{"id":3259,"date":"2002-06-30T00:00:59","date_gmt":"2002-06-29T22:00:59","guid":{"rendered":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/?p=3259"},"modified":"2024-02-24T07:03:01","modified_gmt":"2024-02-24T06:03:01","slug":"3259","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/2002\/06\/30\/3259\/","title":{"rendered":"Un mur de protection contre les sauriens"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\">Publi\u00e9 en Bipedia No. 21, p. 42-45 (Nice 2003)<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>1<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Quand les arch\u00e9ologues trouvent des bifaces ou des silex taill\u00e9s qui ont une taille telle qu&#8217;un homme actuel a d\u00e9j\u00e0 bien du mal \u00e0 les tenir entre les mains &#8211; sans parler de s&#8217;en servir &#8211; on comprend qu&#8217;il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas les exposer dans les vitrines d&#8217;un mus\u00e9e. Les enfants pourraient poser de pertinentes questions.<br \/>\nQuand on trouve des ossements humains de dimension gigantesque, on pr\u00e9f\u00e8re dire qu&#8217;ils proviennent d&#8217;aurochs ou de tr\u00e8s grands cerfs, autrement on se pourrait se demander si les contes n&#8217;ont pas raison finalement, pour ne pas dire la Bible, c&#8217;est \u00e9pouvantable!<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">De surcro\u00eet, il y eut ce livre scandaleux des Am\u00e9ricains Cremo et Thompson &#8220;Forbidden Archeology&#8221; (San Diego, 1993). Dans la version allemande &#8220;Verbotene Arch\u00e4ologie&#8221;, il manque d&#8217;ailleurs le chapitre de fin. Sans doute n&#8217;a-t-on pas souhait\u00e9 le pr\u00e9senter au public allemand. Ce chapitre apportait des \u00e9l\u00e9ments cons\u00e9quents sur la possible existence de l&#8217;homme au Tertiaire, voire au Cr\u00e9tac\u00e9, sur les Sauriens qui ont \u00e9t\u00e9 son ennemi acharn\u00e9, ou bien ses animaux de compagnie. C&#8217;\u00e9tait sans doute trop pour \u00eatre publi\u00e9 chez nous. Il fallait donc lire l&#8217;original pour r\u00e9aliser que les r\u00e9flexions du g\u00e9ologue Edgar Dacqu\u00e9 et de l&#8217;ing\u00e9nieur Hanns H\u00f6rbiger, et des gens qui ont suivi, n&#8217;\u00e9taient pas pure invention. Comme cela fait des dizaines d&#8217;ann\u00e9es que je fais r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces deux pionniers et que j&#8217;adopte un point de vue similaire, je m&#8217;en r\u00e9jouis, bien s\u00fbr.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Il n&#8217;est pas facile de chambouler toute une vision du monde. C&#8217;est une question d&#8217;appr\u00e9ciation: celui qui a appris \u00e0 lire les contes et l\u00e9gendes, trouvera tout \u00e0 fait normal qu&#8217;homme et sauriens ont v\u00e9cu au m\u00eame moment; celui qui ne jure que par Darwin et Haeckel, ricanera de ces na\u00effs: pour lui, 60 \u00e0 100 millions d&#8217;ann\u00e9es (sic!) se sont \u00e9coul\u00e9s depuis.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>2<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le clo\u00eetre du Mont Ste-Odile se trouve en Alsace tout en haut d&#8217;une montagne recouverte de grandes for\u00eats. Il y a un mur d&#8217;enceinte qui englobe ce sommet ainsi que trois promontoires voisins; il est constitu\u00e9 d&#8217;\u00e9normes blocs de pierre dispos\u00e9s assez r\u00e9guli\u00e8rement. Ce mur s&#8217;\u00e9tend sur une dizaine de kilom\u00e8tres, souvent au-dessus de falaises, ou bien coupant droit \u00e0 travers la montagne. Il y a des ouvertures assez larges pour faire passer des charrettes. Pour d\u00e9placer ces blocs, ce fut un travail colossal, qui n&#8217;a pu \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 que par une \u00e9quipe de travailleurs entra\u00een\u00e9s dans le maniement des poutres de levage et des poulies. A certains endroits, le mur est encore haut de 3 \u00e0 4 m\u00e8tres. Sa longueur avoisine les 10 km &#8211; quelques g\u00e9n\u00e9rations d&#8217;ouvriers ont d\u00fb y travailler. Mais dans quel but, au juste?