00e8s le saut. Si ce nombre de jours est connu, par exemple par l&#8217;utilisation continue du calendrier, le montant d&#8217;ann\u00e9es de pr\u00e9cession &#8220;saut\u00e9e&#8221; est plus ou moins connu. La date doit \u00eatre corrig\u00e9e.<br \/>\nEt une autre erreur, seulement visible apr\u00e8s quelques g\u00e9n\u00e9rations, doit \u00eatre corrig\u00e9e. La dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e tropicale a l\u00e9g\u00e8rement chang\u00e9, de sorte que la journ\u00e9e bissextile doit \u00eatre ajust\u00e9e. Les deux actions ont \u00e9t\u00e9 entreprises par la r\u00e9forme du calendrier Gr\u00e9gorien : sautez plus de dix jours et enlevez 3 jours bissextiles tous les quatre cents ans.<br \/>\nLes mythes et les histoires religieuses contiennent beaucoup d&#8217;indications sur les catastrophes qui ont frapp\u00e9 la Terre et l&#8217;humanit\u00e9, mais quant \u00e0 leur intensit\u00e9 et leurs dates, elles ne sont gu\u00e8re \u00e9valu\u00e9es. Cic\u00e9ron a d\u00e9clar\u00e9 que la renomm\u00e9e et la tradition de l&#8217;homme avaient \u00e9t\u00e9 interrompues par des inondations ou des incendies dans le monde, et c&#8217;est pourquoi les g\u00e9n\u00e9rations ult\u00e9rieures ne savaient rien de leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs.<br \/>\nApr\u00e8s pr\u00e8s d&#8217;un si\u00e8cle d&#8217;enseignement quand il \u00e9tait inopportun ou m\u00eame exclus des universit\u00e9s de croire aux catastrophes mondiales, maintenant le vent a chang\u00e9 et la piste d&#8217;accidents mineurs tels que les impacts de bolide, de m\u00e9t\u00e9orite ou m\u00eame de com\u00e8te est explor\u00e9e. Ce n&#8217;est pas ce que je propose ici. Bien s\u00fbr, de tels accidents ont eu lieu et ont contribu\u00e9 \u00e0 fa\u00e7onner la cro\u00fbte terrestre, mais ils n&#8217;ont pas renvers\u00e9 la Terre ni chang\u00e9e la vitesse orbitale ni bris\u00e9e le bon d\u00e9roulement des dates. Un saut de pr\u00e9cession concerne la Terre en tant que corps enti\u00e8re est son chemin sur l&#8217;orbite. Les perturbations caus\u00e9es par des bolides n&#8217;agissent que pendant un moment et ne changent pas grand-chose, \u00e0 part de provoquer d&#8217;\u00e9normes d\u00e9g\u00e2ts dans des parties circonscrites du globe.<br \/>\nLa plupart des catastrophistes \u00e9voquent la d\u00e9localisation du p\u00f4le Nord lorsqu&#8217;ils vont dans les d\u00e9tails. Je ne suis pas conforme \u00e0 cette vision g\u00e9n\u00e9rale. Un saut de pr\u00e9cession ne modifie pas la position du p\u00f4le Nord sur la Terre; elle change la position de l&#8217;axe pointant vers le ciel. Par le mouvement particulier de la Terre que je propose ici, le d\u00e9cor visuel &#8211; les \u00e9toiles &#8211; change. Une certaine distance du Nord c\u00e9leste le long du cercle de pr\u00e9cession est raccourcie en quelques heures ou quelques jours (au lieu de plusieurs si\u00e8cles). De m\u00eame, l&#8217;inclinaison de l&#8217;axe par rapport \u00e0 son plan orbital, l&#8217;angle epsilon, ne change pas substantiellement. Sur cette question, j&#8217;ai un point de vue diff\u00e9rent de celui de Christoph Marx et de beaucoup de catastrophistes depuis la Renaissance.<br \/>\nMarx a un sch\u00e9ma sur son site web qui explique ainsi le dernier saut : la vitesse de pr\u00e9cession de l&#8217;\u00e9poque grecque (36 000 ans sur un cycle entier) passe subitement \u00e0 25 800 ans de nos jours. Par ce saut, l&#8217;epsilon aurait chang\u00e9 de 32\u00b0 \u00e0 23,5\u00b0 aujourd&#8217;hui. Je l&#8217;ai contest\u00e9 avec lui et je maintiens toujours ma position: le taux de pr\u00e9cession a chang\u00e9, mais &#8211; \u00e0 travers le saut &#8211; pas l&#8217;angle epsilon (\u00e0 part les changements mineurs qui ne comptent pas sur notre fa\u00e7on de consid\u00e9rer le probl\u00e8me parce qu&#8217;ils sont trop petits pour \u00eatre remarqu\u00e9s avec des m\u00e9thodes simples de mesure qui les Grecs ou les Arabes ou les astronomes de la Renaissance avaient \u00e0 leur disposition).<br \/>\nNous reviendrons au mouvement d&#8217;un tel saut dans le chapitre suivant. Ici, je m&#8217;informe sur un catastrophiste catholique du 19e si\u00e8cle et ses vues : le j\u00e9suite Manuel Lacunza, plus connu sous le nom de Juan Josaphat Ben-Ezra. Son livre avait \u00e9t\u00e9 discut\u00e9 pendant des d\u00e9cennies dans toute l&#8217;Europe, mais a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9 par son \u00e9glise pour h\u00e9r\u00e9sie. Sur certains points, il pr\u00e9voyait un d\u00e9veloppement moderne de la connaissance bien qu&#8217;il croyait aussi \u00e0 un changement d\u00e9cisif de l&#8217;angle epsilon dans une catastrophe.<br \/>\nIl y a toute une phalange de sp\u00e9cialistes ainsi que de la\u00efques qui ont travaill\u00e9 sur le th\u00e8me que je traite ici, mais pour des raisons de concision, je ne les mentionne pas dans ce livre, \u00e0 une exception pr\u00e8s : Christian Bl\u00f6ss. Il est un pionnier de la critique chronologique fondamentale et a trouv\u00e9 jusqu&#8217;ici les meilleures r\u00e9ponses au probl\u00e8me. Ses livres (1990, 1997 et 2000) auxquels je fais allusion ici doivent \u00eatre lus imp\u00e9rativement par tous ceux qui se livrent \u00e0 nos recherches.<br \/>\nIl y a un autre \u00e9crivain bien connu du public anglais, que, h\u00e9las, j&#8217;ai seulement lu apr\u00e8s avoir termin\u00e9 le livre actuel : Alfred de Grazia. Je recommande chaleureusement son \u00ab The Lately Tortured Earth \u00bb \u00e0 partir de 1983. Il cite les disciples de H\u00f6rbiger comme Poznansky et Bellami et est profond\u00e9ment fascin\u00e9 par Donnelly (1883).<br \/>\nExaminons ce qui se passe pendant un saut. Une collision avec un bolide, m\u00eame de la taille de Shoemaker-Levy, qui s\u2019\u00e9st \u00e9cras\u00e9 sur Jupiter il n&#8217;y a pas si longtemps, ne d\u00e9s\u00e9quilibrait pas la Terre comme je l&#8217;envisageais. La plupart des plan\u00e8tes, et \u00e0 plus forte raison la Terre, sont pench\u00e9es sur leurs orbite, et c&#8217;est ce qui leur donne l&#8217;endurance qui maintient la vitesse et la position dans l&#8217;espace. \u00c0 une exception pr\u00e8s : l&#8217;oscillation connue sous le nom de pr\u00e9cession est un point faible. Et c&#8217;est ainsi que la Terre c\u00e8de \u00e0 un saut soudain qui affecte le syst\u00e8me plan\u00e9taire. La Terre n&#8217;est pas une sph\u00e8re parfaite, mais poss\u00e8de une bosse ; par le saut, la bosse sera disloqu\u00e9e un peu, ce qui entra\u00eenera une vitesse l\u00e9g\u00e8rement diff\u00e9rente sur son orbite.<br \/>\nQu&#8217;est-ce que cela signifie pour la cro\u00fbte sup\u00e9rieure ? D\u00e9vastation et catastrophe. De vastes inondations de type tsunami. Tremblements de terre d&#8217;une violence inou\u00efe. Lib\u00e9ration de vapeurs et de poussi\u00e8res dans l&#8217;atmosph\u00e8re, etc. &#8211; tout ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit mille fois par des catastrophistes. Apr\u00e8s l&#8217;\u00e9v\u00e9nement, l&#8217;homme a d\u00fb red\u00e9couvrir les lignes c\u00f4ti\u00e8res, d\u00e9terrer des villes et des habitations anciennes, retrouver les connaissances et le savoir-faire, tout comme Platon et d&#8217;autres philosophes le d\u00e9crivaient drastiquement dans leurs livres. Je rappelle ici quelques exemples issus de mon exp\u00e9rience que j\u2019ai rassembl\u00e9s depuis quatre d\u00e9cennies, en Espagne ou sur l&#8217;\u00eele de Malte, concernant le trac\u00e9 des c\u00f4tes anciennes \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du pays, ou de \u00ab nouvelles \u00bb montagnes et rivi\u00e8res.<br \/>\nJ&#8217;ai accord\u00e9 une attention particuli\u00e8re \u00e0 une d\u00e9couverte : les marques de roues p\u00e9trifi\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9poque pr\u00e9historique. Je les ai compar\u00e9es \u00e0 des empreintes fossiles semblables \u00e0 celles des dinosaures, voire aux v\u00e9n\u00e9r\u00e9es empreintes de l&#8217;homme et des dieux partout sur la Terre. Ils racontent une histoire sacr\u00e9e qui n&#8217;est pas enti\u00e8rement comprise jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Je crois qu&#8217;un grand nombre d&#8217;entre eux sont des t\u00e9moins d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cataclysmiques qui font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des moments de danger extr\u00eames lors de la fuite d&#8217;hommes ou d&#8217;animaux, qui ont laiss\u00e9 leurs empreintes dans la craie fra\u00eechement tomb\u00e9e qui s&#8217;est solidifi\u00e9e, conservant instantan\u00e9ment l&#8217;\u00e9v\u00e9nement pour toute l&#8217;\u00e9ternit\u00e9. (Vous pouvez consulter ma contribution <a href=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/2016\/12\/31\/ornieres\/\">Les orni\u00e8res dans la roche<\/a>, o\u00f9 un bref article en fran\u00e7ais parle de mon exploration approfondie des marques de roue dans toute l&#8217;Europe, et qui sont appel\u00e9es \u00ab Cart Ruts \u00bb \u00e0 Malte.)<br \/>\nDes cartes des anciennes c\u00f4tes et des \u00eeles existent, mais nous ne sommes pas s\u00fbrs de la v\u00e9racit\u00e9 de leur contenu. Il existe, par exemple, une carte de l&#8217;\u00eele d&#8217;Heligoland de la mer du Nord \u00e0 partir de 1649 montrant trois \u00e9poques de l&#8217;\u00eele au cours des 800 derni\u00e8res ann\u00e9es. L\u2018ile est devenue plus petite \u00e0 chaque fois, ne se contentant pas de r\u00e9tr\u00e9cir, mais de se brisant brusquement sous l&#8217;effet du cataclysme. Le g\u00e9ologue Philippine (1925) pr\u00e9vient que la carte ne doit pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une preuve exacte de la tradition, mais qu&#8217;elle refl\u00e8te en quelque sorte ce qui pourrait \u00eatre accept\u00e9 comme une id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale : il y a eu trois \u00e9v\u00e9nements r\u00e9cemment qui ont chang\u00e9 la surface des c\u00f4tes et des \u00eeles dans la mer du Nord. L&#8217;un est bien connu comme la soi-disant \u00ab grande noyade \u00bb de 1356. Elle doit se r\u00e9f\u00e9rer au dernier choc que nous avons situ\u00e9 vers 1350 apr\u00e8s J.