{"id":3234,"date":"2018-08-22T11:48:13","date_gmt":"2018-08-22T09:48:13","guid":{"rendered":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/?p=3234"},"modified":"2023-05-22T14:39:35","modified_gmt":"2023-05-22T12:39:35","slug":"la-diminution-de-lobliquite-de-la-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/2018\/08\/22\/la-diminution-de-lobliquite-de-la-terre\/","title":{"rendered":"La diminution de l&#8217;obliquit\u00e9 de la Terre"},"content":{"rendered":"<h5>Partie 1<br \/>\nLe nouveau r\u00e9sultat<\/h5>\n<p>Il y a deux ans, en 2016, mon livre &#8220;La Croix de l&#8217;Ann\u00e9e solaire: Sauts dans la chronologie historique&#8221; est apparu en allemand (voir l&#8217;article go http:\/\/www.ilya.it\/chrono\/frpages\/jahrkreuz.html.<br \/>\nIl y avait des r\u00e9ponses favorables et encourageantes, mais pas de critique s\u00e9v\u00e8re, comme si seulement des choses bien connues ou \u00e9videntes avaient \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es dans ce livre.<br \/>\nBien entendu, certaines choses doivent \u00eatre r\u00e9examin\u00e9es, r\u00e9fl\u00e9chies ou discut\u00e9es. Les &#8220;sauts de pr\u00e9cession&#8221; sur lesquels le livre se concentre plus que dans les livres pr\u00e9c\u00e9dents, doivent \u00eatre compris avant d&#8217;\u00eatre accept\u00e9s.<br \/>\nSur un point important, je me suis \u00e9cart\u00e9 de toutes les opinions pr\u00e9c\u00e9dentes: je rejette la th\u00e8se commune que dit que l&#8217;obliquit\u00e9 de l&#8217;orbite terrestre se r\u00e9duit drastiquement quand des sauts de p\u00f4le se produisent.<br \/>\nL&#8217;obliquit\u00e9 de la terre sur son orbite, l&#8217;angle epsilon (\u03b5), diminue constamment. Mais si ce \u00abmouvement est uniforme sur une longue p\u00e9riode, on ne peut que le deviner\u00bb, dis-je p. 126. En tout cas, je rejette les sp\u00e9culations audacieuses de tous les pr\u00e9d\u00e9cesseurs que cet angle change radicalement \u00e0 cause d&#8217;une &#8220;secousse des p\u00f4les&#8221;. Anciennement on se r\u00e9f\u00e9rait au mod\u00e8le mythologique (auteurs comme Anax\u00e1goras et m\u00eame H\u00e9rodote): Dans les temps anciens l&#8217;axe de la Terre \u00e9tait perpendiculaire \u00e0 son orbite, alors il n&#8217;y avait pas de saisons, le printemps \u00e9ternel r\u00e9gnait sous nos latitudes. Je l&#8217;ai r\u00e9p\u00e9t\u00e9 en 1977 (&#8220;L&#8217;h\u00e9ritage des G\u00e9ants&#8221;). Maintenant, dans le chapitre &#8220;opposition&#8221; (2016, p 266), j&#8217;ai clairement indiqu\u00e9 que je consid\u00e8re cette id\u00e9e fausse en ce qui concerne les derniers changements de p\u00f4les, et cela va \u00e0 l&#8217;encontre de l&#8217;opinion de tous les catastrophistes des si\u00e8cles pass\u00e9s ou d&#8217;aujourd&#8217;hui.<br \/>\nChristoph Marx toute sa vie supportait cette th\u00e9orie tenue par les catastrophistes: qu&#8217;avant le saut l&#8217;angle epsilon \u00e9tait de 32\u00b0, contre environ 23\u00b0 30&#8242; apr\u00e8s le saut (comme maintenant). Il a conclu ceci de la dur\u00e9e de la \u00abgrande ann\u00e9e\u00bb de la pr\u00e9cession qui \u00e9tait de 36.000 ans pour Hipparque, et maintenant elle est fix\u00e9e \u00e0 25.900 ans.<br \/>\nLa conclusion est fausse, comme je dis dans mon livre (2016, p.268):<br \/>\n\u00ab Au temps de Ptol\u00e9m\u00e9e l&#8217;obliquit\u00e9 \u00e9tait de 23,9\u00b0 (ou 24\u00b0). Si nous transf\u00e9rons les donn\u00e9es sur le cercle complet de Ptol\u00e9m\u00e9e de 36.000 ans, alors il n&#8217;y a qu&#8217;une seule conclusion: L&#8217;orbite annuelle de la Terre (ou dans la vision ancienne: du soleil) doit avoir dur\u00e9 environ cinq minutes moins, et c&#8217;\u00e9tait exactement la valeur qu&#8217;Hipparque avait calcul\u00e9e \u00e0 partir du mouvement du jour de printemps dans le calendrier (365 \u00bc jours). Il bouge un jour dans 300 ans, Ptol\u00e9m\u00e9e avait confirm\u00e9. \u00bb<br \/>\nL&#8217;hypoth\u00e8se de grands sauts de l&#8217;obliquit\u00e9 de l&#8217;\u00e9cliptique au cours des temps historiques est donc erron\u00e9e. Pour v\u00e9rifier cela, j&#8217;examinai les astronomes \u00e9crivains arabes comme Battani, qui avait mesur\u00e9 l&#8217;ann\u00e9e tropicale avec deux minutes de moins, alors que l&#8217;obliquit\u00e9 a continu\u00e9 de baisser l\u00e9g\u00e8rement dans son temps. Par cons\u00e9quent, il n&#8217;y a pas de d\u00e9pendance directe entre les deux valeurs (dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e et epsilon).<br \/>\nConclusion: \u00ab Le saut de pr\u00e9cession d\u00e9fini par nous ne conduit pas \u00e0 un grand changement soudain dans l&#8217;obliquit\u00e9, mais au plus un l\u00e9ger redressement de la terre pour quelques minutes d&#8217;arc. G\u00e9n\u00e9ralement, epsilon a peu chang\u00e9 au fil des si\u00e8cles, ind\u00e9pendamment des changements dans la pr\u00e9cession. \u00bb (2016, p.288).