<br \/>\nUne &#8220;horde de Huns&#8221; envahissants a peut-\u00eatre pu avoir quelques probl\u00e8mes ponctuels avec ce mur d&#8217;enceinte, car les chevaux ne pouvaient pas passer au-dessus. Les lourds portails en bois \u00e9taient ferm\u00e9s, mais avec des fl\u00e8ches incendiaires, il \u00e9tait possible de tout r\u00e9duire en cendres, \u00e9galement les broussailles environnantes. Alors une simple rampe permettait d&#8217;acc\u00e9der au fa\u00eete du mur. A l&#8217;int\u00e9rieur de la forteresse, il aurait fallu disposer partout des d\u00e9fenseurs, jour et nuit, sinon le mur ne pouvait pas remplir son r\u00f4le. Pour d\u00e9fendre ces quelques kilom\u00e8tres de muraille, une arm\u00e9e de plusieurs milliers de combattants \u00e9tait n\u00e9cessaire. Il fallait que les paysans, qui ne disposaient gu\u00e8re que de quelques parcelles de terre en contre-haut, puissent aussi nourrir tous ces soldats. C&#8217;est pourquoi je commen\u00e7ai \u00e0 douter de l&#8217;efficacit\u00e9 r\u00e9elle d&#8217;un tel rempart de pierres.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Je me mis \u00e0 examiner attentivement le mur. Par endroits, il se composait de deux rang\u00e9es de pierres, celles qui \u00e9taient dirig\u00e9es vers l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;enceinte pr\u00e9sentaient une solidit\u00e9 remarquable. Chaque bloc \u00e9tait si lourd que m\u00eame six hommes ne seraient pas arriv\u00e9s \u00e0 le soulever. S&#8217;il s&#8217;\u00e9tait agi d&#8217;une cl\u00f4ture pour b\u00e9tail ou d&#8217;un rempart contre d&#8217;\u00e9ventuels assaillants, une simple palissade aurait suffi. C&#8217;est ce qu&#8217;ont montr\u00e9 les colons du Far West am\u00e9ricain. Alors pourquoi ce titanesque travail ?<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">En tout cas, les constructeurs avaient bien travaill\u00e9. Toutes les pierres \u00e9taient imbriqu\u00e9es les unes dans les autres \u00e0 l&#8217;aide de crochets en queue d&#8217;hirondelle standardis\u00e9s, presque tous de la m\u00eame taille. Ils devaient \u00eatre en m\u00e9tal, car la pierre est tr\u00e8s cassante (elle se brise facilement), et des tenons en bois gonflent, puis font \u00e9clater la pierre. Il fallait un m\u00e9tal qui supporte l&#8217;\u00e9tirement, demeure flexible, mais ne rompt pas quand la tension augmente. Donc du bronze ne convient pas, encore moins du cuivre ou du laiton. Seul le fer, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;acier, r\u00e9pond \u00e0 ces exigences. En plus, ce devait \u00eatre un m\u00e9tal d&#8217;usage courant et bon march\u00e9. Il aurait fallu faire marcher une usine -m\u00eame moderne- pendant des ann\u00e9es pour produire les tonnes de m\u00e9tal n\u00e9cessaires \u00e0 ce rempart long de plusieurs kilom\u00e8tres.<br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-3266\" src=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2002\/06\/Odilienberg-Klammern.jpg\" alt=\"\" width=\"874\" height=\"591\" srcset=\"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2002\/06\/Odilienberg-Klammern.jpg 874w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2002\/06\/Odilienberg-Klammern-300x203.jpg 300w, https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2002\/06\/Odilienberg-Klammern-768x519.