-C.. \u00c0 cette \u00e9poque, beaucoup de terres avaient \u00e9t\u00e9 perdues, donnant naissance \u00e0 la ligne c\u00f4ti\u00e8re d&#8217;aujourd&#8217;hui. En revenant \u00e0 l&#8217;\u00e2ge m\u00e9galithique, la c\u00f4te nord se trouvait au milieu entre l&#8217;Angleterre et le Danemark, comprenant le Dogger Bank comme terre agricole. Les soi-disant \u00ab Peuples de la mer \u00bb arrivant en \u00c9gypte et tu\u00e9s par Rams\u00e8s II ont d\u00e9clar\u00e9 que leurs terres aux confins du Nord avaient \u00e9t\u00e9 endommag\u00e9es par d&#8217;\u00e9normes cataclysmes (comme ce que montrent les bas-reliefs du temple M\u00e9dinet Habou mentionn\u00e9s par Spanuth).<br \/>\nDans la tradition, les catastrophes cosmiques sont souvent associ\u00e9es aux com\u00e8tes, et la peur de ces corps c\u00e9lestes irr\u00e9guliers est unanime dans tous les r\u00e9cits. Cependant, m\u00eame l\u00e0 nous devons \u00eatre prudents, les r\u00e9cits doivent \u00eatre soigneusement examin\u00e9s. Je donne un exemple d&#8217;un livre invent\u00e9 au 19e si\u00e8cle mettant en sc\u00e8ne une personne c\u00e9l\u00e8bre, l&#8217;humaniste italien Toscanelli, qu&#8217;il ne faut pas prendre au s\u00e9rieux. Pourtant, une r\u00e9apparition enregistr\u00e9e des com\u00e8tes a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour construire une s\u00e9quence chronologique dans les temps modernes.<br \/>\nLes ast\u00e9ro\u00efdes sont un autre domaine qui peut nous apprendre \u00e0 quel point notre syst\u00e8me plan\u00e9taire est jeune. Il semble que certains de ces ast\u00e9ro\u00efdes qui circulent en orbite entre Jupiter et Mars soient assez nouveaux ; ils peuvent avoir \u00e9t\u00e9 captur\u00e9s r\u00e9cemment ou ont chang\u00e9 leur orbite. Mercure a peut-\u00eatre chang\u00e9 son orbite ainsi que sa surface, dans les temps historiques.<br \/>\nUn domaine d&#8217;exploration difficile est le calendrier agricole tel qu&#8217;il \u00e9tait en pratique jusqu&#8217;\u00e0 la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration. La plupart des agriculteurs y croyaient et s&#8217;y fiaient jusqu&#8217;\u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente. Comment ces gens pourraient-ils pr\u00e9voir des calamit\u00e9s climatiques ou des p\u00e9riodes de beau temps en les d\u00e9crivant se produisant r\u00e9guli\u00e8rement certains jours tous les ans ?<br \/>\nDepuis l&#8217;\u00e9poque des \u00c9trusques ces sch\u00e9mas avaient fonctionn\u00e9. Ils \u00e9taient fond\u00e9s sur les observations de nombreuses g\u00e9n\u00e9rations, certaines bien d\u00e9crites dans les textes latins. Un exemple peut \u00eatre lu dans les Ph\u00e9nom\u00e8nes d&#8217;Aratus, concernant la n\u00e9buleuse du Cancer, Praesepe. Il me semble que les m\u00e9t\u00e9orologues anciens ont pens\u00e9 que certains nuages \u200b\u200bde poussi\u00e8re cosmique sont situ\u00e9e dans l&#8217;orbite de la Terre. Chaque fois que la Terre plonge dans un tel nuage, elle subit un temps sp\u00e9cifique, qu&#8217;il s&#8217;agisse de pluie ou de soleil, de chaleur froide ou intense, selon le caract\u00e8re du nuage. Tous les jours ont \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s pour m\u00e9moriser le temps pr\u00e9vu, comme le fait la liturgie catholique romaine o\u00f9 les jours portent les noms de saints, conserv\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 aujourd&#8217;hui. C&#8217;\u00e9tait l&#8217;une des principales raisons pour lesquelles la r\u00e9forme du calendrier par le pape Gr\u00e9goire \u00e9tait si urgente. La liturgie s&#8217;\u00e9tait d\u00e9cal\u00e9e. Apr\u00e8s la correction, elle \u00e9tait \u00e0 nouveau en accord.<br \/>\nUne des questions souvent pos\u00e9e est la suivante : pourquoi les faits retenus dans ce calendrier ne sont plus vrais ? Il y a plusieurs raisons, dont l&#8217;une pourrait simplement \u00eatre le processus d&#8217;\u00e9puisement. \u00c0 chaque passage, le nuage fait tomber de la mati\u00e8re, sa puissance diminue, la quantit\u00e9 de glace (ou tout ce qui est en jeu) diminue. Certains nuages peuvent se dissiper dans le temps, d&#8217;autres disparaissent compl\u00e8tement. De grands \u00e9v\u00e9nements comme la date de l\u2018Assomption de Marie (15 ao\u00fbt) ou les jours de la \u00ab canicule \u00bb c\u00e9l\u00e8bre pour la chaleur intense fin juin surviennent toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">F\u00fc\u00dfe Jesu<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Empreintes des pieds de J\u00e9sus sur une pile de bapt\u00e8me en bronce<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 6 : Le renversement des cieux<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Tous les hommes racontent des mythes repr\u00e9sentant le renversement des cieux. Ils gardent en m\u00e9moire d&#8217;horribles accidents que notre Terre a subi. Certains mythes sont des tr\u00e9sors rares qui conservent une compr\u00e9hension primordiale du monde, une sorte de \u00ab Weltanschauung \u00bb. Pourtant, les mythes n&#8217;imposent pas une croyance aveugle, ils ne sont destin\u00e9s qu&#8217;\u00e0 un groupe restreint de personnes. Nous devons les consid\u00e9rer comme des phares dans l&#8217;obscurit\u00e9 du temps longtemps oubli\u00e9.<br \/>\nPar cons\u00e9quent, les mythes ne doivent pas \u00eatre pris au premier degr\u00e9. Nous ne pouvons pas non plus les traduire. Certains mythes racontent un grand D\u00e9luge tomb\u00e9 du ciel, noyant tout le monde et \u00e9pargnant seulement un couple d&#8217;humains avec leurs trois fils et les animaux qu&#8217;ils avaient rassembl\u00e9s dans leur arche (No\u00e9 dans l&#8217;Ancien Testament). C&#8217;est enfantin, dirons-nous. ICela pourrait \u00eatre ou non une co\u00efncidence avec des faits historiques que nous ne pouvons pas discerner. D&#8217;autres mythes parlent d&#8217;un grand feu qui a tout br\u00fbl\u00e9. D&#8217;autres mythes d\u00e9crivent les batailles entre les entit\u00e9s c\u00e9lestes, d&#8217;autres chantent de nouveaux d\u00e9buts lorsque l&#8217;homme a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 \u00e0 base de pierres ou d&#8217;argile, ou qui grandissent sur les arbres. Ce qui m&#8217;int\u00e9resse ici, c&#8217;est l&#8217;\u00e9chelle de temps, mais le mythe est atemporel.<br \/>\nIl y a un livre qui recueille des mythes du monde entier qui a d&#8217;abord attir\u00e9 mon attention, car il utilise beaucoup de la litt\u00e9rature : Santillana et Dechend, Le Moulin d&#8217;Hamlet (1964). \u00c0 leur \u00e9poque, l&#8217;id\u00e9e de catastrophes cosmiques semble avoir \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement interdite par la science officielle. Les auteurs rapportent des mythes qui racontent les accidents les plus horribles de notre plan\u00e8te, mais ils interpr\u00e8tent tous les mythes comme des mouvements lents et imperceptibles pour personnes normales, comme la pr\u00e9cession des \u00e9toiles. Certains pr\u00eatres, disent-ils, avaient observ\u00e9 le ciel et avaient calcul\u00e9 le lent mouvement de la pr\u00e9cession. Ainsi, ils pouvaient dire \u00e0 leur peuple que le Soleil \u00e9tait entr\u00e9 dans un nouveau signe zodiacal et qu\u2018un nouvel \u00c2ge avait d\u00e9but\u00e9. Divers mythes l\u00e9gendaires se groupent autour de ce changement. Les auteurs r\u00e9p\u00e8tent toutes les histoires d&#8217;horreur des mythes, mais une chose qu&#8217;ils n&#8217;admettent jamais : qu&#8217;il aurait pu \u00eatre possible que de terribles bouleversements affectaient la Terre et l&#8217;humanit\u00e9 \u00e0 des moments r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de l&#8217;Histoire, et que par ce biais la situation de la carte du ciel, la position des signes du zodiaque, avaient chang\u00e9. Les auteurs pr\u00e9tendent que ce fut l&#8217;intelligence des math\u00e9maticiens qui a conduit au concept d\u2018\u00e9poques du monde comme celui du Taureau ou du B\u00e9lier ou l&#8217;\u00e8re actuelle des Poissons.<br \/>\nLes mythes racontent la fin d\u00e9sastreuse de notre biosph\u00e8re et de notre culture ant\u00e9rieure, mais pour Dechend et Santillana, ce n&#8217;est pas vrai : le monde n&#8217;a pas pris fin, tout s&#8217;est d\u00e9roul\u00e9 comme d&#8217;habitude. Les calamit\u00e9s inou\u00efes ne sont que des inventions mythiques. Par cons\u00e9quent, ils calculent la fin de l&#8217;\u00e8re du Taureau avant 4300 ans, sans tenir compte du fait qu&#8217;une partie de ces ann\u00e9es accumul\u00e9es est simul\u00e9e par les sauts, comme je le pense. 700 ans, voire tout un mill\u00e9naire d&#8217;ann\u00e9es r\u00e9tro calcul\u00e9es, ne seraient pas pass\u00e9s, mais auraient bondi en quelques jours ou quelques semaines. Pourtant, pour les auteurs, la Terre a toujours progress\u00e9 de fa\u00e7on stable \u00e0 la m\u00eame vitesse qu&#8217;aujourd&#8217;hui.<br \/>\nCertains mythes ont plong\u00e9 profond\u00e9ment dans la m\u00e9moire de l&#8217;homme, se sont d\u00e9grad\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils ne survivent que sous forme d&#8217;amusement pour les enfants, tels que le jeu de la marelle auquel nous jouions sur le trottoir dans nos rues lorsque nous \u00e9tions jeunes. La figure d\u00e9crite avec de la craie sur le sol ressemble toute \u00e0 fait \u00e0 la pointe de l&#8217;ombre du gnomon. Les deux extr\u00e9mit\u00e9s (les solstices) s&#8217;appellent paradis et enfer, et au milieu se trouve une barre qui peut \u00eatre lue comme l&#8217;\u00e9quinoxe. La pierre \u00e0 chasser \u00e0 travers la figure symbolise le Soleil. \u00c0 l&#8217;origine, il se pourrait qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un culte, ou plut\u00f4t d&#8217;une magie, c&#8217;\u00e9tait implicite : avec le d\u00e9sir de stabiliser le mouvement de la Terre apr\u00e8s un saut.