<br \/>\nCette conclusion est fond\u00e9e sur des valeurs traditionnelles astronomiques et est conforme \u00e0 la situation actuelle (je me r\u00e9f\u00e8re au manuel de Julius Dick). Dans la \u00ab La Croix de l&#8217;Ann\u00e9e solaire \u00bb, je souligne ce r\u00e9sultat \u00e0 plusieurs reprises, et enfin, dans le chapitre \u00ab projet \u00bb (2016, p 444), une fois de plus.<\/p>\n<p>Dans la description du mod\u00e8le des sauts de pr\u00e9cession (2016, p.147), je dis express\u00e9ment:<br \/>\n&#8220;La position que forme l&#8217;axe de la Terre avec son orbite, l&#8217;angle de l&#8217;\u00e9cliptique, ne change pas essentielleemt &#8211; sauf quelques fluctuations minimales qui doivent \u00eatre suppos\u00e9es &#8230;&#8221;<br \/>\nLa dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e tropicale a parfois brusquement diminu\u00e9 consid\u00e9rablement tandis qu&#8217;epsilon n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9, mais a souffert approximativement du m\u00eame degr\u00e9 de r\u00e9duction usuel.<br \/>\nMaintenant, je voudrais expliquer cette d\u00e9couverte un peu plus largement, car l&#8217;erreur suivante poursuit encore les m\u00e9thodes de datation des arch\u00e9o-astronomes:<br \/>\nParce que \u00ab dans les 6000 derni\u00e8res ann\u00e9es \u00bb (Wikip\u00e9dia) la diminution de l&#8217;obliquit\u00e9 de l&#8217;\u00e9cliptique est sans interruption, il est assez simple de d\u00e9terminer l&#8217;\u00e2ge d&#8217;un b\u00e2timent ou d&#8217;un texte astronomique si&#8217;l contient une indication de l&#8217;angle pr\u00e9cis d&#8217;epsilon (\u03b5) directement ou cach\u00e9: L&#8217;\u00e9quation de la variation d&#8217;epsilon actuelle est appliqu\u00e9e et avec elle on obtient la diff\u00e9rence de temps qui s&#8217;est \u00e9coul\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent.<\/p>\n<h5>Partie 2<br \/>\nLe probl\u00e8me de la mesure, consid\u00e9r\u00e9 par l&#8217;exemple de la latitude g\u00e9ographique dans l&#8217;Antiquit\u00e9<\/h5>\n<p>Lorsqu&#8217;on consid\u00e8re les valeurs classiques de la latitude nord de nombreuses villes dans le monde habit\u00e9 (l&#8217;Oekoum\u00e8ne), mentionn\u00e9es par Ptol\u00e9m\u00e9e (Geografike \u00ab 140 apr\u00e8s JC. \u00bb) et ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, en particulier Strabon et Pline, et aussi Hipparque, il est \u00e0 noter que les donn\u00e9es sont de fiabilit\u00e9s variables. La grande majorit\u00e9 des valeurs a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e, et non medi\u00e9e sur place \u00e0 l&#8217;aide du soleil ou les \u00e9toiles, mais a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 en fonction de la longueur du jour du solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 par rapport \u00e0 la nuit, et \u00e7a (pour la simplicit\u00e9) \u00e0 l&#8217;echelle d&#8217; intervalle de quart d&#8217;heure, donnant comme r\u00e9sultat des valeurs arrondies. Dans Ptol\u00e9m\u00e9e (Syntaxe), les valeurs de latitude apparaissent \u00e0 intervalle de 5 minutes d&#8217;arc.<\/p>\n<p>Les rares donn\u00e9es observ\u00e9es (voir note 1) sont en bon accord, mais toutes sont sup\u00e9rieures de 10 \u00e0 20 minutes d&#8217;arc. Il est conclu (Peschel 1877, p.43) que cela a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 cause d&#8217;une erreur syst\u00e9matique en se r\u00e9f\u00e9rant au bord sup\u00e9rieur de l&#8217;ombre du gnomon, pas au centre du soleil, ce qui rend le r\u00e9sultat plus grand jusqu&#8217;\u00e0 16 minutes d&#8217;arc (voir Fig. 1). La r\u00e9fraction atmosph\u00e9rique peut renforcer ce r\u00e9sultat par une minute d&#8217;arc seulement, parce que l&#8217;angle est mesur\u00e9 lorsque le soleil est \u00e0 son point le plus haut, tandis que lorsqu&#8217;il est \u00e0 l&#8217;horizon, l&#8217;augmentation serait consid\u00e9rable en fonction de l&#8217;humidit\u00e9 ambiante.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3235\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/PeschelGnomon.jpg\" alt=\"\" width=\"499\" height=\"445\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/PeschelGnomon.jpg 499w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/PeschelGnomon-300x268.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 499px) 100vw, 499px\" \/><\/p>\n<p>Fig. 1: Arpentage de latitude avec le Gnomon (selon Peschel p. 44)<\/p>\n<p>Contre l&#8217;accusation d&#8217;une erreur syst\u00e9matique de lecture caus\u00e9e par les astronomes de l&#8217;Antiquit\u00e9, qui est reconnue par tous les \u00e9rudits actuels de l&#8217;histoire de l&#8217;astronomie, je soul\u00e8ve une objection: ils ont intentionnellement mis un globe sur l&#8217;ob\u00e9lisque (le gnomon ) et ensuite surmont\u00e9 par une petite croix ou un pique pour que l&#8217;erreur de lecture puisse \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Un regard \u00e0 travers un trou dans la pierre \u00e9vite la m\u00eame erreur. Les deux artifices sont connus depuis l&#8217;Antiquit\u00e9.