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 874px) 100vw, 874px\" \/>La muraille devenait de plus en plus myst\u00e9rieuse, son dessein de plus en plus imp\u00e9n\u00e9trable\u2026 D\u00e9pense de force et rapport d&#8217;utilit\u00e9 n&#8217;\u00e9taient pas en proportion de ce que nous avions l&#8217;habitude de voir. Pourquoi s&#8217;\u00eatre donn\u00e9 tout ce mal, alors qu&#8217;apparemment la muraille ne permettait pas de se d\u00e9fendre contre une arm\u00e9e ennemie? Est-ce que les crochets de m\u00e9tal \u00e9taient destin\u00e9s \u00e0 prot\u00e9ger la muraille d&#8217;un tremblement de terre? Mais dans ce cas, ils n&#8217;\u00e9taient pas assez r\u00e9sistants. Ou bien, l&#8217;ennemi avait-il \u00e0 sa disposition des b\u00e9liers et autres catapultes susceptibles de porter pr\u00e9judice au mur? Mais alors que d&#8217;efforts pour les monter \u00e0 flanc de montagne. Pour quelle raison? Qui pouvait vivre aussi haut? De paisibles paysans qui ne poss\u00e9daient pas de grands biens.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>3<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">L&#8217;homme qui me montrait le mur s&#8217;\u00e9cria soudain: &#8220;I hab&#8217;s. Saur\u00eer war&#8217;n&#8217;s !&#8221; [&#8220;J&#8217;y suis; c&#8217;\u00e9taient les Sauriens !&#8221;]. Cela sautait aux yeux. Les Sauriens avan\u00e7aient en grandes troupes, voyaient devant eux un mur qui \u00e9tait trop haut \u00e0 escalader, alors ils essayaient d&#8217;arracher les pierres. Mais celles-ci \u00e9taient attach\u00e9es par les crochets. Alors, apr\u00e8s quelques acc\u00e8s de col\u00e8re, les Sauriens n&#8217;avaient plus qu&#8217;\u00e0 s&#8217;en retourner dans la plaine. Cette vall\u00e9e du Rhin, qui \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, rappelons-le, \u00e9tait une magnifique r\u00e9gion de mar\u00e9cages.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La muraille fonctionnait de fa\u00e7on automatique; elle r\u00e9sistait sans l&#8217;aide de d\u00e9fenseurs. Une fois \u00e9rig\u00e9e, elle tenait ferme, jour et nuit, durant de longs si\u00e8cles\u2026 Et ce genre d&#8217;enceinte \u00e9tait sans doute la seule \u00e0 assurer la protection contre l&#8217;ennemi h\u00e9r\u00e9ditaire. Une explication pleine de bon sens? Je pense que oui. Qui a une meilleure id\u00e9e?<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La d\u00e9finition la plus simple du fait scientifique est que toute th\u00e9orie que l&#8217;on peut contredire est scientifique. Donc, si l&#8217;on peut r\u00e9futer la th\u00e8se: &#8220;Le mur des pa\u00efens du Mont Sainte-Odile servait \u00e0 repousser les attaques des Sauriens&#8221;, ou au contraire si on la d\u00e9montre, c&#8217;est que la th\u00e9orie est scientifique.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">R\u00e9futer veut dire: prouver de fa\u00e7on incontestable que Sauriens et Humains n&#8217;ont jamais v\u00e9cu au m\u00eame moment. D\u00e9montrer veut dire: des squelettes de Sauriens reposent au pied de la muraille, ils ont jadis p\u00e9ri dans leurs infructueuses tentatives de la franchir.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">C&#8217;est l&#8217;\u00e9vidence m\u00eame qu&#8217;aucune preuve, ni dans un sens, ni dans l&#8217;autre, n&#8217;a pu \u00eatre apport\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Toutefois je consid\u00e8re mes surprenantes propositions &#8211; qui n&#8217;ont encore jamais \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es &#8211; comme plausibles et bonnes \u00e0 examiner, m\u00eame s&#8217;il nous faut user jusqu&#8217;\u00e0 la corde notre facult\u00e9 de tol\u00e9rance, et que l&#8217;ouverture d&#8217;esprit n\u00e9cessaire n&#8217;est pas courante.