<br \/>\nEt encore un autre \u00ab jeu \u00bb pourrait \u00eatre compris de la m\u00eame mani\u00e8re : la danse du labyrinthe qui \u00e9tait connue des Grecs et des Scandinaves, et dans les cath\u00e9drales d&#8217;Europe jusqu&#8217;aux temps modernes, survivant comme labyrinthes dans les jardins du rococo. La fa\u00e7on dont le danseur doit se d\u00e9placer dans la construction ne refl\u00e8te pas une simple r\u00e9volution de la Terre autour du Soleil pendant l&#8217;ann\u00e9e, mais il va et vient, revient et s\u2019en retourne jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il ait atteint le point le plus profond du labyrinthe, puis revient de mani\u00e8re similaire plusieurs fois jusqu&#8217;\u00e0 ce que le danseur ressorte enfin du labyrinthe. Traditionnellement, la danse du labyrinthe est li\u00e9e \u00e0 un acte th\u00e9\u00e2tral brutal : le massacre d&#8217;un dragon par un cavalier, que ce soit Georges, soit Michel, ou un autre h\u00e9ros. Maintenant, je me dis : si la danse dans le labyrinthe ne refl\u00e8te que le mouvement ordinaire de la Terre sur son orbite annuelle (comme le sugg\u00e8rent la plupart des auteurs), le mouvement en zigzag et la mort du dragon seraient inutile. Je vois l&#8217;op\u00e9ration sacr\u00e9e en raison d&#8217;un comportement beaucoup plus indisciplin\u00e9 de la Terre, son tremblement apr\u00e8s un saut. Le mouvement dansant dans le labyrinthe est une repr\u00e9sentation r\u00e9aliste de la tr\u00e9pidation, et un sacrifice correspondant est consid\u00e9r\u00e9 comme devant stabiliser encore la Terre \u00e0 nouveau.<br \/>\nComme d&#8217;autres interpr\u00e9tations des mythes anciens, on peut douter de celui-ci, mais comme on manque d&#8217;une explication appropri\u00e9e, je propose de p\u00e9n\u00e9trer plus profond\u00e9ment dans une vari\u00e9t\u00e9 de mythes qui ont un rapport avec les sauts. Nous pouvons d\u00e9couvrir une connexion entre Mithra, Alexandre le Grand et J\u00e9sus-Christ. Ils ont annonc\u00e9 tous les \u00e9v\u00e9nements myst\u00e9rieux de la pr\u00e9histoire et de l&#8217;histoire repr\u00e9sent\u00e9s comme des mouvements effrayants du Soleil par rapport aux signes du zodiaque. Mithra, le dieu du soleil, a tu\u00e9 le Taureau, J\u00e9sus est tu\u00e9 lui-m\u00eame comme le B\u00e9lier, et Alexandre personnifie l&#8217;\u00e2ge entre les deux, en arabe : Dh\u00fb-l-Qarnayn, litt\u00e9ralement \u00ab celui qui a deux cornes \u00bb ou \u00ab celui entre deux \u00e9poques \u00bb comme qorn signifie \u00e0 la fois : corne et \u00e9poque.<br \/>\nLe culte de Mithra est directement li\u00e9 aux questions de calendrier et aux observations astronomiques. Le h\u00e9ros est n\u00e9 au solstice d&#8217;hiver (comme J\u00e9sus), et les deux d\u00e9tenteurs de torches \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 repr\u00e9sentent les \u00e9quinoxes de printemps et d&#8217;automne. C&#8217;est lui qui met fin \u00e0 l&#8217;\u00e2ge du Taureau, tel qu&#8217;il est repr\u00e9sent\u00e9 sur tous les bas-reliefs sur les autels dans les \u00e9glises souterraines de cette religion dans tout le sud de l&#8217;Allemagne et en Italie. Un Am\u00e9ricain, David Ulansey, en 1989 a publi\u00e9 un livre sur ce th\u00e8me, et a \u00e9t\u00e9 contredit par un Allemand, Michael Sch\u00fctz, une d\u00e9cennie plus tard : ce n&#8217;est pas Hipparque qui pourrait \u00eatre responsable de la d\u00e9couverte des \u00e9v\u00e9nements meurtriers provoqu\u00e9s par Mithra, parce que Hipparque croyait que la pr\u00e9cession se d\u00e9pla\u00e7ait \u00e0 un rythme assez stable sur une \u00e9chelle de temps de plusieurs si\u00e8cles. Ulansey n&#8217;a pas compris l&#8217;\u00e9l\u00e9ment principal de la religion Mithra, le meurtre du taureau. Ce ne sont pas les math\u00e9maticiens qui cr\u00e9ent une religion et un culte sophistiqu\u00e9s comme celui de Mithra. Ce sont les exp\u00e9riences traumatiques qui forment la base d&#8217;un tel changement, tout comme l&#8217;\u00e9v\u00e9nement qui a bris\u00e9 le monde au Golgotha, la mort du fils de Dieu. Il existe des indices dans les \u00e9crits des P\u00e8res de l&#8217;\u00c9glise comme Tertullien et Julius Africanus indiquant qu&#8217;ils ont compris la crucifixion comme un accident cosmique.<br \/>\nLe miracle du Soleil est consid\u00e9r\u00e9 comme une clef importante de la pens\u00e9e moderne, telle qu&#8217;elle est employ\u00e9e par les astronomes et l&#8217;\u00c9glise vers 1600. Il est g\u00e9n\u00e9ralement li\u00e9 \u00e0 une op\u00e9ration militaire comme dans le chanson de Roland, o\u00f9 Charlemagne vainque l&#8217;arm\u00e9e des Sarrasins avec l&#8217;aide de Dieu qui arr\u00eate la course du Soleil. Aussi en Espagne, deux autres \u00e9v\u00e9nements similaires sont rapport\u00e9s, l&#8217;un \u00e0 Tudia au milieu du XIIIe si\u00e8cle, et l&#8217;autre pr\u00e8s de la rivi\u00e8re Salado un si\u00e8cle plus tard. En g\u00e9n\u00e9ral, des \u00e9v\u00e9nements comme ceux qui auraient d\u00fb \u00e9branler la Terre et les cieux, ne sont \u00e9crits que tr\u00e8s tard, vers 1500, et ont plut\u00f4t un caract\u00e8re \u00e9pisodique, comme la trahison d&#8217;Amphitryon par Zeus qui, lors de la visite d&#8217;Alcm\u00e8ne, a d\u00fb arr\u00eater la Lune. Deux autres exemples sont cit\u00e9s de sources arabes, l&#8217;un du Maroc et l&#8217;autre d&#8217;Irak. La retenue importante du Soleil dans sa course pendant une demi-journ\u00e9e, y compris la Lune, par la volont\u00e9 d\u2019un g\u00e9n\u00e9ral nomm\u00e9 Josu\u00e9, semble avoir \u00e9t\u00e9 introduite dans la Bible depuis peu. C&#8217;est ce dogme religieux qui a \u00e9t\u00e9 le fond de la controverse entre l&#8217;\u00c9glise catholique et Galil\u00e9e qui lui a presque co\u00fbt\u00e9 la vie.<br \/>\nJe ne donnerais pas beaucoup d&#8217;importance \u00e0 cet \u00e9pisode, si cela n&#8217;avait pas \u00e9t\u00e9 la base de la science moderne vers 1600 et dans notre d\u00e9veloppement de la nouvelle chronologie, un tremplin pour Velikovsky et Christoph Marx. Dans mon analyse, je tiens non seulement \u00e0 souligner que les versets du livre de Joshua sont un simple ajout litt\u00e9raire avec &#8211; peut-\u00eatre &#8211; un l\u00e9ger souvenir de ce qui s&#8217;\u00e9tait pass\u00e9 pendant un saut, mais encore je nie tout caract\u00e8re r\u00e9aliste.<br \/>\nChristoph Marx s&#8217;appuyait sur Velikovsky et a soulign\u00e9 que la \u00ab logique immanente de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement de Josu\u00e9&#8221; a \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9e en reliant l&#8217;arr\u00eat du mouvement du Soleil et la gr\u00eale de pierres qui a tu\u00e9 les ennemis d&#8217;Isra\u00ebl. Si un accident comme celui qui retenait le Soleil (bien s\u00fbr : la Terre) \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 une pluie de pierres, dit Marx, ceci n&#8217;aurait pas pu \u00eatre invent\u00e9, mais ajoute de la v\u00e9racit\u00e9 \u00e0 la tradition. Je dois nier. C&#8217;est de la pure litt\u00e9rature, tout comme le Chanson de Roland ou l&#8217;\u00e9pisode du cheikh soufi apr\u00e8s qu&#8217;une belle esclave du roi l\u2019eut visit\u00e9. La connexion \u00e0 la chute de pierres est un bon tour mais rien de plus.<br \/>\nMais pour Galil\u00e9e, l&#8217;\u00e9v\u00e9nement de Josu\u00e9 aurait pu lui valoir d&#8217;\u00eatre br\u00fbl\u00e9 vif comme Giordano Bruno 12 ans auparavant. Galileo se battait comme intellectuel et avec une bonne protection, se r\u00e9tractant \u00e0 la fin. Lisez l&#8217;histoire dans mon livre, je n&#8217;ai pas l&#8217;intention de donner une traduction compl\u00e8te ici. Cependant, je veux ajouter : m\u00eame Leibniz, l&#8217;un des p\u00e8res des math\u00e9matiques modernes, a parcouru l&#8217;Italie en 1681, et a essay\u00e9 de concilier les deux \u00c9glises en mettant tout le monde d&#8217;accord sur le probl\u00e8me de Josu\u00e9. L&#8217;\u00c9glise catholique n&#8217;a c\u00e9d\u00e9 qu&#8217;en 1822, lorsque l&#8217;Inquisition a cess\u00e9 d&#8217;ex\u00e9cuter ceux qui propageaient les vues coperniciennes.<br \/>\nMaintenant, nous savons que c&#8217;est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l&#8217;inverse. Cependant, qu&#8217;en est-il des r\u00e9cits classiques et mythiques du Soleil qui se l\u00e8ve \u00e0 l&#8217;Ouest et qui se couche \u00e0 l&#8217;Est ? La Terre aurait-elle tourn\u00e9 \u00e0 l&#8217;envers ? Velikovsky a insist\u00e9 sur cette possibilit\u00e9 et l&#8217;a li\u00e9e \u00e0 sa th\u00e9orie des rencontres plan\u00e9taires. En essayant de comprendre un renversement de la Terre dans mon sch\u00e9ma de sauts pr\u00e9cessionnaires, nous &#8211; mes fils et moi &#8211; dans des nuits agit\u00e9es par des disputes en 1994, nous avons finalement trouv\u00e9 une solution : la Terre se d\u00e9place comme une balle qui perd sa stabilit\u00e9 habituelle et transforme son axe de rotation du nord vers le sud et du sud vers le nord, son axe d\u00e9crivant un S. Apr\u00e8s avoir tourn\u00e9 du nord au sud sans changer son sens de rotation, elle revient du sud au nord de la m\u00eame mani\u00e8re, ce qui lui a permis de r\u00e9aliser une rotation compl\u00e8te. Pendant un court moment, le Soleil se sera lev\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9 du globe.