<br \/>\nLes valeurs &#8220;trop \u200b\u200b\u00e9lev\u00e9s&#8221; pour epsilon par les g\u00e9ographes anciens pourraient \u00eatre justifi\u00e9es.<br \/>\nAu moins, cette affirmation reste juste: \u00c9ratosth\u00e8nes a mesur\u00e9 un plus grand angle d&#8217;epsilon quand, par les extrapolations actuelles, il doit avoir mesur\u00e9 moins: il a mesur\u00e9 23\u00b0 51&#8242; 20&#8243;. Pourquoi?<br \/>\nPour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, il existe trois modes (voir aussi note 2):<br \/>\n1) pourquoi \u00c9ratosth\u00e8ne \u00e9tait-il incapable?<br \/>\n2) \u00c9ratosth\u00e8ne ne pouvait pas avoir tort;<br \/>\na) parce que l&#8217;intervalle de temps \u00e9tait plus long que les indications historiques, ou<br \/>\nb) que les projections actuelles de l&#8217;algorithme d&#8217;epsilon doivent \u00eatre fausses.<\/p>\n<p>On parle du d\u00e9placement de l&#8217;axe de la Terre, la r\u00e9duction d&#8217;epsilon, l&#8217;inclinaison de l&#8217;\u00e9quateur terrestre par rapport \u00e0 son orbite. Cette diminution d&#8217;epsilon est calcul\u00e9e au moyen d&#8217;une formule moderne en relation au temps, ce qui indique que les valeurs mesur\u00e9es par les astronomes antiques sont trop \u00e9lev\u00e9es.<br \/>\nSi elles allaient \u00eatre justes? Ensuite, la diminution d&#8217;epsilon dans le pass\u00e9 serait arriv\u00e9 plus rapidement que nous supposons aujourd&#8217;hui.<br \/>\nIl y a d\u00e9ja quelques ann\u00e9es, cette r\u00e9ponse me semblait \u00eatre la meilleure explication; cela n&#8217;a pas d&#8217;importance pour les sauts de pr\u00e9cession projet\u00e9s par moi, comme j&#8217;ai soulign\u00e9 en 2016: la tendance du changement de l&#8217;axe terrestre est trop faible pour impliquer des d\u00e9fauts notables des dates.<br \/>\nEn revanche, il est \u00e0 souligner: les valeurs de datations astronomiques des monuments m\u00e9galithiques produits par les arch\u00e9ologues, qui sont plus \u00e9lev\u00e9s que d&#8217;habitude par des mill\u00e9naires, semblent peu fiables en raison de l&#8217;inexactitude de ce calcul. Au moins, il faut prendre en consid\u00e9ration ce que Peschel a observ\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<h5>Partie 3<br \/>\nR\u00e9sultat<\/h5>\n<p>L&#8217;algorithme de calcul de datation actuelle indique que la variation de l&#8217;\u00e9cliptique est cyclique sur une p\u00e9riode d&#8217;environ 40.000 ans qui reviendra \u00e0 une valeur similaire dans les 40. 000 ans. La courbe parabolique descendante ou ascendante prend environ 20.000 ans. Dans un graphique (selon Laskar 1986, voire note 3), refl\u00e9tant le r\u00e9sultat de l&#8217;extrapolation des donn\u00e9es de mesure actuelles et de l&#8217;influence calcul\u00e9e des plan\u00e8tes sur la base de la th\u00e9orie de la relativit\u00e9, on peut facilement juger que l&#8217;obliquit\u00e9 r\u00e9duit constamment au cours des 8.000 derni\u00e8res ann\u00e9es, et qui augmente auparavant. Vers 6.000 avant JC, epsilon \u00e9tait de 24\u00b0 12&#8242;. Le point le plus \u00e9lev\u00e9 a \u00e9t\u00e9 atteint vers 3.000 avant JC. avec 24\u00b0. Comme la courbe ne change pas brusquement mais de fa\u00e7on plut\u00f4t sinuso\u00efdale, l&#8217;augmentation et la diminution de ses points d&#8217;inflexion sont tr\u00e8s graduelles. Nous sommes maintenant au milieu de la courbe descendante, qui est presque rectiligne, de 4.000 avant aujourd&#8217;hui (BP) \u00e0 3.000 apr\u00e8s aujourd&#8217;hui. Il continuera \u00e0 diminuer pendant quelques milliers d&#8217;ann\u00e9es, jusqu&#8217;\u00e0 22\u00b0 30&#8242;, puis augmentera progressivement.<\/p>\n<p>Par hypoth\u00e8se classique, \u00c9ratosth\u00e8ne a prosp\u00e9r\u00e9 autour de 2.200 avant aujourd&#8217;hui. Selon l&#8217; \u00e9quation moderne, il devait mesurer pour epsilon un valeur autour de 23\u00b0 43&#8242;, soit environ 8&#8242; de moins que la mesure qu&#8217;il avait obtenue (23\u00b0 51&#8242; 20&#8243;). S&#8217;il y avait une lacune dans le temps historique (notre th\u00e9orie), sa date nous approche: en r\u00e9duisant un mill\u00e9naire, \u00c9ratosth\u00e8nes devait mesurer 23\u00b0 36&#8242;, soit 15&#8242; de moins (un quart de degr\u00e9).<\/p>\n<p>Vraisemblablement, les sauts de pr\u00e9cession auront caus\u00e9 de tr\u00e8s petits changements par epsilon, mais attention: petits. Les saisons auront chang\u00e9 en r\u00e9duisant l&#8217;\u00e9cliptique pendant quelques minutes d&#8217;arc, \u00e9tant donn\u00e9 que la diff\u00e9rence entre 24\u00b0 5&#8242; (note 4) et 23\u00b0 50&#8242; importent 15 minutes d&#8217;arc, qui correspond \u00e0 la diff\u00e9rence calcul\u00e9e actuellement entre aujourd&#8217;hui et l&#8217;Empire romain. Des sauts de pr\u00e9cession et des ph\u00e9nom\u00e8nes similaires sur d&#8217;autres plan\u00e8tes qui influencent epsilon peuvent expliquer les r\u00e9sultats de mesures d&#8217;\u00c9ratosth\u00e8ne. La nature saute, et l&#8217;\u00e9cliptique \u00e9galement dans une tr\u00e8s petite mesure, pas significatif pour nous.