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Cela comporte des risques: des erreurs peuvent se glisser. Mais faut-il alors refuser tout ce qui sort de l&#8217;ordinaire? Rester dans l&#8217;orthodoxie acad\u00e9mique \u00e9vite tous ces travers. Il faut \u00eatre en dehors de tout cela pour penser autrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Voyez aussi le livre allemand<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>Meier<\/strong>, Gert; <strong>Topper<\/strong>, Uwe und <strong>Zschweigert<\/strong>, Hermann (2003): Das Geheimnis des Elsa\u00df. Was geschah damals am Odilienberg? (T\u00fcbingen)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Publi\u00e9 en Bipedia No. 21, p. 42-45 (Nice 2003) 1 Quand les arch\u00e9ologues trouvent des bifaces ou des silex taill\u00e9s qui ont une taille telle qu&#8217;un homme actuel a d\u00e9j\u00e0 bien du mal \u00e0 les tenir entre les mains &#8211; sans parler de s&#8217;en servir &#8211; on comprend qu&#8217;il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas les exposer dans les vitrines d&#8217;un mus\u00e9e. Les enfants pourraient poser de pertinentes questions. Quand on trouve des ossements humains de dimension gigantesque, on pr\u00e9f\u00e8re dire qu&#8217;ils proviennent d&#8217;aurochs ou de tr\u00e8s grands cerfs, autrement on se pourrait se demander si les contes n&#8217;ont pas raison finalement, pour ne pas dire la Bible, c&#8217;est \u00e9pouvantable! De surcro\u00eet, il y eut ce livre scandaleux des Am\u00e9ricains Cremo et Thompson &#8220;Forbidden Archeology&#8221; (San Diego, 1993). Dans la version allemande &#8220;Verbotene Arch\u00e4ologie&#8221;, il manque d&#8217;ailleurs le chapitre de fin. Sans doute n&#8217;a-t-on pas souhait\u00e9 le pr\u00e9senter au public allemand. Ce chapitre apportait des \u00e9l\u00e9ments cons\u00e9quents sur la possible existence de l&#8217;homme au Tertiaire, voire au Cr\u00e9tac\u00e9, sur les Sauriens qui ont \u00e9t\u00e9 son ennemi acharn\u00e9, ou bien ses animaux de compagnie. C&#8217;\u00e9tait sans doute trop pour \u00eatre publi\u00e9 chez nous. Il fallait donc lire l&#8217;original pour r\u00e9aliser que les r\u00e9flexions du g\u00e9ologue Edgar Dacqu\u00e9 et de l&#8217;ing\u00e9nieur Hanns H\u00f6rbiger, et des gens qui ont suivi, n&#8217;\u00e9taient pas pure invention. Comme cela fait des dizaines d&#8217;ann\u00e9es que je fais r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces deux pionniers et que j&#8217;adopte un point de vue similaire, je m&#8217;en r\u00e9jouis, bien s\u00fbr. Il n&#8217;est pas facile de chambouler toute une vision du monde. C&#8217;est une question d&#8217;appr\u00e9ciation: celui qui a appris \u00e0 lire les contes et l\u00e9gendes, trouvera tout \u00e0 fait normal qu&#8217;homme et sauriens ont v\u00e9cu au m\u00eame moment; celui qui ne jure que par Darwin et Haeckel, ricanera de ces na\u00effs: pour lui, 60 \u00e0 100 millions d&#8217;ann\u00e9es (sic!) se sont \u00e9coul\u00e9s depuis. 2 Le clo\u00eetre du Mont Ste-Odile se trouve en Alsace tout en haut d&#8217;une montagne recouverte de grandes for\u00eats. Il y a un mur d&#8217;enceinte qui englobe ce sommet ainsi que trois promontoires voisins; il est constitu\u00e9 d&#8217;\u00e9normes blocs de pierre dispos\u00e9s assez r\u00e9guli\u00e8rement. Ce mur s&#8217;\u00e9tend sur une dizaine de kilom\u00e8tres, souvent au-dessus de falaises, ou bien coupant droit \u00e0 travers la montagne. Il y a des ouvertures assez larges pour faire passer des charrettes. Pour d\u00e9placer ces blocs, ce fut un travail colossal, qui n&#8217;a pu \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 que par une \u00e9quipe de travailleurs entra\u00een\u00e9s dans le maniement des poutres de levage et des poulies. A certains endroits, le mur est encore haut de 3 \u00e0 4 m\u00e8tres. Sa longueur avoisine les 10 km &#8211; quelques g\u00e9n\u00e9rations d&#8217;ouvriers ont d\u00fb y