<br \/>\n\u00c0 la recherche d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents de cette id\u00e9e, j&#8217;ai trouv\u00e9 Warlow et \u00e0 travers lui Suball et j&#8217;ai compris, comment ils avaient vu la proc\u00e9dure. Mon explication diff\u00e8re. Suball plonge dans les \u00e8res g\u00e9ologiques d&#8217;il y a des millions d&#8217;ann\u00e9es, ce que je ne contesterai pas. Je limite simplement mon concept aux temps historiques. Et Warlow n&#8217;a que la moiti\u00e9 du mouvement de la Terre, ce qui me semble impossible. La structure du globe qu&#8217;est la Terre, \u00e0 long terme, ne permet pas une position diff\u00e9rente de celle qu&#8217;elle occupe actuellement.<br \/>\nDans les r\u00e9gions \u00e0 45\u00b0 de latitude nord ou sud, la vitesse de rotation pendant un renversement aura \u00e9t\u00e9 presque inchang\u00e9e et la destruction mod\u00e9r\u00e9e par cons\u00e9quent, mais pr\u00e8s des p\u00f4les, elle aurait \u00e9t\u00e9 d\u00e9sastreuse, acc\u00e9l\u00e9rant la vitesse de rotation de z\u00e9ro \u00e0 celle de l&#8217;\u00e9quateur et inversement. Vous pouvez imaginer comment cela a fonctionn\u00e9 dans les r\u00e9gions interm\u00e9diaires. Et voici ce que nous montrent les fouilles arch\u00e9ologiques et m\u00eame l&#8217;analyse de certains mythes.<br \/>\nBien que, en ce que conservent les mythes, nous devrions \u00eatre sceptiques. Certaines personnes empruntent des mythes qui ne sont pas les leurs, mais qu&#8217;ils superposent aux leurs (comme l&#8217;Ancien Testament pour les Europ\u00e9ens ou les Am\u00e9ricains). Ou: les mythes communs ne peuvent pas appartenir aux personnes concern\u00e9es qui auraient pu conserver leurs mythes apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 disloqu\u00e9es, et ainsi de suite.<br \/>\nOutre les nombreux exemples de la litt\u00e9rature classique et des mythes du monde que Velikovsky a r\u00e9uni dans ses livres r\u00e9volutionnaires, j&#8217;ai trouv\u00e9 &#8211; bien avant de les conna\u00eetre &#8211; une tradition similaire qu&#8217;un ma\u00eetre soufi m&#8217;a racont\u00e9e, en 1979, au Maroc et que j&#8217;ai publi\u00e9e en allemand (1986) et en espagnol (1993). Cela a suscit\u00e9 mon int\u00e9r\u00eat, car il est substantiellement proche des proph\u00e9ties dans les livres sacr\u00e9s de diverses religions, mais contient des d\u00e9tails diff\u00e9rents.<br \/>\nLe sheikh soufi racontait comme ceci : \u00ab La Porte du Pardon n&#8217;est pas encore ferm\u00e9e. La fin des temps est proche, mais toujours loin aussi longtemps que la Porte du Pardon ne sera pas ferm\u00e9e. La pri\u00e8re et la cl\u00e9mence ont toujours du sens. \u00bb<br \/>\n\u00ab Un jour, la Porte du Pardon sera ferm\u00e9e, et le Soleil n&#8217;appara\u00eetra pas pendant trois jours, et tout le monde se demandera : qu&#8217;est-ce qui lui est arriv\u00e9 ? Ensuite, le Soleil se l\u00e8vera sur l&#8217;oc\u00e9an (ici l&#8217;Oc\u00e9an Atlantique, c&#8217;est-\u00e0-dire : \u00e0 l&#8217;Ouest) et montera \u00e0 la hauteur du z\u00e9nith, d&#8217;o\u00f9 il se replongera de suite dans la mer. Ainsi, le quatri\u00e8me jour se termine, et apr\u00e8s cela, la Soleil se comportera comme d&#8217;habitude. Les gens qui vivent par la suite n&#8217;aimeront pas leurs prochains, ni ne seront pacifiques, n&#8217;auront pas la connaissance de la v\u00e9rit\u00e9. \u00bb<br \/>\n\u00ab Le monde sera alors plus grand qu&#8217;il ne l&#8217;est maintenant, et il existera plus longtemps qu&#8217;il n&#8217;existait depuis le d\u00e9but jusqu&#8217;\u00e0 la fermeture de la Porte du Pardon, et il y aura plus d&#8217;\u00eatres humains qu&#8217;auparavant. C&#8217;est seulement apr\u00e8s que la Terre sera d\u00e9truite par le feu. \u00bb<br \/>\nJ&#8217;ai raccourci le r\u00e9cit \u00e0 l&#8217;exclusion de l&#8217;enseignement religieux qui l&#8217;accompagne. Au fait l&#8217;id\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de cette proph\u00e9tie est connue au Maghreb, mais l\u00e0-bas seulement, autant que je sache. Je n&#8217;attacherai pas trop d&#8217;importance \u00e0 cette petite perle de la tradition. Peut-\u00eatre que c&#8217;est une petite pierre ajout\u00e9e \u00e0 la mosa\u00efque que nous essayons de restaurer. Elle s&#8217;inscrit dans la ligne du proph\u00e8te Amos dans l&#8217;Ancien Testament, et d&#8217;autres.<br \/>\nLa l\u00e9gende des Sept Dormants est connue des deux religions monoth\u00e9iste, chr\u00e9tienne et musulmane. On pense qu&#8217;elle a eut lieu dans le temp entre J\u00e9sus et Mohammed, dans l&#8217;Empire romain, \u00e0 \u00c9ph\u00e8se en Asie Mineure. La l\u00e9gende a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans le dogme de la r\u00e9surrection et a apport\u00e9 de la renomm\u00e9e et des p\u00e8lerins \u00e0 la ville. J&#8217;ai trait\u00e9 ce sujet de mani\u00e8re intensive dans un article publi\u00e9 en 1994 (seulement en allemand), alors, dans ce livre, je reprends les points principaux : bien que le nombre d&#8217;ann\u00e9es que les sept jeunes hommes ont pass\u00e9 \u00e0 dormir ait \u00e9t\u00e9 transmise par l&#8217;enseignement chr\u00e9tien diff\u00e9remment, dans le Coran le r\u00e9cit indique 300 ans, soit 309 ans du calendrier islamique. Ce laps de temps a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme un signe important d&#8217;une catastrophe et peut-\u00eatre compris comme remontant \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement dans le pass\u00e9 lointain. Un changement du mouvement du Soleil est \u00e9galement sugg\u00e9r\u00e9 dans le conte coranique.<br \/>\nApr\u00e8s avoir examin\u00e9 divers mythes concernant les \u00e9v\u00e9nements catastrophiques, une question importante s&#8217;impose : pourquoi devons-nous interpr\u00e9ter ces r\u00e9cits et symboles, pourquoi nous ne les comprenons pas tout de suite ? Les pionniers modernes du catastrophisme comme Velikovsky ont r\u00e9pondu \u00e0 cette question par leur m\u00e9thode de psychanalyse dans la succession de Sigmund Freud. Ils disent: L&#8217;homme a r\u00e9prim\u00e9 cette m\u00e9moire par peur de la r\u00e9p\u00e9tition de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement. Comme un individu r\u00e9prime les exp\u00e9riences traumatiques, les gens ou les groupes culturels le font en g\u00e9n\u00e9ral. Ils le font aussi en interdisant l&#8217;impact dans leur subconscient, se privant ainsi de la possibilit\u00e9 de gu\u00e9rison. Cela \u00e9quivaut \u00e0 l&#8217;amn\u00e9sie collective de l&#8217;humanit\u00e9, comme l&#8217;a appel\u00e9 Velikovsky. Je n&#8217;adh\u00e8re pas \u00e0 cela. C&#8217;\u00e9tait une suppression plut\u00f4t directe de la connaissance par l&#8217;endoctrinement, le b\u00fbcher pour les livres et les personnes, qui ont emp\u00each\u00e9 une transmission r\u00e9aliste de la m\u00e9moire de ce qui \u00e9tait arriv\u00e9 aux anc\u00eatres. En outre, les survivants n&#8217;avaient pas pleinement compris ce qui s&#8217;\u00e9tait pass\u00e9, et c&#8217;est pourquoi nous ne pouvons pas tirer des id\u00e9es claires du pass\u00e9. Platon ajoute quelques aspects suppl\u00e9mentaires: les survivants ont d\u00fb repartir \u00e0 z\u00e9ro pour surmonter la destruction mondiale qui les entourait.<br \/>\nPourtant, la tradition classique, aussi, est d\u00e9form\u00e9e sur son long passage \u00e0 travers les traductions \u00abchr\u00e9tiennes\u00bb byzantines, \u00abislamiques\u00bb ou \u00abjuives\u00bb jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle nous a atteint finalement \u00e0 la Renaissance lorsque des humanistes courageux ont d\u00e9terr\u00e9 les ruines et restaur\u00e9 les \u00e9crits de l&#8217;\u00e9poque classique.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Trojaburg<br \/>\nLabyrinthe en Scandinavie<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 7: l&#8217;histoire se r\u00e9tr\u00e9cit<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">La t\u00e2che la plus difficile que les survivants ont d\u00fb accomplir, alors qu&#8217;ils \u00e9taient occup\u00e9s par des travaux de reconstruction, \u00e9tait le calcul du temps. \u00c0 part de r\u00e9ajuster le calendrier, ils ont essay\u00e9 de se mettre en phase avec le pass\u00e9 : \u00e0 quelle \u00e9poque s&#8217;\u00e9taient pass\u00e9 certains \u00e9v\u00e9nements transmis par tradition orale ou \u00e9crite ? La chronologie est indispensable pour tout type d&#8217;historiographie. Vers 1500 apr. J.-C., les id\u00e9es se sont d\u00e9velopp\u00e9es largement, et dans les deux g\u00e9n\u00e9rations suivantes, une sorte de consensus a \u00e9t\u00e9 atteint pour une question simple comme celle-ci : depuis combien de temps l&#8217;Empire Romain avait-il disparu ? Les meilleures r\u00e9ponses indiquaient entre 600 et 700 ans, mais c&#8217;\u00e9tait un nombre assez fictif qui a ensuite \u00e9t\u00e9 corrig\u00e9 \u00e0 un mill\u00e9naire complet. Le Moyen \u00c2ge aurait alors dur\u00e9 du 5e au 15e si\u00e8cle.<br \/>\nIl existe de nombreux exemples dans notre historiographie actuelle qui restent inexplicables. Le Coran parle de la Gr\u00e8ce comme si elle \u00e9tait encore pa\u00efenne \u00e0 cette \u00e9poque, oui, comme si entre les philosophes de la Gr\u00e8ce antique (telle que nous la connaissons) et la propagation de l&#8217;Islam, il ne s&#8217;\u00e9tait pas \u00e9coul\u00e9 de temps. L&#8217;Empire chr\u00e9tien byzantin manque. Al-Ma\u2019m\u00fbn, calife abbaside, avait ordonn\u00e9 que les textes grecs soient traduits en arabe comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une litt\u00e9rature contemporaine qui valait la peine d&#8217;\u00eatre trait\u00e9e sur un pied d&#8217;\u00e9galit\u00e9. Ptol\u00e9m\u00e9e et son Almageste sont catapult\u00e9s plus de 700 ans sans \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des antiquit\u00e9s. En mati\u00e8re de science, cela est improbable.