<br \/>\nLa question \u00e9tait: les extrapolations de la situation actuelle sont-elles fausses, car elles n\u00e9cessitent une r\u00e9gularit\u00e9 excessive des mouvements de la Terre (et du syst\u00e8me solaire en g\u00e9n\u00e9ral)? ou sont-ils invalides parce que le moment historique n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e correctement, de sorte que les dates projet\u00e9es sont correctes dans une autre \u00e9chelle chronologique?<br \/>\nPour transf\u00e9rer \u00c9ratosth\u00e8ne conform\u00e9ment aux valeurs extrapol\u00e9es, il aurait d\u00fb vivre ant\u00e9rieurement, beaucoup plus longtemps qu&#8217;accept\u00e9. Une r\u00e9duction du pass\u00e9 (notre th\u00e8se) aboutirait \u00e0 ce que le moment attribu\u00e9 \u00e0 Eratosth\u00e8ne soit projet\u00e9 dans un pass\u00e9 tr\u00e8s lointain. Cela changerait d\u00e9finitivement notre vision de l&#8217;histoire.<br \/>\nSi nous ne l&#8217;acceptons pas, la faute n&#8217;est pas l&#8217;\u00e9chelle du temps historique (la chronologie traditionnelle), mais l&#8217;adoption d&#8217;un mouvement continu des corps c\u00e9lestes. M\u00eame dans la vie de Copernic (c&#8217;est-\u00e0-dire 500 BP), la graphique de Laskar d\u00e9vie l\u00e9g\u00e8rement (elle est plus raide). Copernic m\u00e9diait epsilon de 23\u00b0 28&#8242;, alors que le sch\u00e9ma Laskar obtien 23\u00b0 30&#8242; 20&#8243; indiquant 2&#8242; plus. Laskar n&#8217;est pas perturb\u00e9 par les documents historiques, alors que je suive Copernic (2016, p. 205). Qui ne prend pas en compte les changements chaotiques historiquement connus (sauts, etc.) et observ\u00e9s dans le cosmos, poursuit une image purement th\u00e9orique du pass\u00e9, sans aucune pr\u00e9tention de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<h5>Bibliographie<\/h5>\n<p>Dick, Julius (1965): Grundtatsachen der sph\u00e4rischen Astronomie (Leipzig)<br \/>\nM\u017eik, Hans von (1938): Theorie und Grundlagen der darstellenden Erdkunde (Geografike des Ptolemaios) avec collaboration de Friedrich Hopfner (Gerold, Vienne)<br \/>\nPeschel, O. (1877): Geschichte der Erdkunde, 2.ed. (M\u00fcnchen)<br \/>\nPtolem\u00e9e, Sintaxis &#8211; Manitius, Karl (1912-13): Des Claudius Ptolem\u00e4us Handbuch der Astronomie (Teubner, Leipzig, 2 vol., trad. du grecque a l&#8217;alemande, reprint 1963)<br \/>\nVitruv (1908): Diez livres sur l&#8217;arquitecture, trad. alemande par Dr. Franz Reber (Berlin; Wiesbaden 2004)<\/p>\n<h5>Notes<\/h5>\n<p>1)<br \/>\nPeschel 1877, p. 45:<br \/>\n\u00c9ratosth\u00e8nes (dans Strabon) mentionne pour Alexandrie 30\u00b0 58&#8242; (au lieu de: 31\u00b0 11&#8242;) \u2013 13&#8242; plus haut<br \/>\nHipparque a pour Rodos 60: 43 5\/6 = 36\u00b0 8&#8242; 7 &#8220;(au lieu de 36\u00b0 25&#8242;) \u2013 17&#8242; plus haut<br \/>\nPitheas donne pour Marsilia 42\u00b0 57&#8242; (au lieu de 43\u00b0 17&#8242; 47&#8243;) \u2013 20&#8242; plus haut<br \/>\npour Canopus il est donn\u00e9: 31\u00b0 5&#8242; (au lieu de 31\u00b0 19&#8242; 14&#8243;) \u2013 14&#8242; plus haut<br \/>\nPeschel veut montrer que les anciennes valeurs sont toujours inf\u00e9rieures d&#8217;environ 16&#8242;, parce que seul le bord sup\u00e9rieur du soleil a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9, c&#8217;est-\u00e0-dire que le centre du soleil au solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 est plus bas qu&#8217;indiqu\u00e9 par le bord sup\u00e9rieur de l&#8217;ombre (il apporte un dessin p. 44, ici fig. 1)<\/p>\n<p>Vitruv, De architectura IX:<br \/>\nRome 8: 9 = 0,888 = 41\u00b0 35&#8242; \u2013 le valeur \u00e9xacte serait 41\u00b0 53&#8242; 30&#8243; (18&#8242; plus haut)<br \/>\nAth\u00e8ne 3: 4 = 0,75 = 36\u00b0 55&#8242; \u2013 \u00e9xacte: 37\u00b0 59&#8242; (64&#8242; plus haut)<br \/>\nRhodos 5: 7 = 0.714 = 35\u00b0 32&#8242; \u2013 \u00e9xacte 36\u00b0 11&#8242; (39&#8242; plus haut)<br \/>\nTarent 9: 11 = 0,82 = 39\u00b0 20&#8242; \u2013 \u00e9xacte 40\u00b0 24&#8242; (64&#8242; plus haut)<br \/>\nAlexandrie 3: 5 = 0,6 = 31\u00b0 \u2013 \u00e9xacte 31\u00b0 12&#8242; 20&#8243;(12&#8242; 20&#8243; plus haut)<br \/>\nParce que les fractions doivent \u00eatre formul\u00e9es par de petits unit\u00e9es entieres et g\u00e9om\u00e9triquement exprimables, les r\u00e9sultats sont assez bons. Toutes les valeurs modernes sont donc plus \u00e9lev\u00e9es (deux m\u00eame plus de 1\u00b0).<br \/>\nSi la latitude phi (\u0278) est trop faible, epsilon (\u03b5) a \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>2) Il y a aussi d&#8217;autres r\u00e9ponses possibles: par exemple, la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la d\u00e9rive des continents; ou un r\u00e9el changement du p\u00f4le (que je rejette pour la courte p\u00e9riode consid\u00e9r\u00e9e ici), ou des erreurs de calcul rectifi\u00e9es al\u00e9atoirement (\u00e7a aussi!).