travailler. Mais dans quel but, au juste? Une &#8220;horde de Huns&#8221; envahissants a peut-\u00eatre pu avoir quelques probl\u00e8mes ponctuels avec ce mur d&#8217;enceinte, car les chevaux ne pouvaient pas passer au-dessus. Les lourds portails en bois \u00e9taient ferm\u00e9s, mais avec des fl\u00e8ches incendiaires, il \u00e9tait possible de tout r\u00e9duire en cendres, \u00e9galement les broussailles environnantes. Alors une simple rampe permettait d&#8217;acc\u00e9der au fa\u00eete du mur. A l&#8217;int\u00e9rieur de la forteresse, il aurait fallu disposer partout des d\u00e9fenseurs, jour et nuit, sinon le mur ne pouvait pas remplir son r\u00f4le. Pour d\u00e9fendre ces quelques kilom\u00e8tres de muraille, une arm\u00e9e de plusieurs milliers de combattants \u00e9tait n\u00e9cessaire. Il fallait que les paysans, qui ne disposaient gu\u00e8re que de quelques parcelles de terre en contre-haut, puissent aussi nourrir tous ces soldats. C&#8217;est pourquoi je commen\u00e7ai \u00e0 douter de l&#8217;efficacit\u00e9 r\u00e9elle d&#8217;un tel rempart de pierres. Je me mis \u00e0 examiner attentivement le mur. Par endroits, il se composait de deux rang\u00e9es de pierres, celles qui \u00e9taient dirig\u00e9es vers l&#8217;int\u00e9rieur de l&#8217;enceinte pr\u00e9sentaient une solidit\u00e9 remarquable. Chaque bloc \u00e9tait si lourd que m\u00eame six hommes ne seraient pas arriv\u00e9s \u00e0 le soulever. S&#8217;il s&#8217;\u00e9tait agi d&#8217;une cl\u00f4ture pour b\u00e9tail ou d&#8217;un rempart contre d&#8217;\u00e9ventuels assaillants, une simple palissade aurait suffi. C&#8217;est ce qu&#8217;ont montr\u00e9 les colons du Far West am\u00e9ricain. Alors pourquoi ce titanesque travail ? En tout cas, les constructeurs avaient bien travaill\u00e9. Toutes les pierres \u00e9taient imbriqu\u00e9es les unes dans les autres \u00e0 l&#8217;aide de crochets en queue d&#8217;hirondelle standardis\u00e9s, presque tous de la m\u00eame taille. Ils devaient \u00eatre en m\u00e9tal, car la pierre est tr\u00e8s cassante (elle se brise facilement), et des tenons en bois gonflent, puis font \u00e9clater la pierre. Il fallait un m\u00e9tal qui supporte l&#8217;\u00e9tirement, demeure flexible, mais ne rompt pas quand la tension augmente. Donc du bronze ne convient pas, encore moins du cuivre ou du laiton. Seul le fer, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;acier, r\u00e9pond \u00e0 ces exigences. En plus, ce devait \u00eatre un m\u00e9tal d&#8217;usage courant et bon march\u00e9. Il aurait fallu faire marcher une usine -m\u00eame moderne- pendant des ann\u00e9es pour produire les tonnes de m\u00e9tal n\u00e9cessaires \u00e0 ce rempart long de plusieurs kilom\u00e8tres. La muraille devenait de plus en plus myst\u00e9rieuse, son dessein de plus en plus imp\u00e9n\u00e9trable\u2026 D\u00e9pense de force et rapport d&#8217;utilit\u00e9 n&#8217;\u00e9taient pas en proportion de ce que nous avions l&#8217;habitude de voir. Pourquoi s&#8217;\u00eatre donn\u00e9 tout ce mal, alors qu&#8217;apparemment la muraille ne permettait pas de se d\u00e9fendre contre une arm\u00e9e ennemie? Est-ce que les crochets de m\u00e9tal \u00e9taient destin\u00e9s \u00e0 prot\u00e9ger la muraille d&#8217;un tremblement de terre? Mais dans ce cas, ils n&#8217;\u00e9taient pas assez r\u00e9sistants. Ou bien, l&#8217;ennemi avait-il \u00e0 sa disposition des b\u00e9liers et autres catapultes susceptibles de porter pr\u00e9judice au mur? Mais alors que d&#8217;efforts pour les monter \u00e0 flanc de montagne. Pour quelle raison? Qui pouvait vivre aussi haut? De paisibles paysans qui ne poss\u00e9daient pas de grands biens. 3 L&#8217;homme qui me montrait le mur s&#8217;\u00e9cria soudain: &#8220;I hab&#8217;s. Saur\u00eer war&#8217;n&#8217;s !