<br \/>\nOu pensez \u00e0 l&#8217;\u00e9cart des inscriptions arabes! Nous avons des inscriptions sur pierre arabes assez uniformes de l&#8217;\u00e9poque classique jusqu&#8217;au 3e si\u00e8cle apr. J.-C., puis apr\u00e8s un intervalle de 600 ans une autre s\u00e9rie d&#8217;inscriptions et d&#8217;\u00e9crits arabes sans aucun t\u00e9moignage interm\u00e9diaire; cela semble quelque peu impossible. Pour la litt\u00e9rature iranienne, un \u00e9cart parall\u00e8le est \u00e9vident.<br \/>\nLe d\u00e9veloppement de la culture chr\u00e9tienne montre un \u00e9cart de dimensions similaire, en particulier \u00e0 Antioche, o\u00f9 la chr\u00e9tient\u00e9 aurait d&#8217;abord pris racine. Jusqu&#8217;au d\u00e9but des croisades, rien ne t\u00e9moigne de la pr\u00e9sence des chr\u00e9tiens, comme Carsten Niebuhr (1774) a d\u00e9j\u00e0 remarqu\u00e9 avec \u00e9tonnement, et moi-m\u00eame aussi sur un de mes voyages r\u00e9cents.<br \/>\nLes \u00e9carts de plusieurs si\u00e8cles, jusqu&#8217;\u00e0 sept ou m\u00eame plus, doivent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s dans un certain nombre de cultures. Ici, le trou myst\u00e9rieux de la culture \u00e9trusque est illustr\u00e9 dans son \u0153uvre d&#8217;art. Plusieurs experts ont \u00e9crit sur le probl\u00e8me, mais ils pouvaient difficilement proposer des solutions. Ou enfin, celui-ci : le culte des trois m\u00e8res (matronae), typique de l&#8217;\u00e9poque romaine, se termine quelque part au milieu du 4e si\u00e8cle, ne r\u00e9appara\u00eet qu&#8217;apr\u00e8s 1000 apr\u00e8s J.-C., maintenant christianis\u00e9 nomm\u00e9e les trois Bethes, reconnaissables comme les successeurs imm\u00e9diats des pa\u00efens. Une telle expression particuli\u00e8re du culte et de la d\u00e9votion dans un style presque identique apr\u00e8s un \u00e9cart de 650 ans est \u00e9tonnante, au moins, et demande une explication.<br \/>\nLe calendrier Maya pose d&#8217;autres probl\u00e8mes. Il ne sert en aucun cas de preuve ind\u00e9pendante de l&#8217;exactitude de notre chronologie. En regardant la fa\u00e7on dont il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli et utilis\u00e9, la faiblesse de son t\u00e9moignage appara\u00eet \u00e0 l&#8217;observateur impartial. Les dates mayas sur les temples ne couvrent pas plus que les trois derniers si\u00e8cles avant l&#8217;occupation espagnole. Le Codex de Dresde a probablement \u00e9t\u00e9 \u00e9crit apr\u00e8s cet \u00e9v\u00e9nement crucial.<br \/>\n\u00ab Le plus grand probl\u00e8me lors de la recherche des cultures pr\u00e9colombiennes am\u00e9ricaines est leur chronologie absolue. Sans une directive historique s\u00fbre quant \u00e0 la vitesse et \u00e0 la dur\u00e9e de l&#8217;histoire, dont les dates sont le signe ext\u00e9rieur, aucune connaissance r\u00e9elle de l&#8217;histoire ne peut \u00eatre acquise. \u00bb C&#8217;est ainsi qu&#8217;Oswald Spengler, en 1933, commence son article &#8220;Sur l&#8217;\u00e9poque des cultures am\u00e9ricaines&#8221;. Il estime que \u00ab le d\u00e9veloppement des cultures am\u00e9ricaines n&#8217;est pas isol\u00e9, mais fait partie de l&#8217;histoire du monde dans laquelle toutes les actions de culture singuli\u00e8res sont interd\u00e9pendantes \u00bb. Il place les cultures am\u00e9ricaines pr\u00e9colombiennes dans le m\u00eame cadre que les cultures \u00e9gyptiennes et chinoises et donc obtient une premi\u00e8re concordance de ces points forts de l&#8217;histoire qui ne peut \u00eatre s\u00e9par\u00e9 les uns des autres.<br \/>\nL&#8217;\u00e9volution de l&#8217;\u00c9glise chr\u00e9tienne n&#8217;est pas une exception non plus. Elle a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e et reli\u00e9e \u00e0 la formation de toutes les autres civilisations.<br \/>\nWilhelm Kammeier (1889 &#8211; 1959) est l&#8217;un des figures les plus controvers\u00e9es connu pour son analyse pointue des documents dits m\u00e9di\u00e9vaux qu&#8217;il estime faux ou, au moins, mal dat\u00e9s. Apr\u00e8s avoir discut\u00e9 ses trois livres, nous avons accept\u00e9 sa conclusion g\u00e9n\u00e9rale selon laquelle les \u00e9crits de pr\u00eatres et moines &#8211; en ce qui concerne les chroniques, les documents, les dipl\u00f4mes, les inscriptions, les pi\u00e8ces de monnaie et les textes th\u00e9ologiques &#8211; ne sont pas fiables, mais doivent \u00eatre soigneusement examin\u00e9s selon leur contenu. Probablement aucun texte chr\u00e9tien n&#8217;existe avant le 15e si\u00e8cle, et les \u00e9crits \u00e0 travers le monde pour les comparer sont inexistants.<br \/>\nLes th\u00e9ologiens comme Trithemius ou Annius de Viterbe qui, au d\u00e9but du 16e si\u00e8cle, ont \u00e9crit l&#8217;Histoire en abondance, ne craignaient pas d&#8217;\u00eatre expos\u00e9s \u00e0 leur supercherie. Il n&#8217;y avait aucun r\u00e9cit des si\u00e8cles pass\u00e9s qu&#8217;ils pouvaient contredire et, finalement, \u00eatre reconnus coupables de faux parce que rien de semblable n&#8217;existait avant eux. Kammeier pourrait le prouver tr\u00e8s bien, mais il n&#8217;a pas compris la raison de ce manque. M\u00eame lui, cultiv\u00e9 comme il \u00e9tait, n&#8217;imaginait pas que les si\u00e8cles invent\u00e9s n&#8217;avaient jamais exist\u00e9, que le temps lui-m\u00eame \u00e9tait cr\u00e9\u00e9 de nulle part par des chronologies sans fondement.<br \/>\nKammeier a vu l&#8217;origine de l&#8217;\u00c9glise catholique en Avignon (France) il y a environ 600 ans. Elle s&#8217;\u00e9tait d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 partir de diff\u00e9rentes \u00e9glises pa\u00efennes en Europe et a lentement pris le commandement et le pouvoir de l&#8217;int\u00e9rieur. La population n&#8217;\u00e9tait m\u00eame pas inform\u00e9e du changement, car il est arriv\u00e9 de fa\u00e7on non exceptionnelle, les chefs de file \u00e9taient les chefs de leur congr\u00e9gation en \u00ab union personnelle \u00bb. L&#8217;\u00e9v\u00eaque traditionnel du district est devenu enseignant du nouveau credo.<br \/>\nCertains traits de la nouvelle religion \u00e9taient difficiles \u00e0 absorber. Le d\u00e9dain des femmes a finalement conduit \u00e0 une lutte s\u00e9v\u00e8re contre les anciennes pratiques des femmes libres. Beaucoup de femmes ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9es comme des sorci\u00e8res. Cette position radicale resultait dans une extermination religieuse (voir Heinsohn \/ Steiger, 1985).<br \/>\nLa plupart des livres des religions monoth\u00e9istes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits en tr\u00e8s peu de temps, mais alors que le Coran et le Nouveau Testament se sont d\u00e9brouill\u00e9s sans chronologie express\u00e9ment \u00e9labor\u00e9e, l&#8217;Ancien Testament et les \u00e9crits juifs en ont construit une qui n&#8217;\u00e9tait pas guid\u00e9e par des tentatives classiques telles que Tite Live l\u2018avait fait. Les registres de g\u00e9n\u00e9ration biblique sont devenus bient\u00f4t la r\u00e8gle. Lorsque la chronologie astronomique, en particulier celle de l&#8217;Almagest, lui a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e, une escale chronologique est n\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 rapidement am\u00e9lior\u00e9e par Scaliger et ses coll\u00e8gues et a gagn\u00e9 en r\u00e9putation depuis Denis Petavius. L&#8217;une des suppositions de base \u00e9tait la datation des \u00e9v\u00e9nements par la pr\u00e9cession, une pratique qu&#8217;Isaac Newton a encore suivie, ce qui a donn\u00e9 lieu \u00e0 une chronologie diff\u00e9rente. Tout cela \u00e9tait sans fondement et assez arbitraire parce que, comme l&#8217;a dit Voltaire, les sources n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 contest\u00e9es de mani\u00e8re critique, mais accept\u00e9es sans garantie.<br \/>\nAvec le changement subreptice des contenus religieux, l&#8217;aspect figuratif a \u00e9galement chang\u00e9. Le roi qui se tenait devant la Croix cosmique incarnant l&#8217;ann\u00e9e du Soleil est devenu un dieu souffrant clou\u00e9 sur la croix. La d\u00e9esse de la f\u00e9condit\u00e9, une dame nourrissant deux serpents de son lait, est maintenant consid\u00e9r\u00e9e comme un type de d\u00e9mon appartenant au zoo infernal, et ainsi de suite. Les symboles de r\u00e9surrection et de renaissance ne sont plus compris, les signes du calendrier perdent leur identit\u00e9. Un grand nombre d&#8217;anciennes figures pa\u00efennes sont encore visibles sur les \u00c9glises romanes dans toute l&#8217;Europe, mais elles ne sont plus v\u00e9n\u00e9r\u00e9es ni m\u00eame comprises dans leur sens original. Le concile de Trente (1545-1563) a modifi\u00e9 la morale et les croyances.<br \/>\nS&#8217;il est vrai que la Bible ait \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9e \u00e0 la fin du 15e si\u00e8cle, alors le Heliand (un type de Diatessaron de Tatian allemand) ne peut pas avoir l&#8217;\u00e2ge suppos\u00e9 de mille ans, mais aurait pu \u00eatre \u00e9crit par son \u00e9diteur Schmeller, en 1830, un mill\u00e9naire plus tard.<br \/>\nLe c\u00e9l\u00e8bre livre de droit, Sachsenspiegel (le Miroir des Saxons), qui aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en Saxe vers 1230 apr\u00e8s J.-C., doit \u00eatre plus jeune de deux ou trois si\u00e8cles. Il semble s&#8217;agir d&#8217;une collection de souvenirs, de pratiques de droit retrouv\u00e9es, controvers du moins en ce qui concerne la chronologie. (Pour rappeler au lecteur : une telle d\u00e9claration simple r\u00e9sulte de beaucoup d&#8217;investigation et de discussion et occupe quatre pages dans le livre).<br \/>\nLes \u00c9glises chr\u00e9tiennes, en particulier catholiques, mais aussi protestantes, ont travaill\u00e9 sur leur propre histoire jusqu&#8217;\u00e0 nos jours. Avec la r\u00e9cup\u00e9ration des \u00c9glises orientales, un moyen de preuve particulier a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9. Les manuscrits &#8220;m\u00e9di\u00e9vaux&#8221; ont \u00e9t\u00e9 invent\u00e9s et publi\u00e9s en grand nombre.