<\/p>\n<p>3) r\u00e9f. Laskar (selon Wikip\u00e9dia anglais):<br \/>\n&lt; Au cours des 5 derniers millions d&#8217;ann\u00e9es, l&#8217;obliquit\u00e9 de la Terre a vari\u00e9 entre 22\u00b0 2&#8242; 33&#8243; et 24\u00b0 30&#8242; 16&#8243;, avec une p\u00e9riode moyenne de 41.040 ans. Ce cycle est une combinaison de pr\u00e9cession et le plus grand terme dans le mouvement de l&#8217;\u00e9cliptique. Au cours du prochain million d&#8217;ann\u00e9es, le cycle portera l&#8217;obliquit\u00e9 entre 22\u00b0 13&#8242; 44&#8243; et 24\u00b0 20&#8242; 50&#8221;.<br \/>\n&lt; La Lune a un effet stabilisateur sur l&#8217;obliquit\u00e9 de la Terre. L&#8217;analyse des dates de fr\u00e9quences faite en 1993 sugg\u00e8re qu&#8217;en l&#8217;absence de la Lune, l&#8217;obliquit\u00e9 peut changer rapidement en raison des r\u00e9sonances orbitales et du comportement chaotique du syst\u00e8me solaire, atteignant 90\u00b0 en seulement quelques millions d&#8217;ann\u00e9es.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3236\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Laskar1986.jpg\" alt=\"Kurve\" width=\"453\" height=\"306\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Laskar1986.jpg 453w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2023\/05\/Laskar1986-300x203.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 453px) 100vw, 453px\" \/><br \/>\nFig. 2: Laskar 1986<\/p>\n<p>4) La valeur de l&#8217;angle d&#8217;obliquit\u00e9 (\u03b5) \u00e0 l&#8217;\u00e9poque d&#8217;\u00c9ratosth\u00e8ne, comme il \u00e9tait cens\u00e9 l&#8217;avoir calcul\u00e9, \u00e9tait la moiti\u00e9 de 11\/83 du cercle complet, c&#8217;est-\u00e0-dire 23\u00b0 51&#8242; 20&#8243;. Le tropique du Cancer (dans le lieu de Syene, aujourd&#8217;hui Asuan), utilis\u00e9 pour son calcul de la taille de la terre, \u00e9tait un peu plus de 24\u00b0, exactement 24\u00b0 5&#8242; (= 24 1\/12). La deuxi\u00e8me d\u00e9claration probablement n&#8217;est pas \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9 par \u00c9ratosth\u00e8ne lui-m\u00eame, mais venait d&#8217;une antiquit\u00e9 lointaine.<br \/>\nWikip\u00e9dia poursuit: &lt; D\u00e9j\u00e0 au Ve si\u00e8cle av. J.-C., Oynopides avait donn\u00e9 l&#8217;altitude de Chios \u00e0 24\u00b0 &gt;. Je comprends cela, parce qu&#8217;il vivait ant\u00e9rieur \u00e0 \u00c9ratosth\u00e8ne, donc epsilon \u00e9tait plus proche de 24\u00b0.<\/p>\n<p>Uwe Topper avec la cooperation de Ilya Topper, Avril 2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Partie 1 Le nouveau r\u00e9sultat Il y a deux ans, en 2016, mon livre &#8220;La Croix de l&#8217;Ann\u00e9e solaire: Sauts dans la chronologie historique&#8221; est apparu en allemand (voir l&#8217;article go http:\/\/www.ilya.it\/chrono\/frpages\/jahrkreuz.html. Il y avait des r\u00e9ponses favorables et encourageantes, mais pas de critique s\u00e9v\u00e8re, comme si seulement des choses bien connues ou \u00e9videntes avaient \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9es dans ce livre. Bien entendu, certaines choses doivent \u00eatre r\u00e9examin\u00e9es, r\u00e9fl\u00e9chies ou discut\u00e9es. Les &#8220;sauts de pr\u00e9cession&#8221; sur lesquels le livre se concentre plus que dans les livres pr\u00e9c\u00e9dents, doivent \u00eatre compris avant d&#8217;\u00eatre accept\u00e9s. Sur un point important, je me suis \u00e9cart\u00e9 de toutes les opinions pr\u00e9c\u00e9dentes: je rejette la th\u00e8se commune que dit que l&#8217;obliquit\u00e9 de l&#8217;orbite terrestre se r\u00e9duit drastiquement quand des sauts de p\u00f4le se produisent. L&#8217;obliquit\u00e9 de la terre sur son orbite, l&#8217;angle epsilon (\u03b5), diminue constamment. Mais si ce \u00abmouvement est uniforme sur une longue p\u00e9riode, on ne peut que le deviner\u00bb, dis-je p. 126. En tout cas, je rejette les sp\u00e9culations audacieuses de tous les pr\u00e9d\u00e9cesseurs que cet angle change radicalement \u00e0 cause d&#8217;une &#8220;secousse des p\u00f4les&#8221;. Anciennement on se r\u00e9f\u00e9rait au mod\u00e8le mythologique (auteurs comme Anax\u00e1goras et m\u00eame H\u00e9rodote): Dans les temps anciens l&#8217;axe de la Terre \u00e9tait perpendiculaire \u00e0 son orbite, alors il n&#8217;y avait pas de saisons, le printemps \u00e9ternel r\u00e9gnait sous nos latitudes. Je l&#8217;ai r\u00e9p\u00e9t\u00e9 en 1977 (&#8220;L&#8217;h\u00e9ritage des G\u00e9ants&#8221;). Maintenant, dans le chapitre &#8220;opposition&#8221; (2016, p 266), j&#8217;ai clairement indiqu\u00e9 que je consid\u00e8re cette id\u00e9e fausse en ce qui concerne les derniers changements de p\u00f4les, et cela va \u00e0 l&#8217;encontre de l&#8217;opinion de tous les catastrophistes des si\u00e8cles pass\u00e9s ou d&#8217;aujourd&#8217;hui. Christoph