&#8221; [&#8220;J&#8217;y suis; c&#8217;\u00e9taient les Sauriens !&#8221;]. Cela sautait aux yeux. Les Sauriens avan\u00e7aient en grandes troupes, voyaient devant eux un mur qui \u00e9tait trop haut \u00e0 escalader, alors ils essayaient d&#8217;arracher les pierres. Mais celles-ci \u00e9taient attach\u00e9es par les crochets. Alors, apr\u00e8s quelques acc\u00e8s de col\u00e8re, les Sauriens n&#8217;avaient plus qu&#8217;\u00e0 s&#8217;en retourner dans la plaine. Cette vall\u00e9e du Rhin, qui \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, rappelons-le, \u00e9tait une magnifique r\u00e9gion de mar\u00e9cages. La muraille fonctionnait de fa\u00e7on automatique; elle r\u00e9sistait sans l&#8217;aide de d\u00e9fenseurs. Une fois \u00e9rig\u00e9e, elle tenait ferme, jour et nuit, durant de longs si\u00e8cles\u2026 Et ce genre d&#8217;enceinte \u00e9tait sans doute la seule \u00e0 assurer la protection contre l&#8217;ennemi h\u00e9r\u00e9ditaire. Une explication pleine de bon sens? Je pense que oui. Qui a une meilleure id\u00e9e? La d\u00e9finition la plus simple du fait scientifique est que toute th\u00e9orie que l&#8217;on peut contredire est scientifique. Donc, si l&#8217;on peut r\u00e9futer la th\u00e8se: &#8220;Le mur des pa\u00efens du Mont Sainte-Odile servait \u00e0 repousser les attaques des Sauriens&#8221;, ou au contraire si on la d\u00e9montre, c&#8217;est que la th\u00e9orie est scientifique. R\u00e9futer veut dire: prouver de fa\u00e7on incontestable que Sauriens et Humains n&#8217;ont jamais v\u00e9cu au m\u00eame moment. D\u00e9montrer veut dire: des squelettes de Sauriens reposent au pied de la muraille, ils ont jadis p\u00e9ri dans leurs infructueuses tentatives de la franchir. C&#8217;est l&#8217;\u00e9vidence m\u00eame qu&#8217;aucune preuve, ni dans un sens, ni dans l&#8217;autre, n&#8217;a pu \u00eatre apport\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent. Toutefois je consid\u00e8re mes surprenantes propositions &#8211; qui n&#8217;ont encore jamais \u00e9t\u00e9 formul\u00e9es &#8211; comme plausibles et bonnes \u00e0 examiner, m\u00eame s&#8217;il nous faut user jusqu&#8217;\u00e0 la corde notre facult\u00e9 de tol\u00e9rance, et que l&#8217;ouverture d&#8217;esprit n\u00e9cessaire n&#8217;est pas courante. Cela comporte des risques: des erreurs peuvent se glisser. Mais faut-il alors refuser tout ce qui sort de l&#8217;ordinaire? Rester dans l&#8217;orthodoxie acad\u00e9mique \u00e9vite tous ces travers. Il faut \u00eatre en dehors de tout cela pour penser autrement. Voyez aussi le livre allemand Meier, Gert; Topper, Uwe und Zschweigert, Hermann (2003): Das Geheimnis des Elsa\u00df. Was geschah damals am Odilienberg? (T\u00fcbingen)<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":3262,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[30,18],"tags":[42,41,40],"class_list":["post-3259","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archeologie","category-protohistoire","tag-megalithique","tag-pierres-gigantesques","tag-sauriens"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2002\/06\/Odilienmauer.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3259","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3259"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3259\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3475,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3259\/revisions\/3475"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3262"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3259"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3259"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/chronologiekritik.de\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3259"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}