<br \/>\nUn exemple donn\u00e9 ici est la Chronique d&#8217;Eus\u00e8be trouv\u00e9 en Arm\u00e9nie et critiqu\u00e9e par Niebuhr (junior) en 1819 \u00e0 Rome. Le manuscrit nouvellement d\u00e9couvert ne peut pas \u00e9tablir l&#8217;authenticit\u00e9 de l&#8217;\u00e9criture d&#8217;un P\u00e8re de l&#8217;\u00c9glise, Eus\u00e8be, mais d\u00e9montre plut\u00f4t son mensonge.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Ravenna Ostertafel<br \/>\nLe calendrier de Paques \u00e0 Ravenne (Italie)<\/p>\n<h5 style=\"text-align: left;\">Chapitre 8 : Mesure du temp et d\u00e9but du calendrier<\/h5>\n<p style=\"text-align: left;\">Nous avons maintenant perdu une partie importante de notre historiographie &#8211; tout ce qui d\u00e9passe cinq si\u00e8cles. Je ne traite ici que de la s\u00e9quence des ann\u00e9es, et d\u00e8s que je les trouve \u00e9norm\u00e9ment contradictoires, je commence la recherche. Le r\u00e9sultat est toujours le m\u00eame : avant 1520, personne n&#8217;avait aucune id\u00e9e de la fa\u00e7on de compter les ann\u00e9es uniform\u00e9ment. On peut r\u00e9trospectivement calculer l&#8217;\u00e2ge d&#8217;une personne ou d&#8217;un b\u00e2timent qui remonte \u00e0 trois ou quatre g\u00e9n\u00e9rations, ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 environ 1400 apr\u00e8s J.-C.. Tout avant cette date dispara\u00eet dans le brouillard, en ce qui concerne les dates pr\u00e9cises. Beaucoup de critiques de la chronologie s&#8217;accordent sur cette limite du temps, du j\u00e9suite fran\u00e7ais Hardouin et des humanistes espagnols et italiens jusqu\u2019\u00e0 Edwin Johnson et Wilhelm Kammeier et dans notre groupe (tr\u00e8s diversifi\u00e9) de langue allemande inspir\u00e9e par Christoph Marx \u00e0 partir de 1980 et alors divis\u00e9 en plusieures branches.<br \/>\nBien que l&#8217;Almageste de Ptol\u00e9m\u00e9e soit bon pour beaucoup de donn\u00e9es astronomiques de l&#8217;\u00e9poque avant le dernier saut, il ne peut \u00eatre pris tel quel car une grande partie de sa chronologie montre le m\u00eame caract\u00e8re que les autres \u00ab documents \u00bb : les chiffres des ann\u00e9es co\u00efncident avec l&#8217;attente chr\u00e9tienne du Jugement dernier, ils sont construits symm\u00e9triquement et en correspondance avec la naissance (construite) du Christ, nous privant ainsi de confiance quant \u00e0 leur v\u00e9racit\u00e9. L&#8217;Almageste est plut\u00f4t un patchwork, liss\u00e9 par un ou plusieurs \u00e9diteurs de derni\u00e8res mains au d\u00e9but de la Renaissance.<br \/>\nApr\u00e8s un saut de la Terre, il est tr\u00e8s important de r\u00e9former le calendrier, comme Numa Pompilius ou Jules C\u00e9sar l&#8217;ont d\u00e9j\u00e0 fait. De m\u00eame, les th\u00e9ologiens et les humanistes de la Renaissance ont discut\u00e9 de la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une r\u00e9forme, mais n&#8217;ont pu se mettre d&#8217;accord sur un plan commun jusqu&#8217;au concile de Trente lorsque l&#8217;\u00c9glise catholique a d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 la mesure \u00e0 prendre. Il a fallu encore 19 ans jusqu&#8217;\u00e0 ce que, finalement, en 1582, le nouveau calendrier Gr\u00e9gorien ait \u00e9t\u00e9 mis en pratique par cette \u00e9glise alors que les Protestants &#8211; apr\u00e8s avoir subi une guerre des plus sanglantes que l&#8217;on n&#8217;ait jamais vues &#8211; ont suivi un si\u00e8cle plus tard.<br \/>\nParmi les nombreux probl\u00e8mes \u00e0 r\u00e9soudre par les r\u00e9formateurs \u00e9tait la connaissance de la dur\u00e9e exacte de l&#8217;ann\u00e9e solaire. Copernic a \u00e9t\u00e9 l&#8217;un des premiers \u00e0 introduire la mesure qu&#8217;il avait obtenue aupr\u00e8s du prince perse Ulugh Beg par l&#8217;interm\u00e9diaire d&#8217;Alfonse de Cordoue, appel\u00e9 le S\u00e9villan. L&#8217;\u00c9glise a accept\u00e9 la mesure sans \u00eatre trop averti sur son origine. Elle est encore appliqu\u00e9e aujourd&#8217;hui, bien que les Perses aient trouv\u00e9 une solution plus adapt\u00e9e pour les ann\u00e9es bissextiles.<br \/>\nUn autre probl\u00e8me \u00e9tait de relier la naissance de l&#8217;\u00e9glise aux conciles de Nic\u00e9e. Combien de jours devait-on sauter si la r\u00e9gularisation de P\u00e2ques devait \u00eatre utilis\u00e9e ? \u00c0 la fin, dix jours ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s, et cela nous donne un autre indice pour le saut. Sur environ deux si\u00e8cles, deux ou trois jours ont \u00e9t\u00e9 compt\u00e9s en plus (\u00e0 cause du calendrier julien inexact), tandis que les sept jours restants correspondent au saut que la Terre avait fait. Ce sont des math\u00e9matiques simples lorsque nous convenons que la derni\u00e8re date correcte avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 Nic\u00e9e peu de temps avant le saut. Le m\u00e9canisme du calendrier est expliqu\u00e9 ici en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la r\u00e9forme Gr\u00e9gorienne, au calendrier persan et \u00e0 la r\u00e9glementation de P\u00e2ques, comme, par exemple, celle trouv\u00e9e sur l&#8217;inscription en pierre de Ravenne.<br \/>\nCela m\u00e8ne \u00e0 la question cruciale : quand a-t-on commenc\u00e9 \u00e0 compter les ann\u00e9es en mode J.-C. ? \u00c9videmment, avant le 1er mars 1500 apr. J.-C., il n&#8217;y avait pas de compte universel, et m\u00eame apr\u00e8s cette date, la date de naissance du plus puissant empereur de tous les temps, Charles Quint, tous les gens ne l&#8217;ont pas accept\u00e9. C&#8217;est peut-\u00eatre vers 1520 que les intellectuels ont commenc\u00e9 \u00e0 utiliser ces chiffres. Toutes les dates ant\u00e9rieures sont r\u00e9tro calcul\u00e9es, et la plupart sont fausses. J&#8217;avais commenc\u00e9 \u00e0 jeter l&#8217;hypoth\u00e8se d\u00e9j\u00e0 dans mon pr\u00e9c\u00e9dent livre (2006), maintenant je peux y ajouter plus de cr\u00e9dit. Pourtant, beaucoup de recherches doivent \u00eatre men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 ce que les d\u00e9tails soient clarifi\u00e9s.<br \/>\nD&#8217;apr\u00e8s tout ce que j&#8217;ai pr\u00e9vu dans ce livre, il aurait d\u00fb \u00eatre \u00e9vident qu&#8217;une r\u00e9ponse pr\u00e9cise aux questions principales ne peut \u00eatre donn\u00e9e. Nous ne savons pas, combien de sauts ont eu lieu dans l&#8217;histoire de l\u2019humanit\u00e9, \u00e0 quand remontent les derniers sauts et combien de jours ont \u00e9t\u00e9 saut\u00e9s \u00e0 chaque fois. Nous pouvons en d\u00e9duire certains r\u00e9sultats que je vais reprendre comme une sorte de tremplin pour une recherche future.<br \/>\nTout d&#8217;abord, les sauts de la Terre ont eu lieu, elles ont \u00e9t\u00e9 la cause d&#8217;\u00e9normes catastrophes pour tous les \u00eatres vivants, en modifiant les c\u00f4tes et les montagnes, en modifiant la dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e solaire et l&#8217;emplacement des journ\u00e9es saisonni\u00e8res. Toutes les sauts ont acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la pr\u00e9cession pendant un court moment. La vitesse de pr\u00e9cession \u00e0 long terme a diminu\u00e9 \u00e0 un moment, augment\u00e9 \u00e0 un autre moment. Je ne pouvais pas d\u00e9couvrir l&#8217;interd\u00e9pendance du saut \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement cosmique, sinon que je suppose que le Soleil subit un mouvement brusque \u00e0 des intervalles in\u00e9gaux, ce qui a pour effet de balaier tout le syst\u00e8me plan\u00e9taire.<br \/>\nPeu de temps apr\u00e8s chaque saut, la Terre se d\u00e9place brusquement avant de retrouver une vitesse orbitale stable. Ce mouvement inhabituel est connu sous le nom de tr\u00e9pidation. Elle avait \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9e par les astronomes dans l&#8217;Antiquit\u00e9 aussi bien que par les Arabes. Apr\u00e8s sa disparition, elle a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme une b\u00eatise ou une incapacit\u00e9 des anciens. Leur observation exacte de la dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e solaire est \u00e9galement rejet\u00e9e et appel\u00e9e ignorance ou insuffisance de moyens. Les r\u00e9formes du calendrier introduites quelquefois dans le temps historique sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant dues \u00e0 une manipulation incorrecte du calendrier au lieu de signes clairs de param\u00e8tres modifi\u00e9s du mouvement terrestre. Copernic est l&#8217;un des derniers d&#8217;une longue cha\u00eene de scientifiques qui le savaient.<br \/>\nPour terminer cette introduction au livre \u00ab Das Jahrkreuz \u00bb, je r\u00e9p\u00e8te les minces chances d&#8217;anticiper les orientations auxquelles les futures recherches pourraient mener. Il y a eu trois \u00e9pisodes que nous connaissons, et j&#8217;en devine une quatri\u00e8me. J&#8217;ai de plus devin\u00e9 leurs dimensions en me r\u00e9f\u00e9rant aux dates de calendrier et aux fragments d&#8217;observations des Anciens. Le dernier saut est survenu au milieu du 14e si\u00e8cle, le seconde aurait eu lieu avant Jules C\u00e9sar, et le troisi\u00e8me \u00e0 la fondation de Rome, avant Numa Pompilius. Un quatri\u00e8me pourrait \u00eatre soup\u00e7onn\u00e9 d&#8217;avoir mis fin \u00e0 la grande civilisation m\u00e9galithique.