Marx toute sa vie supportait cette th\u00e9orie tenue par les catastrophistes: qu&#8217;avant le saut l&#8217;angle epsilon \u00e9tait de 32\u00b0, contre environ 23\u00b0 30&#8242; apr\u00e8s le saut (comme maintenant). Il a conclu ceci de la dur\u00e9e de la \u00abgrande ann\u00e9e\u00bb de la pr\u00e9cession qui \u00e9tait de 36.000 ans pour Hipparque, et maintenant elle est fix\u00e9e \u00e0 25.900 ans. La conclusion est fausse, comme je dis dans mon livre (2016, p.268): \u00ab Au temps de Ptol\u00e9m\u00e9e l&#8217;obliquit\u00e9 \u00e9tait de 23,9\u00b0 (ou 24\u00b0). Si nous transf\u00e9rons les donn\u00e9es sur le cercle complet de Ptol\u00e9m\u00e9e de 36.000 ans, alors il n&#8217;y a qu&#8217;une seule conclusion: L&#8217;orbite annuelle de la Terre (ou dans la vision ancienne: du soleil) doit avoir dur\u00e9 environ cinq minutes moins, et c&#8217;\u00e9tait exactement la valeur qu&#8217;Hipparque avait calcul\u00e9e \u00e0 partir du mouvement du jour de printemps dans le calendrier (365 \u00bc jours). Il bouge un jour dans 300 ans, Ptol\u00e9m\u00e9e avait confirm\u00e9. \u00bb L&#8217;hypoth\u00e8se de grands sauts de l&#8217;obliquit\u00e9 de l&#8217;\u00e9cliptique au cours des temps historiques est donc erron\u00e9e. Pour v\u00e9rifier cela, j&#8217;examinai les astronomes \u00e9crivains arabes comme Battani, qui avait mesur\u00e9 l&#8217;ann\u00e9e tropicale avec deux minutes de moins, alors que l&#8217;obliquit\u00e9 a continu\u00e9 de baisser l\u00e9g\u00e8rement dans son temps. Par cons\u00e9quent, il n&#8217;y a pas de d\u00e9pendance directe entre les deux valeurs (dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e et epsilon). Conclusion: \u00ab Le saut de pr\u00e9cession d\u00e9fini par nous ne conduit pas \u00e0 un grand changement soudain dans l&#8217;obliquit\u00e9, mais au plus un l\u00e9ger redressement de la terre pour quelques minutes d&#8217;arc. G\u00e9n\u00e9ralement, epsilon a peu chang\u00e9 au fil des si\u00e8cles, ind\u00e9pendamment des changements dans la pr\u00e9cession. \u00bb (2016, p.288). Cette conclusion est fond\u00e9e sur des valeurs traditionnelles astronomiques et est conforme \u00e0 la situation actuelle (je me r\u00e9f\u00e8re au manuel de Julius Dick). Dans la \u00ab La Croix de l&#8217;Ann\u00e9e solaire \u00bb, je souligne ce r\u00e9sultat \u00e0 plusieurs reprises, et enfin, dans le chapitre \u00ab projet \u00bb (2016, p 444), une fois de plus. Dans la description du mod\u00e8le des sauts de pr\u00e9cession (2016, p.147), je dis express\u00e9ment: &#8220;La position que forme l&#8217;axe de la Terre avec son orbite, l&#8217;angle de l&#8217;\u00e9cliptique, ne change pas essentielleemt &#8211; sauf quelques fluctuations minimales qui doivent \u00eatre suppos\u00e9es &#8230;&#8221; La dur\u00e9e de l&#8217;ann\u00e9e tropicale a parfois brusquement diminu\u00e9 consid\u00e9rablement tandis qu&#8217;epsilon n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 affect\u00e9, mais a souffert approximativement du m\u00eame degr\u00e9 de r\u00e9duction usuel. Maintenant, je voudrais expliquer cette d\u00e9couverte un peu plus largement, car l&#8217;erreur suivante poursuit encore les m\u00e9thodes de datation des arch\u00e9o-astronomes: Parce que \u00ab dans les 6000 derni\u00e8res ann\u00e9es \u00bb (Wikip\u00e9dia) la diminution de l&#8217;obliquit\u00e9 de l&#8217;\u00e9cliptique est sans interruption, il est assez simple de d\u00e9terminer l&#8217;\u00e2ge d&#8217;un b\u00e2timent ou d&#8217;un texte astronomique si&#8217;l contient une indication de l&#8217;angle pr\u00e9cis d&#8217;epsilon (\u03b5) directement ou cach\u00e9: L&#8217;\u00e9quation de la variation d&#8217;epsilon actuelle est appliqu\u00e9e et avec elle on obtient la diff\u00e9rence de temps qui s&#8217;est \u00e9coul\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Partie 2 Le probl\u00e8me de la mesure, consid\u00e9r\u00e9 par l&#8217;exemple de la latitude g\u00e9ographique dans l&#8217;Antiquit\u00e9 Lorsqu&#8217;on consid\u00e8re les valeurs classiques de la latitude nord de nombreuses villes dans le monde habit\u00e9 (l&#8217;Oekoum\u00e8ne), mentionn\u00e9es par Ptol\u00e9m\u00e9e (Geografike \u00ab 140 apr\u00e8s JC. \u00bb) et ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, en particulier Strabon et Pline, et aussi Hipparque, il est \u00e0 noter que les donn\u00e9es sont de fiabilit\u00e9s variables. La grande majorit\u00e9 des valeurs a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e, et non medi\u00e9e sur place \u00e0 l&#8217;aide du soleil ou les \u00e9toiles, mais a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9 en fonction de la longueur du jour du solstice d&#8217;\u00e9t\u00e9 par rapport \u00e0 la nuit, et \u00e7a (pour la simplicit\u00e9) \u00e0 l&#8217;echelle d&#8217; intervalle de quart d&#8217;heure, donnant comme r\u00e9sultat des valeurs arrondies. Dans Ptol\u00e9m\u00e9e (Syntaxe), les valeurs de latitude apparaissent \u00e0 intervalle de 5 minutes d&#8217;arc. Les rares donn\u00e9es observ\u00e9es (voir note 1) sont en bon accord, mais toutes sont sup\u00e9rieures de 10 \u00e0 20 minutes d&#8217;arc. Il est conclu (Peschel 1877, p.43) que cela a \u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9r\u00e9 \u00e0 cause d&#8217;une erreur syst\u00e9matique en se r\u00e9f\u00e9rant au bord sup\u00e9rieur de l&#8217;ombre du gnomon, pas au centre du soleil, ce qui rend le r\u00e9sultat plus grand jusqu&#8217;\u00e0 16 minutes d&#8217;arc (voir Fig. 1). La r\u00e9fraction atmosph\u00e9rique peut renforcer ce r\u00e9sultat par une minute d&#8217;arc seulement, parce que l&#8217;angle est mesur\u00e9 lorsque le soleil est \u00e0 son point le plus haut, tandis que lorsqu&#8217;il est \u00e0 l&#8217;horizon, l&#8217;augmentation serait consid\u00e9rable en fonction de l&#8217;humidit\u00e9 ambiante. Fig. 1: Arpentage de latitude avec le Gnomon (selon Peschel p. 44) Contre l&#8217;accusation d&#8217;une erreur syst\u00e9matique de lecture caus\u00e9e par les astronomes de l&#8217;Antiquit\u00e9, qui est reconnue par tous les \u00e9rudits actuels de l&#8217;histoire de l&#8217;astronomie, je soul\u00e8ve une objection: ils ont intentionnellement mis un globe sur l&#8217;ob\u00e9lisque (le gnomon ) et ensuite surmont\u00e9 par une petite croix ou un pique pour que l&#8217;erreur de lecture puisse \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. Un regard \u00e0 travers un trou dans la pierre \u00e9vite la m\u00eame erreur. Les deux artifices sont connus depuis l&#8217;Antiquit\u00e9. Les valeurs &#8220;trop \u200b\u200b\u00e9lev\u00e9s&#8221; pour epsilon par les g\u00e9ographes anciens pourraient \u00eatre justifi\u00e9es. Au moins, cette affirmation reste juste: \u00c9ratosth\u00e8nes a mesur\u00e9 un plus grand angle d&#8217;epsilon quand, par les extrapolations actuelles, il doit avoir mesur\u00e9 moins: il a mesur\u00e9 23\u00b0 51&#8242; 20&#8243;. Pourquoi? Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, il existe trois modes (voir aussi note 2): 1) pourquoi \u00c9ratosth\u00e8ne \u00e9tait-il incapable? 2) \u00c9ratosth\u00e8ne ne pouvait pas avoir tort; a) parce que l&#8217;intervalle de temps \u00e9tait plus long que les indications historiques, ou b) que les projections actuelles de l&#8217;algorithme d&#8217;epsilon doivent \u00eatre fausses. On parle du d\u00e9placement de l&#8217;axe de la Terre, la r\u00e9duction d&#8217;epsilon, l&#8217;inclinaison de l&#8217;\u00e9quateur terrestre par rapport \u00e0 son orbite. Cette diminution d&#8217;epsilon est calcul\u00e9e au moyen d&#8217;une formule moderne en relation au temps, ce qui indique que les valeurs mesur\u00e9es par les astronomes antiques sont trop \u00e9lev\u00e9es. Si elles allaient \u00eatre justes? Ensuite, la diminution d&#8217;epsilon dans le pass\u00e9 serait arriv\u00e9 plus rapidement que nous supposons aujourd&#8217;hui. Il y a d\u00e9ja quelques ann\u00e9es, cette r\u00e9ponse me semblait \u00eatre la meilleure explication; cela n&#8217;a pas d&#8217;importance pour les sauts de pr\u00e9cession projet\u00e9s par moi, comme j&#8217;ai soulign\u00e9 en 2016: la tendance du changement de l&#8217;axe terrestre est trop faible pour impliquer des d\u00e9fauts notables des dates. En revanche, il est \u00e0 souligner: les valeurs de datations astronomiques des monuments m\u00e9galithiques produits par les arch\u00e9ologues, qui sont plus \u00e9lev\u00e9s que d&#8217;habitude par des mill\u00e9naires, semblent peu fiables en raison de l&#8217;inexactitude de ce calcul. Au moins, il faut prendre en consid\u00e9ration ce que Peschel a observ\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard. Partie 3 R\u00e9sultat L&#8217;algorithme de calcul de datation actuelle indique que la variation de l&#8217;\u00e9cliptique est cyclique sur une p\u00e9riode d&#8217;environ 40.000 ans qui reviendra \u00e0 une valeur similaire dans les 40. 000 ans. La courbe parabolique descendante ou ascendante prend environ 20.000 ans. Dans un graphique (selon Laskar 1986, voire note 3), refl\u00e9tant le r\u00e9sultat de l&#8217;extrapolation des donn\u00e9es de mesure actuelles et de l&#8217;influence calcul\u00e9e des plan\u00e8tes sur la base de la th\u00e9orie de la relativit\u00e9, on peut facilement juger que l&#8217;obliquit\u00e9 r\u00e9duit constamment au cours des 8.000 derni\u00e8res ann\u00e9es, et qui augmente auparavant. Vers 6.000 avant JC, epsilon \u00e9tait de 24\u00b0 12&#8242;. Le point le plus \u00e9lev\u00e9 a \u00e9t\u00e9 atteint vers 3.000 avant JC. avec 24\u00b0. Comme la courbe ne change pas brusquement mais de fa\u00e7on plut\u00f4t sinuso\u00efdale, l&#8217;augmentation et la diminution de ses points d&#8217;inflexion sont tr\u00e8s graduelles. Nous sommes maintenant au milieu de la courbe