<br \/>\nLa distance entre tous les sauts peut \u00eatre mesur\u00e9e par l&#8217;angle du d\u00e9placement de certaines \u00e9toiles. De la plus ancienne position connue du solstice d&#8217;hiver marqu\u00e9e du symbole de la croix jusqu&#8217;\u00e0 son emplacement aujourd&#8217;hui, la diff\u00e9rence s&#8217;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 environ 90\u00b0, un quart de la croix. Les \u00e9tapes simples sont assez connues ou issues des mythes. L&#8217;\u00e9toile brillante Spica (en Vierge) sur l&#8217;\u00e9cliptique se situe \u00e0 46\u00b0 devant Antares (en Scorpion), l&#8217;\u00e9toile qui a marqu\u00e9 l&#8217;\u00e9quinoxe d&#8217;automne dans le second sch\u00e9ma m\u00e9galithique du zodiaque. Par rapport \u00e0 sa premi\u00e8re position, cela a marqu\u00e9 une diff\u00e9rence de 20\u00b0. Du temps de l&#8217;empereur romain Auguste, Spica a marqu\u00e9 l&#8217;\u00e9quinoxe d&#8217;automne. Cela implique qu&#8217;elle a boug\u00e9 de 46\u00b0 depuis le deuxi\u00e8me zodiaque m\u00e9galithique, et (les premiers 20\u00b0 hypoth\u00e9tiques ajout\u00e9s) 66\u00b0 depuis que le zodiaque originel a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9. Aujourd&#8217;hui, la position de Spica est de 204\u00b0, soit 24\u00b0 en avance sur le temps d&#8217;Auguste. En r\u00e9sum\u00e9, cela repr\u00e9sente 90\u00b0, un quart du cercle (th\u00e9orique) entier de la pr\u00e9cession. Si ce mouvement avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9gulier au taux de pr\u00e9cession moderne, il aurait indiqu\u00e9 que ca. 6 450 ann\u00e9es se seraient \u00e9coul\u00e9es. Ce n&#8217;est pas le cas parce que la vitesse de pr\u00e9cession a chang\u00e9 au moins deux fois, comme nous le savons, pendant ce temps, et ce qui est encore plus importante, la pr\u00e9cession a d\u00e9pass\u00e9 un montant d&#8217;ann\u00e9es observable \u00e0 travers les sauts. La distance vaguement d\u00e9duite des r\u00e9formes du calendrier et des observations d&#8217;\u00e9toiles anciennes repr\u00e9sente environ la moiti\u00e9 du temps \u00e9coul\u00e9, environ trois mille ans. Les \u00e9tapes sont expliqu\u00e9es plus en d\u00e9tail dans le livre.<br \/>\nReste un \u00e9pilogue n\u00e9cessaire dans lequel j&#8217;explique pourquoi je n&#8217;ai jamais soutenu les coll\u00e8gues qui parlaient d&#8217;un complot dans l&#8217;historiographie parce que, \u00e0 ma connaissance, il manque un leadership g\u00e9n\u00e9ral. La vue moderne de notre histoire est tr\u00e8s complexe et la mani\u00e8re dont la chronologie a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par une multitude de scientifiques et de th\u00e9ologiens est assez chaotique, comme une folle chor\u00e9graphie malgr\u00e9 les erreurs qui ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9es. Les lecteurs de mes livres se souviennent de ma position par des citations de mon point de d\u00e9part de 1998, intitul\u00e9 \u00ab Die Gro\u00dfe Aktion \u00bb, faisant allusion \u00e0 un terme de Kammeier qui ne correspond pas au contenu de ce livre ni \u00e0 aucun autre de mes six livres sur le th\u00e8me. Le livre actuel ne contient pas non plus d&#8217;id\u00e9es d&#8217;intrigue ni de complot.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La litt\u00e9rature cit\u00e9e se trouve dans le livre. Entre les environs 400 auteurs mentionn\u00e9s se trouvent 27 en langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Uwe Topper, Berlin, le 12 octobre 2017. Traduction fran\u00e7aise avec l\u2019aide de plusieurs de nos coll\u00e8gues.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Ps.: Le livre apparut en juin 2016. Le texte est sans faute, mais les l\u00e9gendes des illustrations contiennent quelques erreurs d&#8217;imprimerie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sommaire du livre : La Croix de l\u2019Ann\u00e9e Solaire Les sauts et les lacunes dans la chronologie historique. SBN 978-3-89180-154-3. Avec un avant-propos de Dr. Horst Friedrich. Introduction Chapitre 1 : La croix : Le symbole de l\u2019Ann\u00e9e Solaire Chapitre 2 : Comment le zodiaque a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u Chapitre 3 : Le mouvement de la terre fournit la mesure du temps Chapitre 4 : Essai d&#8217;estimation du temps pass\u00e9 Chapitre 5 : Le saut fatal Chapitre 6 : Le renversement des cieux Chapitre 7 : L&#8217;histoire diminue Chapitre 8 : Comptage du temps et d\u00e9but du calendrier Aper\u00e7u Ce livre traite des catastrophes d&#8217;\u00e9chelle mondiale qui ont influenc\u00e9 le mouvement de la Terre et modifi\u00e9 le calcul du temps. Les variations ne sont pas venues lentement ou ne sont pas pass\u00e9es inaper\u00e7ues, mais pr\u00e9sentent la forme de petits sauts de la Terre qui ont apport\u00e9 le d\u00e9sastre mondial aux civilisations et \u00e0 la nature ; ainsi l&#8217;homme a d\u00fb recommencer \u00e0 base de ruines. Le cours de notre histoire est expliqu\u00e9 comme ayant \u00e9t\u00e9 caus\u00e9 par des \u00e9v\u00e9nements catastrophiques. Uwe Topper met en avant les nouveaux r\u00e9sultats de ses recherches sur les sauts de pr\u00e9cession : en \u00e9valuant les enregistrements d&#8217;astronomie anciens et arabes et comment ils ont \u00e9t\u00e9 compris \u00e0 la Renaissance, il d\u00e9montre que des accidents r\u00e9p\u00e9t\u00e9s ont frapp\u00e9 la Terre depuis \u00ab les temps babyloniens \u00bb. Ceux-ci ont caus\u00e9 la destruction des civilisations et impos\u00e9 de nouveaux commencements. Ils peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s dans des enregistrements astronomiques historiques. Bien que cela soit d\u00e9j\u00e0 apparu avant. Depuis les \u00e9crits de Copernic jusqu&#8217;\u00e0 Velikovsky et Christoph Marx, Uwe Topper a r\u00e9uni quelques grandes id\u00e9es catastrophiques et nous montre un tableau complet du d\u00e9veloppement des connaissances astronomiques depuis les temps m\u00e9galithiques jusqu&#8217;\u00e0 nos jours. Apr\u00e8s plus de quatre d\u00e9cennies de recherche, continue, il offre maintenant une autre perspective : les chocs de pr\u00e9cession de la Terre peuvent \u00eatre d\u00e9montr\u00e9s par des documents au cours de l&#8217;histoire depuis l&#8217;\u00e9poque des Grecs jusqu\u2018\u00e0 la Renaissance. Comme le livre, pour le moment, n&#8217;est vendu qu&#8217;en allemand, nous vous pr\u00e9sentons ici un r\u00e9sum\u00e9 en anglais et en fran\u00e7ais qui pr\u00e9sente les id\u00e9es principales. Introduction La question \u00e9ternelle de toutes les recherches historiques est de savoir combien de temps s&#8217;est \u00e9coul\u00e9 depuis l&#8217;\u00e9v\u00e9nement que l&#8217;histoire nous raconte? &#8211; Quel est l\u2019\u00e2ge des artefacts que nous trouvons &#8211; Combien de temps s&#8217;est \u00e9coul\u00e9 depuis certains \u00e9pisodes qui est transmis par nos anc\u00eatres ? Sans un calendrier s\u00e9curis\u00e9 des \u00e9v\u00e9nements, nous ne pouvons pas \u00e9crire l&#8217;histoire. \u00ab La chronologie est l&#8217;\u00e9chafaudage n\u00e9cessaire de l&#8217;historiographie et fondamentale ; les faits astronomiques sont essentiels pour ses points fixes \u00bb (Otto Neugebauer, 1975, IV, 125 &#8211; voire note 1) Fondamentalement, c&#8217;est aussi l&#8217;approche d&#8217;Isaac Newton dans ses travaux ult\u00e9rieurs de 1728 et 1736. note 1 : Les citations de sources sont toujours traduites ici \u00e0 partir de la version allemande, m\u00eame si le texte original \u00e9tait en d\u2019autres langues, car dans la plupart des cas, il \u00e9tait impossible pour le traducteur de rechercher les phrases originales. La signification, bien s\u00fbr, est toujours pr\u00e9serv\u00e9e, et la source exacte est donn\u00e9e. Le livre de Topper traite des premi\u00e8res \u00e9tapes de l&#8217;astronomie et de son d\u00e9veloppement jusqu&#8217;\u00e0 la Renaissance. Copernic ainsi que la r\u00e9forme du calendrier gr\u00e9gorien jouent un r\u00f4le important dans cette exp\u00e9rience de recherche de la v\u00e9rit\u00e9. En dehors d&#8217;un nouvel aper\u00e7u de la pr\u00e9cession historique en g\u00e9n\u00e9ral, il y a des recherches \u00e9tonnantes sur la tr\u00e9pidation qui avait \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9e depuis si longtemps ou effac\u00e9e comme un non-sens ou au mieux repr\u00e9sent\u00e9e comme erreurs par des techniques d&#8217;observation incompl\u00e8tes. En fin de compte, une nouvelle image \u00e9merge qui prend en compte les trois ou quatre sauts de la Terre qui ont eu lieu au cours des deux \u00e0 trois mille derni\u00e8res ann\u00e9es de la m\u00e9moire d\u2019homme. Fa\u00e7ade de l&#8217;\u00e9glise de Aguas Santas au Portugal Chapitre 1 : La croix : le symbole de l\u2019Ann\u00e9e Solaire Pour comprendre l&#8217;\u00e9tat d&#8217;esprit que l&#8217;homme avait auparavant de la notion du temps et du mouvement c\u00e9leste, nous nous penchons sur les pratiques m\u00e9galithiques du calcul du temps et de la fabrication du calendrier qui sont d&#8217;une simplicit\u00e9 remarquable, que nous pouvons encore saisir de nos jours avec des calculs plus pouss\u00e9s. Outre toute de la sophistication de l&#8217;alignement des b\u00e2timents qui a d\u00fb \u00eatre employ\u00e9e par l&#8217;homme de bonne heure \u2013 il s\u2018agit du temps des grands monuments en pierre comme Stonehenge &#8211; nous examinons ici les mesures simples de l&#8217;ombre du soleil comme observables dans une caverne ou une cabane : \u00e0 travers un trou dans le toit, ou le mouvement de l&#8217;ombre d&#8217;un p\u00f4le vertical sur une surface plate comme, par exemple, une aire de battage agricole. En marquant les principaux \u00e9v\u00e9nements &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire le mouvement de la pointe de l&#8217;ombre dans les deux directions &#8211; l&#8217;homme a d\u00e9velopp\u00e9 un calendrier de l&#8217;ann\u00e9e, simple \u00e0 manipuler et \u00e0 m\u00e9moriser. Le r\u00e9sultat fut r\u00e9sum\u00e9 par une croix r\u00e9guli\u00e8re montrant les quatre saisons de l&#8217;ann\u00e9e ainsi que les parties de jour et de nuit. Elle a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e comme symbole d\u00e9coratif de toutes sortes, ce que nous pouvons juger d\u2019apr\u00e8s des pi\u00e8ces d&#8217;art et des ornements, depuis des temps imm\u00e9moriaux. Une division g\u00e9om\u00e9trique de la distance de l&#8217;ombre entre le solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 et le solstice d&#8217;hiver fournit \u00e0 l&#8217;observateur les deux importantes dates \u00e9quinoxiales, printemps et automne. Sur une p\u00e9riode plus longue, disons, de 32 ans, il deviendrait \u00e9vident que les points de retournement de l&#8217;ombre ou des marquages \u00e9quinoxiaux se sont \u00e9cart\u00e9s de huit jours et que tous les quatre ans une journ\u00e9e enti\u00e8re devrait \u00eatre ins\u00e9r\u00e9e dans le calendrier pour le garder en accord avec le mouvement du Soleil. Ce jour bissextile de l\u2019ann\u00e9e est d&#8217;une pratique tr\u00e8s ancienne, son inexactitude mineure n&#8217;est remarqu\u00e9e qu&#8217;apr\u00e8s de tr\u00e8s longues p\u00e9riodes en utilisant un calendrier ininterrompu, ou avec des m\u00e9thodes raffin\u00e9es de marquage de l&#8217;ombre, par exemple. dans un \u00abskaphe\u00bb courb\u00e9 (un h\u00e9misph\u00e8re creux au lieu d&#8217;\u00eatre projett\u00e9 sur un terrain plat), comme les Grecs l&#8217;utilisaient depuis l&#8217;\u00e9poque d&#8217;Anaximandre, au 6e si\u00e8cle av. J.