descendante, qui est presque rectiligne, de 4.000 avant aujourd&#8217;hui (BP) \u00e0 3.000 apr\u00e8s aujourd&#8217;hui. Il continuera \u00e0 diminuer pendant quelques milliers d&#8217;ann\u00e9es, jusqu&#8217;\u00e0 22\u00b0 30&#8242;, puis augmentera progressivement. Par hypoth\u00e8se classique, \u00c9ratosth\u00e8ne a prosp\u00e9r\u00e9 autour de 2.200 avant aujourd&#8217;hui. Selon l&#8217; \u00e9quation moderne, il devait mesurer pour epsilon un valeur autour de 23\u00b0 43&#8242;, soit environ 8&#8242; de moins que la mesure qu&#8217;il avait obtenue (23\u00b0 51&#8242; 20&#8243;). S&#8217;il y avait une lacune dans le temps historique (notre th\u00e9orie), sa date nous approche: en r\u00e9duisant un mill\u00e9naire, \u00c9ratosth\u00e8nes devait mesurer 23\u00b0 36&#8242;, soit 15&#8242; de moins (un quart de degr\u00e9). Vraisemblablement, les sauts de pr\u00e9cession auront caus\u00e9 de tr\u00e8s petits changements par epsilon, mais attention: petits. Les saisons auront chang\u00e9 en r\u00e9duisant l&#8217;\u00e9cliptique pendant quelques minutes d&#8217;arc, \u00e9tant donn\u00e9 que la diff\u00e9rence entre 24\u00b0 5&#8242; (note 4) et 23\u00b0 50&#8242; importent 15 minutes d&#8217;arc, qui correspond \u00e0 la diff\u00e9rence calcul\u00e9e actuellement entre aujourd&#8217;hui et l&#8217;Empire romain. Des sauts de pr\u00e9cession et des ph\u00e9nom\u00e8nes similaires sur d&#8217;autres plan\u00e8tes qui influencent epsilon peuvent expliquer les r\u00e9sultats de mesures d&#8217;\u00c9ratosth\u00e8ne. La nature saute, et l&#8217;\u00e9cliptique \u00e9galement dans une tr\u00e8s petite mesure, pas significatif pour nous. La question \u00e9tait: les extrapolations de la situation actuelle sont-elles fausses, car elles n\u00e9cessitent une r\u00e9gularit\u00e9 excessive des mouvements de la Terre (et du syst\u00e8me solaire en g\u00e9n\u00e9ral)? ou sont-ils invalides parce que le moment historique n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e correctement, de sorte que les dates projet\u00e9es sont correctes dans une autre \u00e9chelle chronologique? Pour transf\u00e9rer \u00c9ratosth\u00e8ne conform\u00e9ment aux valeurs extrapol\u00e9es, il aurait d\u00fb vivre ant\u00e9rieurement, beaucoup plus longtemps qu&#8217;accept\u00e9. Une r\u00e9duction du pass\u00e9 (notre th\u00e8se) aboutirait \u00e0 ce que le moment attribu\u00e9 \u00e0 Eratosth\u00e8ne soit projet\u00e9 dans un pass\u00e9 tr\u00e8s lointain. Cela changerait d\u00e9finitivement notre vision de l&#8217;histoire. Si nous ne l&#8217;acceptons pas, la faute n&#8217;est pas l&#8217;\u00e9chelle du temps historique (la chronologie traditionnelle), mais l&#8217;adoption d&#8217;un mouvement continu des corps c\u00e9lestes. M\u00eame dans la vie de Copernic (c&#8217;est-\u00e0-dire 500 BP), la graphique de Laskar d\u00e9vie l\u00e9g\u00e8rement (elle est plus raide). Copernic m\u00e9diait epsilon de 23\u00b0 28&#8242;, alors que le sch\u00e9ma Laskar obtien 23\u00b0 30&#8242; 20&#8243; indiquant 2&#8242; plus. Laskar n&#8217;est pas perturb\u00e9 par les documents historiques, alors que je suive Copernic (2016, p. 205). Qui ne prend pas en compte les changements chaotiques historiquement connus (sauts, etc.) et observ\u00e9s dans le cosmos, poursuit une image purement th\u00e9orique du pass\u00e9, sans aucune pr\u00e9tention de la r\u00e9alit\u00e9. Bibliographie Dick, Julius (1965): Grundtatsachen der sph\u00e4rischen Astronomie (Leipzig) M\u017eik, Hans von (1938): Theorie und Grundlagen der darstellenden Erdkunde (Geografike des Ptolemaios) avec collaboration de Friedrich Hopfner (Gerold, Vienne) Peschel, O. (1877): Geschichte der Erdkunde, 2.ed. (M\u00fcnchen) Ptolem\u00e9e, Sintaxis &#8211; Manitius, Karl (1912-13): Des Claudius Ptolem\u00e4us Handbuch der Astronomie (Teubner, Leipzig, 2 vol., trad. du grecque a l&#8217;alemande, reprint 1963) Vitruv (1908): Diez livres sur l&#8217;arquitecture, trad. alemande par Dr. Franz Reber (Berlin; Wiesbaden 2004) Notes 1) Peschel 1877, p. 45: \u00c9ratosth\u00e8nes (dans Strabon) mentionne pour Alexandrie 30\u00b0 58&#8242; (au lieu de: 31\u00b0 11&#8242;) \u2013 13&#8242; plus haut Hipparque a pour Rodos 60: 43 5\/6 =&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[14],"tags":[],"class_list":["post-3234","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-astronomie"],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3234","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3234"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3234\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3239,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3234\/revisions\/3239"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3234"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3234"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3234"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}