-C. (note 2). note 2 : Toutes les dates anterieur \u00e0 1500 apr\u00e8s J.-C. donn\u00e9es dans ce livre servent comme indications du nombre d&#8217;ann\u00e9es officiellement utilis\u00e9 pour donner une id\u00e9e approximative de la localisation de la personne ou de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement dans l&#8217;historiographie traditionnelle. L&#8217;auteur a insist\u00e9 pendant deux d\u00e9cennies &#8211; tout comme certains de ses coll\u00e8gues dans ce nouveau champ de recherche \u2013 sur le fait que les dates sont vides de sens quant \u00e0 la distance r\u00e9elle du temps, comme il le montre largement dans ce livre, aussi. Mesurer les changements quotidiens de la hauteur du Soleil tout au long de l&#8217;ann\u00e9e a fourni \u00e0 l&#8217;homme plus qu\u2019un bon chronom\u00e9trage. La plus courte longueur de l&#8217;ombre lui donnait le moment du midi et donc la direction sud-nord. \u00c0 partir de ces marques de base, l\u2019homme apprit vite \u00e0 appr\u00e9cier l&#8217;angle de l&#8217;\u00e9cliptique (\u00e9gal \u00e0 l&#8217;angle entre le solstice et l&#8217;\u00e9quinoxe) ainsi que l&#8217;altitude g\u00e9ographique de son emplacement sur le globe (l&#8217;angle entre le p\u00f4le d&#8217;ombre et le point \u00e9quinoxial) comme le faisaient les navigateurs et les constructeurs m\u00e9galithiques. \u00c0 la fin de ce premier chapitre, l&#8217;auteur pointe le fait que l&#8217;homme primitif \u00e9tait capable d&#8217;appr\u00e9hender la forme et la taille approximative du globe sur lequel il circulait puisque les routes maritimes nord-sud lui permettaient de se rendre compte des distances en estimant simplement le d\u00e9placement du p\u00f4le Nord tandis qu&#8217;il se d\u00e9pla\u00e7ait des \u00eeles Lofoten en Norv\u00e8ge jusqu&#8217;aux \u00eeles Canaries au-del\u00e0 de la c\u00f4te d\u2018Afrique, une distance qui s&#8217;\u00e9tire sur presque un quart du globe. Ces routes maritimes sont document\u00e9es par l&#8217;\u00e9pigraphie rupestre tout au long de cette c\u00f4te maritime, les gravures sur pierres montrent des techniques semblables et ont des symboles et expressions identiques. L&#8217;auteur affirme \u00e9galement que ces marins audacieux pourraient d\u00e9duire de la diff\u00e9rence de la rotation annuelle du Soleil entre les r\u00e9gions polaires et \u00e9quinoxiales que la Terre flottait dans l&#8217;immense ciel tel un bateau sur l&#8217;oc\u00e9an tandis que le Soleil et les \u00e9toiles ne bougeaient pas. Avec ces exp\u00e9riences et les cons\u00e9quences qui en d\u00e9coulaient ils pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent les avanc\u00e9es astronomiques grecques et arabes. Il faudra attendre Copernic pour propager ces id\u00e9es-l\u00e0 plus tard. Agneau de Dieu en Wilsnack (Brandenburg) avec la croix solaire Chapitre 2 : Comment le zodiaque a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u Pour se rep\u00e9rer dans le temps et l&#8217;espace, l&#8217;homme primitif a d\u00fb relever un important d\u00e9fi, celui de la divise et de l&#8217;aperception sch\u00e9matis\u00e9e d&#8217;innombrables \u00e9toiles. Ainsi, le chemin du soleil par rapport au ciel nocturne lui donna un sch\u00e9ma pour m\u00e9moriser: le zodiaque primordial. Parmi cet \u00e9ventail de signes le Capricorne et le Lion sont les premi\u00e8res constellations \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9, chacune d&#8217;entre elles couvrant presque l\u00e0 moiti\u00e9 du ciel si bien qu&#8217;elles devinrent synonymes d&#8217;hiver et d&#8217;\u00e9t\u00e9. De ces premiers signes, il restent d&#8217;innombrables repr\u00e9sentations ; nous voyons le plus souvent les deux figures li\u00e9es : le Lion et le Capricorne, la petite ch\u00e8vre prot\u00e9g\u00e9e par le lion. Le Soleil au z\u00e9nith du milieu de l&#8217;hiver est vu dans le n\u0153ud (un amas stellaire) qui forme la queue du Capricorne ; et le Soleil de la mi-\u00e9t\u00e9 au point oppos\u00e9 \u00e0 \u00e9gale distance entre Spica \u00ab l&#8217;\u00c9pi de la Vierge \u00bb et R\u00e9gulus \u00ab Basilic \u00bb (\u03b1 Leonis). \u00c9videmment, on ne peut voir le soleil dans cette position singuli\u00e8re pendant la journ\u00e9e, mais on peut voir le Soleil aux deux extr\u00e9mit\u00e9s de l&#8217;animal cosmique \u00e0 l&#8217;aube ainsi que le derri\u00e8re de celui-ci dans la soir\u00e9e. Cela donna ainsi l&#8217;expression commune \u00ab Soleil en Capricorne \u00bb de quand on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 sa position au milieu de l&#8217;hiver au z\u00e9nith ou \u00ab Soleil en Lion \u00bb pour sa position estivale. De cette fa\u00e7on, les embl\u00e8mes du zodiaque ont \u00e9t\u00e9 invent\u00e9s, d\u00e9crivant la rotation du Soleil \u00e0 travers l&#8217;\u00e9cliptique. Nous savons que la position exacte du solstice n&#8217;est pas pour toujours immuable, mais se d\u00e9place doucement (ou brusquement \u00e0 certains moments) en raison de la pr\u00e9cession ; c\u2019est-\u00e0-dire la variation de l&#8217;axe de la Terre sur son chemin autour du Soleil. Aux temps m\u00e9galithique la position centrale du Soleil au milieu de l&#8217;hiver a boug\u00e9 vers un deuxi\u00e8me amas d&#8217;\u00e9toiles, un autre n\u0153ud dans le corps du Capricorne, tandis que le solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 se rapprochait de R\u00e9gulus (\u03b1 Leonis). Plus tard, pour plus de commodit\u00e9, les deux \u00e9normes constellations ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9es, chacune d\u00e9laissant quelques \u00e9toiles aux animaux interm\u00e9diaires cr\u00e9es r\u00e9cemment : Taureau et Scorpion. Ils balisent ainsi la position du Soleil au z\u00e9nith aux \u00e9quinoxes de printemps et d&#8217;automne. Cela pouvait facilement \u00eatre observ\u00e9 aux nuits correspondantes 6 mois plus tard, Taureau \u00e0 l&#8217;automne et Scorpion au printemps, parce que dans chaque endroit une grand \u00e9toile de couleur rouge\u00e2tre, se tient au milieu de la constellation : Aldebaran dans le Taureau et Antares dans le Scorpion. Ils marquaient ainsi l&#8217;Est et l&#8217;Ouest (du monde) qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9percut\u00e9s par un certain nombre de traditions (tels les Grecs et les \u00c9gyptiens). Dans ces temps les 4 constellations occupaient le ciel \u00e0 parts \u00e9gales. Cette croix de 4 quartiers tabl\u00e9e une roue est devenue le symbole sacr\u00e9 de l&#8217;ann\u00e9e, grav\u00e9 dans de multiples dessins sur la pierre et sur la poterie. Nous ne pouvons certifier l&#8217;enregistrement du changement de position exprim\u00e9 par les nouvelles constellations des astronomes des temps m\u00e9galithiques, de vu que nous ne pouvons dire si ce changement a eu lieu pendant un laps de temps prolong\u00e9 ou bien d\u00fb \u00e0 un choc soudain. S&#8217;il en est ainsi, cette variation est indication du mouvement de pr\u00e9cession. Apr\u00e8s un autre laps du temps, le zodiaque fut compos\u00e9 de 8 divisions ou signes. Ainsi, entre le Capricorne et le Taureau une nouvelle constellation, le Verseau, a \u00e9t\u00e9 install\u00e9e ; puis entre le Taureau et le Lion on introduit les G\u00e9meaux tandis que la \u00ab Justitia \u00bb (qui devient la Vierge plus tard) fut plac\u00e9e apr\u00e8s le Lion, et le Sagittaire entre le Scorpion et le Capricorne. \u00c0 l&#8217;origine, les huit animaux de ce zodiaque&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":42,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14,24,32],"tags":[],"class_list":["post-3177","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-astronomie","category-calendrier","category-livre"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/09\/image-37.png","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3177","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3177"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3177\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3498,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3177\/revisions\/3498"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/42"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3177"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3177"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3177"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}